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La nomination d'un procureur général proche de Zuma annulée en Afrique du Sud

Le président sud-africain Jacob Zuma lors du dernier sommet UE-UA, à Abidjan, Côte d’Ivoire, 29 novembre 2017. (Twitter/Ministère des Affaires étrangères du Maroc).

Un tribunal sud-africain a invalidé vendredi la nomination du très controversé procureur général du pays Shaun Abrahams, considéré comme un proche du président Jacob Zuma, et interdit au chef de l'Etat de nommer son successeur.

Cette décision intervient alors que M. Abrahams est censé se prononcer rapidement sur la suite judiciaire à donner à de graves accusations de corruption pendantes contre M. Zuma, dans le cadre d'un vieux contrat d'armement.

Saisie par le précédent procureur général, Mxolisi Nxasana, la Haute-cour de Pretoria a jugé vendredi "illégales" les conditions de son départ et annulé la nomination de son successeur.

"La nomination de Shaun Abrahams en tant que directeur national du parquet est déclarée nulle et non avenue", a déclaré le juge Dunstan Mlambo en lisant sa décision.

M. Nxasana avait accepté de quitter ses fonctions en 2015 en échange d'une enveloppe de 17,3 millions de rands (un peu plus d'un million d'euros).

Le tribunal n'a pas réinstallé M. Nxasana dans ses fonctions et il a interdit à Jacob Zuma, dont c'est pourtant une des prérogatives de président, de procéder à la nomination d'un nouveau procureur général en raison d'un "conflit d'intérêt".

Il a ordonné au vice-président Cyril Ramaphosa de procéder à cette nomination dans les soixante jours.

Le 13 octobre dernier, la Cour suprême d'appel sud-africaine avait autorisé la reprise des poursuites engagées puis annulées contre Jacob Zuma, accusé d'avoir touché, alors qu'il était vice-président, des pots-de-vin pour un contrat d'armement signé en 1999.

Le procureur général Shaun Abrahams était censé donner ces jours-ci ses instructions, très attendues, dans ce dossier.

Nommé en 2015 par Jacob Zuma, M. Abrahams est régulièrement accusé par l'opposition de servir la cause du chef de l'Etat.

L'an dernier, il avait notamment lancé des poursuites, finalement annulées, contre l'ex-ministre des Finances Pravin Gordhan, qui a depuis été limogé pour s'être opposé à M. Zuma.

Ce rebondissement intervient à une semaine de l'ouverture de la conférence où le Congrès national africain (ANC) doit élire le successeur de Jacob Zuma à sa tête.

M. Ramaphosa, qui s'oppose ouvertement au chef de l'Etat, est l'un des favoris de cette course à la succession face à l'ancienne patronne de l'Union africaine (UA) et ex-épouse de M. Zuma, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a le soutien de son mari.

Avec AFP

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Guinée: Condé laisse une nouvelle fois planer le doute sur une candidature

Alpha Condé lors d'une réunion à Bruxelles, le 7 octobre 2017

Le président de la Guinée Alpha Condé, en visite officielle à Abidjan, a une nouvelle fois laissé planer le doute sur une modification de la Constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat en 2020.

"Il y a un débat en Guinée. Moi j'observe (...), ce qui est évident c'est que le peuple guinéen est un peuple souverain, (...) qu'on ne peut pas empêcher le peuple de s'exprimer s'il le souhaite", a-t-il répondu à la presse qui l'a interrogé sur le sujet.

Il a aussi fait valoir qu'il n'avait "de comptes à rendre qu'au peuple de Guinée et éventuellement au peuple africain, mais pas à l'extérieur". "Je fais ce qui sera la volonté du peuple de Guinée. Pour le moment (...) je laisse le débat se dérouler dans le pays", a-t-il ajouté.

Les principaux partis d'opposition guinéens, ainsi que des associations de la société civile et des syndicats, ont annoncé début avril la création d'une coalition pour empêcher Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Ancien opposant historique et premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d'Afrique de l'Ouest régie jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires, Alpha Condé, dont le deuxième mandat constitutionnel s'achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats sur le continent.

M. Condé, 81 ans, n'a jusqu'à présent pas annoncé de modification de la Constitution afin de pouvoir se représenter en 2020, mais plusieurs de ses déclarations récentes ont été interprétées en ce sens. "Personne en Guinée ne m'empêchera d'aller devant le peuple pour lui demander ce qu'il veut et faire la volonté du peuple", avait-il dit le 24 mars devant les militants de son parti.

En janvier, la présidence avait publié des propos de l'ambassadeur de Russie, suggérant d'amender la Constitution pour permettre au chef de l'Etat de briguer un troisième mandat, au grand dam de l'opposition et de la société civile.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, 77 ans, dont le deuxième mandat se termine également en 2020, entretient lui aussi le mystère quant à une éventuelle candidature. Il estime avoir le droit de se représenter en raison d'un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l'opposition.

Avec AFP

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