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La NBA à Dakar pour faire éclore des talents féminins africains


Des basketteuses sélectionnées dans 8 pays africains, au premier camp d'entraînement féminin de la NBA en Afrique, Dakar, 12 mai 2018. (Twitter/NBA Africa)

Une vingtaine de jeunes basketteuses sélectionnées dans huit pays africains participent jusqu'à dimanche à Dakar au tout premier camp d'entraînement féminin organisé sur le continent par la NBA.

La "NBA Academy Africa" a établi ses quartiers depuis jeudi sur le parquet du stade Marius N'Diaye, au cœur de la capitale sénégalaise.

Les jeunes joueuses, âgées de moins de 17 ans, sont encadrées par les Américaines Ruth Riley (double championne WNBA et championne olympique à Athènes en 2004) et Jennifer Azzi (championne olympique à Atlanta 1996) et les anciennes internationales Hamchétou Maïga-Ba (Mali), Astou Ndiaye (Sénégal) et Clarisse Machanguana (Mozambique).

"C'est juste beaucoup de travail. On doit travailler chaque jour. Le basket est un sport répétitif donc on ne peut pas se relâcher", a expliqué vendredi la Sénégalaise Binata Diatta, 15 ans, après une session d'entraînement.

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"J'ai appris que quand tu tombes, tu dois te relever. Tu ne peux pas arrêter detravailler. Tu dois être motivée et déterminée", raconte la jeune fille.

Ce camp est le fruit d'une collaboration, lancée en mai 2017, entre un programme sénégalais d'éducation par le sport, le Seed project, et la NBA Academy, qui s'adresse aux meilleurs espoirs du basket masculin et féminin en dehors des Etats-Unis. Des stages similaires sont prévus en Australie, en Chine et en Inde fin 2018.

Lydie Mwamba, 15 ans, souligne que les filles s'entraînent "rarement" dans son pays, la République démocratique du Congo, parce qu'il y a "trop de guerres".

"Si une Congolaise va jouer ailleurs, elle peut devenir professionnelle, mais pas au Congo", a-t-elle ajouté, en se disant "vraiment impressionnée et heureuse d'avoir été choisie pour venir jouer à l'académie NBA".

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"J'ai vu le progrès, notamment pour les jeunes femmes. Quand on les regarde, elles ont soif d'apprendre. Elles aiment que l'on soit ici et que l'on croit en elles", explique Ruth Riley.

"Nous voulons qu'elles quittent le terrain non seulement avec des connaissances supplémentaires en basket, mais aussi qu'elles aient compris que c'est un moyen d'acquérir une éducation, d'avoir une vie meilleure. Qu'elles quittent le terrain en étant des femmes courageuses et qui ont confiance en elles", ajoute l'ex-championne américaine.

Avec AFP

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