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La police néerlandaise teste des aigles pour capturer des drones

Un drone armé américain "Predator"

Confrontée à l'usage croissant de drones au dessus de zones leur étant interdites, telles que les aéroports ou rassemblements publics, la police néerlandaise s'est tournée vers une méthode de chasse millénaire pour attraper au vol ces objets volants indésirables : des aigles.

Dans le cadre d'une série de tests visant à déterminer quelle est la meilleure manière d'intercepter les drones, la société spécialisée Guard from Above a en effet dressé plusieurs aigles pour le compte de la police.

"C'est une solution low-tech pour un problème high-tech", a ironisé Dennis Janus, un porte-parole de la police néerlandaise. "On se sert de l'instinct de chasse millénaire des oiseaux de proie pour intercepter et neutraliser les drones".

Une vidéo des tests publiée par la police montre un aigle se jeter en plein vol sur un drone, pour l'agripper fermement et ensuite aller se poser quelques mètres plus loin, sa proie motorisée entre les serres.

Comme ailleurs dans le monde, l'usage des drones connaît une croissance exponentielle aux Pays-Bas.

"Mais on ne peut pas voler n'importe où avec des drones, et ce pour des raisons évidentes de sécurité", souligne M. Janus, évoquant notamment les aéroports ou des rassemblements publics.

"Si un drone tombe sur une foule, ça peut tuer quelqu'un", assure-t-il.

La police néerlandaise est dès lors en train de tester plusieurs solutions afin d'être en mesure de capturer des drones volant là où il ne sont pas autorisés à le faire.

En plus des oiseaux de proie, la police teste un système permettant de prendre le contrôle d'un drone en le "piratant" à distance ainsi qu'un filet transporté par un autre drone.

La police espère déterminer d'ici à la fin de l'année si les oiseaux de proie peuvent être utilisés et répondre à plusieurs questions, dont celle de savoir comment ces volatiles réagiraient face à une foule.

Avec AFP.

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Une jihadiste fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion en France

Esquisse d'Inès Madani devant le tribunal correctionnel de Paris lors de son procès pour préparation d'actes de terrorisme le 11 avril 2019.

Inès Madani a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de la cathédrale Notre-Dame à Paris en 2016.

Cette jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice à huit ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité. La cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels et non de jurés, a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

"C'est une décision qui s'adresse à l'opinion et qui ne tient compte ni de la réalité des faits, ni de la jeunesse de l'accusée", a déclaré son avocat Laurent Pasquet-Marinacce.

Les parties ont dix jours pour interjeter appel mais bénéficient d'un délai supplémentaire de cinq jours si l'une d'elles fait appel. Les autres accusées ont donc jusqu'à mardi prochain pour se décider.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le "visage du jihad au féminin".

Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe État Islamique et inspirateur en 2016 de l'assassinat d'un policier et de son épouse à Magnanville, en région parisienne.

Inès Madani et Ornella Gilligmann (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame de Paris, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès Madani s'était retranchée dans l'appartement d'Amel Sakaou (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah Hervouët (condamnée à 20 ans de réclusion), originaire du sud de la France.

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah Hervouët avait porté un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI (sécurité intérieure). Inès Madani avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

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