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RDC

La mission de l'ONU collabore aux recherches de l'avion porté disparu jeudi

Des soldats de la Force pour la Mission de stabilisation des Nations Unies au Congo (MONUSCO) photographiés devant un hélicoptère des Nations Unies à Bunagana, Nord-Livu, le 19 mai 2012.

Deux avions et un hélicoptère de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) ont été mobilisés samedi pour localiser l'avion-cargo Antonov 72 porté disparu jeudi alors qu'il assurait l'appui logistique d'un déplacement du président Félix Tshisekedi.

"Nous apportons notre soutien aux autorités en fonction de l'évolution sur le terrain pour retrouver l'avion porté disparu jeudi. Depuis ce matin (samedi), un de nos avions survole la zone", a déclaré à l'AFP Florence Marshal, porte-parole de la Monusco. "Nous avions envoyé un deuxième avion qui a survolé la zone, mais il n'a pas pu localiser l'aéronef", a-t-elle indiqué en début de soirée.

"Lorsque l'aéronef sera retrouvé, d'autres moyens adaptés, notamment un hélicoptère, seront déployés pour transporter les secours et les déposer à l'endroit où l'accident s'est produit. Mais, la météo ne nous facilite pas la tâche", a ajouté Mme Marshal.

Les recherches engagées samedi se font "avec l'accord de la Monusco" qui appuie l'armée de l'air congolaise "avec le déploiement des équipements de télédétection qui permettront de balayer toute la zone où le signal de l'avion a été perdu", a-t-on appris auprès de la cellule de crise mise en place par la présidence congolaise.

La zone concernée se situe "à plus ou moins 80 km du village de Pene Djoka, sur la montagne de Katumwe vers Kasese, dans la province du Maniema (est), a indiqué la cellule de crise. L'Antonov avait quitté Beni (est) pour Kinshasa et avait perdu tout contact avec les autorités aériennes 59 minutes après son décollage.

Parmi les huit personnes qui avaient pris place à bord de cet avion, il y avait deux citoyens russes, a indiqué une source de l'ambassade de Russie en RDC.

Un responsable de la logistique à la présidence de la République, le principal chauffeur du chef de l'État ainsi que des gardes du corps avaient aussi embarqué dans l'avion, selon plusieurs témoins interrogés par l'AFP.

Vendredi soir, la cellule de crise a estimé que "les mauvaises conditions météorologiques seraient à l'origine de cet incident dramatique". "Les enquêtes en cours seront en mesure de déterminer les causes réelles de l'accident et de dégager les responsabilités".

Les partisans du président Tshisekedi ont pointé d'un doigt accusateur le camp de l'ex-président Joseph Kabila d'être derrière la disparition de cet avion, allant jusqu'à suggérer qu'il s'était agi d'"un coup d'État manqué".

Des accidents d'avion impliquant des avions Antonov sont régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo avec parfois de lourds bilans humains.

Investi en janvier, le président Tshisekedi est allié avec son prédécesseur, Joseph Kabila, dont le Front commun pour le Congo (FCC) détient la majorité au parlement et dans les assemblées provinciales.

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La peur d'une "balkanisation" enflamme les ressentiments contre le Rwanda

Les partisans de la coalition de l'opposition Lamuka

La peur d'une "balkanisation" de la République démocratique du Congo revient en force dans les discours, alimentée par des bruits insistants d'une intervention militaire du Rwanda à l'est, et les souvenirs d'un morcellement du pays il y a une vingtaine d'années.

La RDC est déjà "balkanisée à 70%" et l'actuel président Félix Tshisekedi poursuit l'oeuvre de son prédécesseur Joseph Kabila, a lancé cette semaine l'opposant et ex-candidat à la présidentielle Martin Fayulu.

Un de ses proches, l'ex-Premier ministre Adolphe Muzito, a même suggéré de "faire la guerre au Rwanda" pour ramener la paix dans l'est de la RDC.

Originaires de l'ouest, ces deux opposants soufflent sur les braises des conflits à l'est, où plusieurs événements fin 2019 ont ravivé le souvenir d'une division en trois du pays au début des années 2000.

Au premier rang figurent les rumeurs persistantes d'une présence militaire Rwandaise au côté de l'armée congolaise dans la traque de rebelles hutus ex-génocidaires dans les montagnes autour de Goma.

- 'forces spéciales rwandaises' -

"Selon plusieurs sources militaires, diplomatiques et de la société civile, des soldats des forces spéciales rwandaises" ont participé à une offensive fin novembre, selon le "Kivu security tracker" (baromètre sécuritaire) du Groupe des expert du Congo (GEC).

"L'armée rwandaise, qui semble régulièrement présente dans ces territoires, aurait également tués trois civils, confondus avec des rebelles hutus rwandais", ajoutent les experts.

L'opération contre les rebelles hutus du FDLR et ses groupes dissidents "est conduite par l'armée congolaise", a cependant assuré le ministre rwandais des Affaires régionales, Olivier Nduhungirehe, joint par l'AFP à Kigali.

"Mais si jamais ils demandent de l'assistance ou des renseignements, nous sommes heureux de les leur fournir", ajoute le ministre, tout en niant toute présence de soldats rwandais en RDC.

Par ailleurs, le massacre d'un total de 123 civils pour le seul mois de novembre dans le territoire de Beni a nourri la théorie d'un remplacement des populations dans cette zone près de l'Ouganda.

De nombreux survivants fuient ces massacres attribués au groupe armé d'origine ougandaise des forces démocratiques alliées (ADF).

L'archevêque de Kinshasa Fridolin Ambongo a estimé que les massacres de Beni "sont des actes réfléchis, planifiés", avec pour objectif "la balkanisation de notre pays".

"Cela se vérifie à travers le remplacement de la population déplacée par des populations généralement rwandophones ou ougandophones", a-t-il ajouté, une théorie déjà entendue par l'AFP dans la région de Beni.

Enfin, le président Félix Tshisekedi a réuni en octobre les Etat-majors de plusieurs pays à Goma pour tenter -en vain- de lutter à plusieurs contre l'insécurité dans l'est congolais (RDC, Rwanda, Ouganda, Burundi, Tanzanie).

Un projet mal vécu en RDC. Les fidèles à l'ex-président Joseph Kabila, ont critiqué "toute initiative visant à offrir le territoire national aux forces étrangères des pays voisins", redoutant "un règlement de comptes entre ces forces".

L'histoire récente explique ces réticences. La RDC a frôlé l'éclatement au cours des deux guerres du Congo de 1996 à 2003. Après avoir particiPé à la chute du maréchal Mobutu (mai 1997), les pays voisins sont restés actifs au Congo.

Entre 1998 et 2001, le Rwanda et ses alliés du RCD ont contrôlé le Kivu (est), l'Ouganda et le MLC de Jean-Pierre Bemba avaient la mainmise sur le nord et le nord-est, face à Kinshasa qui exerçait sa souveraineté sur le reste du pays avec le soutien de l'Angola et du Zimbabwe.

- contrôle des richesses -

Les armées régulières du Rwanda et de l'Ouganda se sont même livré à une "guerre des six jours" pour le contrôle des richesses à Kisangani dans le nord-est (diamant, or) en juin 2000.

Après les accords de paix du début des années 2000, des milices plus ou moins soutenues par Kigali (RCD, CNDP, M23) ont continué de défier Kinshasa.

"Tant que je suis à la tête de l'Etat, la balkanisation n'aura pas pas lieu", a déclaré le président Félix Tshisekedi vendredi en Conseil des ministres.

"Le Congo, dans ses frontières héritées de la colonisation, personne ne le conteste", a estimé la représentante des Nations unies en RDC Leïla Zerrougui en conférence de presse mecredi.

"Il n'y a personne, que ce soit dans la communauté internationale, que ce soit chez les voisins, qui ait des visées territoriales sur le Congo", a-t-elle ajouté. "Je n'ai jamais vu de Congolais qui disent : +On veut créer un Etat, on veut se séparer du Congo+".

Les mouvements séparatistes qui se battaient pour l'indépendance du Katanga minier dans les années 60 (Moïse Tshombe) et 70 (les Simbas) semblent appartenir aux livres d'histoire.

Le pape François reçoit le président Tshisekedi

Le pape François peu avant son traditionnel discours "Urbi et Orbi" (à la ville de Rome et au monde, le 25 décembre 2019.

Le pape François a reçu vendredi le président de la République démocratique congolaise Félix Tshisekedi avec lequel il a évoqué le conflit armé et l'épidémie d'Ebola dans l'est de ce pays, indique le Vatican dans un communiqué.

Les deux hommes "ont évoqué la situation actuelle du pays, avec une attention particulière aux souffrances de la population dans les provinces orientales en raisons de conflits armés persistants et de la diffusion du virus de l'Ebola", précise le communiqué.

Le pape et le président congolais ont souligné "l'urgence de la coordination et de la coopération, au niveau national et international, visant à protéger la dignité humaine et à promouvoir la cohabitation civile, à partir des nombreux réfugiés et déplacés qui affrontent une grave crise humanitaire", selon la même source.

La RDC lutte contre une épidémie d'Ebola déclarée en août 2018 et qui touche actuellement ses provinces orientales.

Les activités de riposte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison de l'insécurité due à des violences armées dans cette zone où opèrent des groupes armés.

L'audience accordée par le pape au président congolais a par ailleurs permis de signer un accord "fixant le cadre juridique" des rapports entre la RDC et le Vatican, précise le communiqué.

Quatorze personnes tuées dans deux attaques dans l'Est

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La police demande l'aide de la population contre l'insécurité à Lubumbashi

Des policiers dans les rues de Lubumbashi en RDC le 24 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)

Le nouveau commissaire de police de Lubumbashi, capitale de la province minière du Katanga en République démocratique du Congo, a demandé l'aide des habitants contre l'insécurité dans cette cité, coffre-fort des richesses du pays.

"Nous sollicitons un soutien total de la population" pour lutter contre la "criminalité que nous connaissons dans la ville de Lubumbashi et ses environs", a déclaré aux médias le général Louis-Second Karawa qui a pris ses fonctions lundi.

Dans la nuit de lundi à mardi, deux individus non-identifiés ont été tués dans "des échanges de tirs nourris" avec une patrouille police/armée, selon un communiqué de la police parvenu mercredi à l'AFP.

Un civil a également été "atteint par une balle perdue et a succombé à ses blessures".

Cette situation a crée la colère des habitants qui se sont attaqués à un policier de passage. Ce dernier "a tiré malencontreusement" sur un civil "qui a trouvé la mort", explique le communiqué.

Vendredi, un activiste, Joseph Kapepula a appelé, dans une vidéo, la population à manifester contre l'incapacité des autorités à mettre fin à l'insécurité à Lubumbashi.

Il a été arrêté par l'Agence nationale de renseignements (ANR).

"Il a été libéré mardi soir sur instruction au procureur général près la cour d'appel du Haut-Katanga"", a déclaré à l'AFP son avocat Idrissa Mwatcha.

L'activiste est de nouveau invité à se présenter au parquet lundi.

Dix-huit morts dans des combats autour d'une mine d'or dans l'Est

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