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La NASA veut faire appel à des entreprises privées pour gérer la Station spatiale

La Station spatiale internationale (ISS) le 24 mai 2018.

La NASA est en discussion avec plusieurs entreprises privées pour la gestion au quotidien de la Station spatiale internationale (ISS) dans les années à venir, a expliqué l'administrateur de l'agence spatiale américaine Jim Bridenstine.

"Nous sommes maintenant à un stade où il y a des gens en dehors (de la NASA) qui peuvent assurer la gestion commerciale de la Station spatiale internationale", a déclaré mardi M. Bridenstine au quotidien Washington Post, qui a pris la tête de la NASA en avril.


"J'ai eu des discussions avec de nombreuses grandes entreprises qui seraient prêtes à s'impliquer à travers un consortium", a-t-il ajouté, mais sans donner plus de précisions sur les entreprises auxquelles il a parlé.

La Maison Blanche avait indiqué plus tôt cette année qu'elle avait l'intention d'arrêter d'ici 2025 le financement direct de l'avant-poste orbital construit en étroite collaboration avec les Russes, onze pays européens mais aussi les Japonais et les Canadiens.

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Les Etats-Unis investissent entre 3 et 4 milliards de dollars par an dans l'ISS, qui a coûté environ 100 milliards de dollars à assembler et qui est habité sans interruption depuis 2000.

Ted Cruz, sénateur républicain du Texas --où l'industrie spatiale est florissante-- avait vertement critiqué l'annonce de la Maison Blanche estimant que "quand vous êtes un conservateur en matière budgétaire vous savez que l'une des choses les plus idiotes que l'on puisse faire c'est d'annuler un programme après des milliards en investissements et quand il reste toujours une durée de vie utile".

Selon les experts, le caractère international de l'avant-poste orbital dont le fonctionnement repose sur une étroite collaboration entre de nombreux partenaires y compris d'agences fédérales américaines pourraient rendre compliqués un éventuel plan de privatisation.

>> Lire aussi : Un programme de la Nasa sur les gaz à effet de serre annulé

Pour l'heure la NASA a un contrat avec le géant aéronautique et spatial Boeing, pour gérer l'ISS.

Mark Mulqueen, le responsable de la gestion de l'ISS chez Boeing, s'est montré lui aussi sceptique.

"Donner les clés d'une rare structure nationale à des entreprises commerciales avant que le secteur privé ne soit prêt pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le leadership américain dans l'espace et pour les chances de bâtir un secteur spatial privé", a-t-il déclaré en février.

Avec AFP

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Rose McGowan fustige la "comédie" féministe de Natalie Portman aux Oscars

Rose McGowan (D) et Asia Argento lors d'une manifestation pour marquer la Journée internationale de la femme à Rome, le 8 mars 2018.

L'actrice américaine Rose McGowan a vivement critiqué sur Facebook la "comédie" féministe jouée selon elle par Natalie Portman lors de la cérémonie des Oscars le 9 février.

Sur le tapis rouge, Natalie Portman était revêtue d'une cape noire sur laquelle elle avait fait inscrire les noms de plusieurs réalisatrices qui avaient selon elle été injustement écartées de la sélection 2020, où aucune femme ne figurait. Brodés en lettres dorées, se trouvaient les noms de Lorene Scafaria ("Queens"), Lulu Wang ("L'Adieu"), Greta Gerwig ("Les Filles du Docteur March"), Mati Diop ("Atlantique"), Melina Matsoukas ("Queen & Slim") et Céline Sciamma ("Portrait de la jeune fille en feu"). "Je voulais souligner de manière subtile les femmes qui n'ont pas été reconnues pour leur travail incroyable cette année", avait justifié Mme Portman.

Rose McGowan n'a de son côté pas choisi la subtilité dans le message publié sur sa page Facebook pour fustiger "ce genre de protestation célébrée par les grands médias pour son courage".

"Courageux? Non, loin s'en faut. Plutôt une actrice qui joue la comédie et se fait passer pour quelqu'un d'engagé. Comme tant d'autres", poursuit Rose McGowan, qui juge "insultant pour tous ceux d'entre nous qui agissons vraiment le genre de militantisme de Portman".

Et elle interpelle directement sa collègue: "Natalie, tu as travaillé avec deux réalisatrices au cours de ta très longue carrière. L'une d'entre elles, c'était toi. Tu as une société de production qui a employé précisément une réalisatrice, toi". Rose McGowan exhorte ensuite Natalie Portman et les autres actrices de "l'élite" à "changer le monde" au lieu de "faire semblant" d'être du côté des autres femmes.

Natalie Portman, lauréate de l'Oscar de la meilleure actrice en 2011 pour son rôle dans "Black Swan", a répondu plus sobrement, reconnaissant dans un communiqué qu'elle ne méritait pas d'être qualifiée de "courageuse", un terme qu'elle préfère réserver aux victimes qui ont récemment témoigné à New York au procès d'Harvey Weinstein.

Elle reconnaît également ne pas avoir travaillé avec autant de réalisatrices qu'elle aurait voulu. "J'ai eu quelques expériences où j'ai aidé des réalisatrices à être engagées sur des projets qu'elles ont ensuite été forcées d'abandonner en raison des conditions de travail qu'elles subissaient", affirme l'actrice. "Je veux dire que j'ai essayé et que je continuerai", ajoute-t-elle.

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