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Sénégal

Les fast-foods de Dakar très prisés malgré les risques sanitaires

Un client devant un fast-food, à Dakar, le 19 novembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Les nutritionnistes suggèrent de manger sain et équilibré pour préserver la santé. Mais dans la capitale sénégalaise, la malbouffe gagne du terrain.

Obésité, insuffisance cardiaque, hypertension, diabète, et même le cancer : la malbouffe est accusée de nombreux maux. Des scientifiques affirment même qu'elle peut avoir des conséquences sur le fonctionnement du cerveau.

Les nutritionnistes suggèrent de manger sain et équilibré pour préserver la santé
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Cependant, beaucoup de consommateurs comme Jean Diouf estiment que c'est un mal nécessaire "au Sénégal c'est compliqué de prendre quelqu’un pour lui dire qu'il faut manger équilibré alors qu'on a nos habitudes".

Pour lui, "ça fait tâche d’huile" parce qu'il y a un problème de temps qui les empêchent de rester à chaque fois à la maison pour préparer un repas. "On est donc obligé de venir ici pour prendre les repas vu qu'on a une contrainte de temps".

Fort de la confiance des consommateurs, les gérants de fast-food locaux proposent des produits peu communs et pas toujours sains mais très prisés.

Mamadou Diallo, propriétaire d'un fast-food, affirme que ça fait 15 ans qu’il vend du fast-food local sans avoir de soucis avec ses clients, "je n'ai jamais vu quelqu’un venir se plaindre parce qu’il a eu des problèmes de santé".

Un fast-food à Dakar, le 19 novembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Un fast-food à Dakar, le 19 novembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Mamadou Diallo ajoute que les consommateurs ont des habitudes qui diffèrent selon leur budget. Il y a des gens qui viennent "qui te demandent des fatayas non complets à 300 francs ou complets à 500 francs CFA".

Mais s'ils veulent des hamburgers, des sandwiches "à base de viandes ou de foie ou des chawarma", ils doivent débourser "entre 600 et 1.000 francs CFA" selon ce gérant de fast-food

"Malbouffe" est un terme péjoratif, mais il définit bien la nourriture à qualité médiocre consommée à travers le monde. Des aliments riches en calories mais dépourvus de protéines et de vitamines comme l'indique le docteur Mouhamed Aliou Diallo.

Des aliments sans qualités nutritives et dangereux pour la santé dont la consommation à long terme est à l’origine de maladies d'ordre métabolique mais également des maladies cardiovasculaires comme le diabète, l'obésité, le surpoids, l'hypertension artérielle, l'infarctus du myocarde "qui est même quelques fois une cause de mort subite", d’après le docteur Diallo.

Il ajoute qu’il y a également les insuffisances cardiaques et même le cancer "parce que n'oublions pas que ses aliments sont produits à la base avec des produits industriels".

Les camions-restos de DC
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Le docteur Aliou Mouhamed Diallo détaille les bonnes habitudes qui permettent de préserver la santé. D’après le médecin, Il faut une alimentation saine et équilibrée "donc avec moins de graisse, moins de sucre, moins de sel, plus de protéines, plus de vitamines et d'oligo-éléments".

Mais en plus de ça, il conseille de lutter contre la sédentarité contre l'obésité, le surpoids, le tabagisme et l'alcool par "une activité physique régulière mais aussi éviter de grignoter entre les repas parce que cela favorise le surpoids et l'obésité".

En plus de ces précautions, il est aussi recommandé de se rendre régulièrement en consultation médicale pour le diagnostic, le suivi et la prise en charge des maladies dues à la malbouffe.

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Le G5 Sahel se réunit à Nouakchott pour contrer le jihadisme

Les dirigeants du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie posent pour une photo au sommet du G5 Sahel à Niamey, le 15 décembre 2019.

Les dirigeants réunis pour un sommet du G5 Sahel à Nouakchott ont affirmé mardi la nécessité d'une intensification tous azimuts de l'effort de lutte contre la propagation du jihadisme et des violences dans la sous-région.

"Le Sahel requiert plus que jamais une attention accrue et coordonnée de la part des Etats de la région et de la communauté internationale pour endiguer la spirale de la violence", a déclaré le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au cours de ce sommet où son pays recevait du Burkina Faso la présidence tournante du G5 Sahel.

Le G5 Sahel, qui inclut également le Mali, le Niger et le Tchad et qui fournit depuis 2014 un cadre de coopération entre les cinq pays pour la sécurité et le développement, tenait ce sommet ordinaire alors que le Sahel est confronté à une forte poussée jihadiste et une sévère dégradation sécuritaire, aggravées par une série de défis démographiques, économiques et environnementaux, sans solution apparente à court terme.

Parties du nord du Mali, les violences se sont propagées au centre du pays, et au Burkina et au Niger voisins.

Les violences jihadistes - souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires -, ont fait 4.000 morts dans ces trois pays en 2019, cinq fois plus qu'en 2016, selon l'ONU, malgré la présence de forces africaines, onusiennes et internationales.

Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées. Le président du Burkina Roch Marc Christian Kaboré a parlé mardi de "crise humanitaire sans précédent au Sahel".

La possibilité d'une réduction des forces américaines antijihadistes à laquelle réfléchit le Pentagone en Afrique et dans le monde ajoute à la préoccupation.

"Nous avons un besoin pressant de victoires concrètes contre le terrorisme. Répondre à ce besoin existentiel est le vrai défi de ce sommet", a souligné le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

Il a fait valoir l'incompréhension des civils devant l'apparente impuissance à faire cesser les violences et réclamé une "montée en puissance" de la force conjointe transfrontalière du G5 Sahel, qui tarde à atteindre sa pleine mesure (5.000 hommes).

"Progrès importants"

"Je vous rejoins pour dire qu'un sursaut de mobilisation, de coordination ou de priorisation est nécessaire", a aussi affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Il a noté que tel était l'objet du sommet sur le Sahel organisé par la France à Pau en janvier. Le sommet de Nouakchott était considéré par la France comme une occasion d'apprécier la mise en oeuvre des conclusions de Pau.

Le Drian a dit connaître les "frustrations" des dirigeants sahéliens. "Mais on ne peut nier le chemin parcouru depuis 2014". Et, depuis Pau, "des progrès importants ont eu lieu en un mois", a-t-il déclaré.

Il a évoqué le déploiement des unités dites "reconstituées" de l'armée malienne (incluant d'ex-rebelles) dans le nord du pays, l'arrivée annoncée prochaine d'un bataillon tchadien dans la région dite des trois frontières (Mali, Burkina, Niger), la livraison d'équipements européens, la mise en place d'un état-major conjoint à Niamey ou encore la décision française d'augmenter de 4.500 à 5.100 hommes les effectifs de la force antijihadiste Barkhane.

Les participants ont affirmé la nécessité d'une réponse non seulement militaire, mais aussi politique et sous forme d'aide au développement.

Avant le sommet, M. Le Drian a présidé la première assemblée générale de l'Alliance Sahel, créée en 2017 et visant à mobiliser l'aide internationale au développement.

Les engagements connus s'élèvent à 11,6 milliards d'euros, a dit M. Le Drian.

Mais "la question principale (...) ce n'est pas: est-ce qu'il faut rajouter à 11,6 milliards. Ils ne sont pas dépensés. C'est: comment est-ce que je fais pour dépenser sur des projets concrets qui servent aux populations du Sahel?".

Inauguration d'une centrale éolienne dans la région de Thiès

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Le Sénégal en avance pour la part de l'éolien dans son mix énergétique

Des techniciens sur un site de production d'énergie photovoltaïque à Bokhol, au Sénégal, le 22 octobre 2016. C’était l’un des plus grands projets d'énergie solaire d'Afrique subsaharienne. (Photo de SEYLLOU / AFP)

L'éolien devrait représenter plus tôt que prévu une part significative du mix énergétique du Sénégal, avec la production à plein régime prévue en mai du premier parc de turbines à dimension industrielle du pays, a-t-on appris lundi auprès de l'entreprise qui mène le projet.

Le parc éolien de Taïba Ndiaye (ouest), présenté par ses promoteurs comme le plus grand projet du genre en Afrique de l'Ouest, a été officiellement inauguré lundi par le président sénégalais Macky Sall. En réalité, 16 éoliennes injectent déjà depuis décembre 50 mégawatts dans le réseau national de la société nationale d'électricité, la Senelec, a-t-on appris auprès de l'entreprise britannique Lekela.

A terme, 158,7 mégawatts seront livrés par 46 turbines s'élevant jusqu'à 180 mètres de haut, l'équivalent d'un immeuble de 60 étages, dans cette zone rurale proche de l'Atlantique.

Or le projet est en avance sur le calendrier "et la totalité des 158 mégawatts sera sur le réseau au mois de mai", a affirmé dans un message transmis à l'AFP le directeur général de Lekela Senegal, Massaer Cissé. En octobre, Lekela se fixait 2020 pour horizon.

Le président sénégalais a présenté le parc comme un moyen d'atteindre l'objectif de fournir l'électricité à tous dans le pays et de combattre le réchauffement climatique.

Taïba Ndiaye "permettra d'éviter le rejet de 300.000 tonnes de gaz carbonique par an. Avec la dynamique que nous avons lancée depuis 2014, nous en sommes désormais à 22% d'énergie renouvelable disponible sur l'ensemble de notre réseau national", a-t-il déclaré.

Le parc alimentera avec 450.000 mégawatts par an près de deux millions de Sénégalais, sur une population de 15 millions. M. Sall a évoqué la possibilité d'un nouveau contrat pour augmenter encore ces capacités.

Le développement énergétique est un chapitre capital du Plan Sénégal Emergent (PSE) élaboré par le pouvoir et qui vise à transformer l'économie du pays en croissance pour le mettre sur la voie de l'émergence d'ici à 2025.

Dans un pays où la pauvreté affecte environ 40% de la population, la part de ceux qui ont accès à l'électricité est chiffrée à plus de 60%, mais avec une forte disparité aux dépens des campagnes. Le pouvoir compte élargir l'accès à une électricité bon marché, augmenter les capacités de production et rééquilibrer le mix, où le pétrole et le charbon importés prédominent lourdement.

Avec son ensoleillement et plus de 500 km de côte, le Sénégal dispose d'un potentiel d'énergie propre appréciable. Avec le fonctionnement à plein régime de Taïba Ndiaye, l'éolien représentera la moitié de l'énergie renouvelable disponible au Sénégal, à côté du solaire.

Lekela a par ailleurs des projets éoliens en opération en Afrique du Sud, et à différents stades d'avancement, également en Afrique du Sud en Egypte et au Ghana.

La longue marche de l’Afrique vers l'autosuffisance alimentaire

Deux agriculteurs éthiopiens collectent du blé dans leur champ à Abay, au nord de la capitale éthiopienne d'Addis-Abeba, le 21 octobre 2009. (REUTERS/Barry Malone)

Au Sénégal, où les premières livraisons de cacahuètes ont été raflées par des importateurs chinois, les producteurs locaux ont bénéficié d’une meilleure offre de prix de la part des négociants asiatiques, tandis que les huiliers du terroir se sont retrouvés à court d’arachide.

Et pour cause. Les acheteurs chinois proposent 300 FCFA par kilo de cacahuètes en coque, tandis que les huileries sénégalaises offrent environ 200 FCFA. Les Chinois sont accusés de concurrence déloyale et il est reproché au gouvernement de faire profiter les commerçants chinois des fruits d'une récolte subventionnée par le contribuable sénégalais.

Les exportations ont doublé en cinq ans pour passer à 200.000 tonnes en 2019. La Chine estime que sa demande favorise le développement agricole local, et affirme, en qualité de premier importateur des cacahuètes sénégalaises, participer à la création de richesses.

Quatre huileries, dont la Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux (Sonacos), se retrouvent dans une position inédite… à cours de cacahuètes dans le pays des arachides. Par conséquent, près de 2.000 emplois seraient menacés. Déjà, la Sonacos s'est séparée de centaines de saisonniers et a annulé de nombreux recrutements.

Pour le gouvernement, il n'y a pas lieu de s'alarmer. « Il y a un million de producteurs qui sont contents », a déclaré le ministre sénégalais de l'agriculture, Moussa Baldé.

Dans le même temps, le Nigeria se débat sur une autre denrée de première nécessité, le riz, dont le prix a plus que doublé suite à la fermeture des frontières le 20 août dernier pour lutter contre les exportations illicites. Sur le grand marché de Garki à Abuja, le sac de riz est passé de 8.000 à 16.000 nairas, jusqu’à 19.000 dans certains cas, constate le correspondant de VOA Afrique, Gilbert Tamba.

Prix exhorbitant du riz au Nigeria
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En Afrique Centrale, le Gabon, qui importe aussi une grande quantité de riz asiatique, soutient des initiatives privées, comme le projet rizicole du Dr Yonnelle Moukoumbi Déa en banlieue de Libreville. L’objectif consiste à mettre au point des semences adaptées au climat local et résistant à la maladie.

Par ailleurs, l'initiative « Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés » (GRAINE), un partenariat public-privé lancé en 2014 pour booster la production locale, a retenu 30 variétés de riz sur 121 testées.

Dans la province du Haut-Katanga en République démocratique du Congo, c'est par le maïs qu'on compte atteindre l'autosuffisance alimentaire. Selon les producteurs locaux, il faut plus de 15.000 hectares pour faire face au déficit alimentaire dans la province, qui importe notamment cette graminée de la Zambie voisine. En octobre 2019, le gouvernement provincial a indiqué vouloir atteindre l’autosuffisance et limiter les importations, ce qui a fait flamber les prix sur les marchés.

Ailleurs en Afrique, certains pays ont recours à la technologie pour combler les lacunes et accroître la productivité agricole.

C'est le cas au Zimbabwe, où les autorités encouragent la pratique de l'insémination artificielle dans l'élevage du bétail. L'objectif visé est de mettre de meilleures races à la disposition des agriculteurs à un coût abordable.

Au Kenya, pionnier du numérique, des investisseurs privés ont recours à la technologie pour offrir des prêts aux petits exploitants en vue d'accroitre leur rendement.

« L’Afrique dispose d’assez de ressources pour passer du statut d’importateur à celui d’exportateur de nourriture », avait déclaré en septembre 2017 la présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), Agnès Kalibata, lors d'un forum à Abidjan.

Un constat éclairé, qui n’en nécessite pas moins des efforts colossaux pour rendre cette vérité efficiente.

L'arachide pose un dilemme au Sénégal

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