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La grève menace une nouvelle fois l'enseignement supérieur au Tchad


L'entrée principale de la faculté des droits et sciences économiques de N'Djamena, au Tchad, le 31 janvier 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Après deux semaines de cours suite à une longue grève de la plate-forme syndicale revendicative qui a bloqué les activités académiques, les étudiants des universités du Tchad éprouvent d’énormes difficultés.

Après huit mois de débrayage pour revendiquer les meilleures conditions d’études, un compromis a été trouvé avec le gouvernement au début du mois de janvier pour éviter une année blanche.

Le gouvernement s’est engagé à payer les six mois d’arriérés de bourses et d'améliorer les conditions d’études dès la reprise des activités académiques. Mais, deux semaines après les cours, le gouvernement n’a pas honoré ses engagements.

Les étudiants menacent d’observer une grève sur toute l’étendue du territoire national d’ici le 8 février.

Sous la menace des étudiants, une rencontre d’urgence a été tenue mercredi entre le bureau de transition de l’Union Nationale des étudiants tchadiens et le ministre en charge de l’enseignement supérieur Mackaye Hassan Taisso. Pour lui, le gouvernement ne peut pas faire de miracle face aux revendications des étudiants.

Bonheur Mortorde, secrétaire général du bureau de transition de l’Union nationale des étudiants tchadiens, demande au gouvernement de "dire quand les bus circuleront en permanence, quand les étudiants vont percevoir leurs six mois d'arriérés, et quand les conditions sont réunies pour une bonne année", menaçant une relance de la grève.

Tout en reconnaissant les préoccupations des étudiants, le directeur des œuvres universitaires Nanadjim Madjimbaye a déclaré qu’une partie de leur revendication a été déjà prise en compte notamment le transport et la restauration.

Une source du Centre national des œuvres universitaires a informé que sur les 85 bus de transport des étudiants pour toutes les institutions universitaires du Tchad, 69 sont fonctionnels et 16 sont en pannes et parqués.

André Kodmadjingar, à N'Djemena

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