Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

La grève des enseignants de Los Angeles pourrait faire boule de neige aux Etats-Unis

Les enseignants grevistes observent un piquet devant un lycée de Los Angeles, le 14 janvier 2019.

Plus de 30.000 enseignants du secteur public de Los Angeles ont cessé le travail lundi pour réclamer une hausse de salaire et davantage de moyens pour leurs élèves, qui sont parfois plus de 40 par classe. Des revendications partagées par beaucoup de leurs collègues à travers le pays.

Attentivement suivi par les enseignants d'autres Etats américains, qui pourraient en faire de même, ce mouvement de grève, le premier en trente ans, touche quelque 500.000 élèves au total, de l'école maternelle au lycée, dans l'un des plus importants districts scolaires du pays, qui s'étend sur plus de 1.800 km2.

Même si les cours n'y seront pas nécessairement assurés, les quelque 1.240 établissements concernés devraient toutefois majoritairement rester ouverts grâce à des remplaçants, des personnels administratifs non concernés par la grève et des bénévoles.

"Nous voici en ce jour pluvieux, dans l'un des pays les plus riches du monde, dans l'un des Etats les plus riches du pays, un Etat aussi bleu (couleur du parti démocrate, NDLR) que possible --et dans une ville qui regorge de millionnaires!-- avec des enseignants obligés de faire grève pour obtenir le minimum pour nos élèves", s'est exclamé Alex Caputo-Pearl, président du syndicat des enseignants de Los Angeles (UTLA), lors d'une conférence de presse.

"Nous défendons l'essence même de l'éducation publique. La question est la suivante: est-ce que nous affamons nos écoles publiques de proximité pour aboutir à leur privatisation? Ou bien est-ce que nous investissons dans ces écoles, pour nos élèves et pour une ville en plein développement?", a-t-il ajouté.

- Solidarité -

Cette grève survient après des mois d'intenses négociations entre le syndicat et les responsables du district scolaire. Mais le responsable du district, Austin Beutner, assure ne pas disposer des fonds nécessaires pour satisfaire toutes les revendications des grévistes, qui coûteraient selon lui quelque 3 milliards de dollars et mèneraient le district vers la faillite.

"Nous restons déterminés à faire aboutir les négociations dès que possible", a déclaré M. Beutner à des journalistes.

Le nouveau gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déploré une "impasse qui perturbe les vies de bien trop d'enfants et de familles". "J'exhorte vivement toutes les parties à retourner à la table des négociations et à trouver un moyen d'aller de l'avant pour permettre le retour des enfants dans les classes et rassurer les parents", a-t-il dit dans un communiqué.

Au printemps dernier, une grève lancée par les enseignants de l'Etat de Virginie occidentale, qui protestaient contre les bas salaires et des frais de santé croissants, avaient suscité un vif soutien de la part du public. Le mouvement des professeurs de Los Angeles pourrait lui aussi faire boule de neige.

A Denver, dans le Colorado, le syndicat des enseignants a déjà menacé de se mettre en grève si un accord de revalorisation salariale n'était pas conclu d'ici la fin de la semaine.

Dans tous les Etats-Unis, organisations d'enseignants, mais aussi parents d'élèves, ont manifesté leur solidarité avec leurs collègues de Los Angeles, en portant notamment des t-shirts rouges, la couleur adoptée l'an dernier par les profs en grève ("Red4Ed", littéralement "du rouge pour l'éducation").

L'action entamée lundi a également reçu le soutien de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, candidate à l'investiture de son parti pour la prochaine élection présidentielle.

Le syndicat UTLA et les enseignants du district de Los Angeles "se battent pour un meilleur salaire, des effectifs réduits dans les classes et des écoles mieux dotées pour nos enfants", a tweeté Mme Warren.

"Lorsque nous faisons défaut à nos enseignants du public, nous faisons défaut à leurs élèves - et nous passons à côté de notre avenir", estime-t-elle.

Toutes les actualités

Tigré: les États-Unis appellent à une "cessation totale des combats"

Tigré: les États-Unis appellent à une "cessation totale des combats"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:49 0:00

Biden tiendra-t-il sa promesse d'augmenter les salaires?

Biden tiendra-t-il sa promesse d'augmenter les salaires?
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:13 0:00

Washington sanctionne une société chinoise accusée de soutenir la censure au Venezuela

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, montre lors d'une apparition télévisée des équipements saisis, Caracas, 4 mai 2020.

Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions contre une grande société publique chinoise spécialisée dans l'électronique, accusée d'aider le Venezuela à censurer les détracteurs du pouvoir sur internet.

Le Trésor américain va geler les éventuels avoirs aux États-Unis de la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC) et de toute entreprise dont la compagnie d'État détiendrait au moins 50% du capital. Ces sanctions leur bloquent aussi l'accès au système financier américain.

Selon Washington, la CEIEC apporte son expertise à l'entreprise publique de télécommunications du Venezuela, qui a bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du chef de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par le gouvernement américain et de nombreux autres pays européens et sud-américains.

La société chinoise offre, d'après le Trésor américain, une "version commerciale du +Great Firewall+ de Pékin" -- jeu de mots sur la Grande Muraille de Chine (Great Wall) et le pare-feu (firewall) pour décrire le filtre mis en place par le pouvoir communiste afin d'éviter tout accès des Chinois à des informations qu'il juge politiquement sensibles.

"Les États-Unis n'hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d'autres à travers le monde", a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

La Chine est un des principaux soutiens et partenaires commerciaux du Venezuela du président Nicolas Maduro, qui résiste à la pression économique de Washington pour le chasser du pouvoir.

Caracas organise dimanche des élections législatives à l'occasion desquelles le dirigeant socialiste espère reprendre le contrôle de l'Assemblée nationale, seule institution contrôlée par l'opposition.

Juan Guaido appelle au boycott de ce qu'il considère, à l'instar de nombreux observateurs internationaux, comme un processus truqué.

Selon le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, la CEIEC "soutient les efforts vicieux du régime Maduro pour réprimer la contestation politique et saper les processus démocratiques depuis 2017".

"Les tentatives désespérées de Maduro pour manipuler les processus démocratiques montrent sans l'ombre d'un doute que toute élection organisée par un régime illégitime ne sera ni libre ni juste, à commencer par les élections parlementaires du 6 décembre", a-t-il affirmé dans un communiqué.

Le président élu Joe Biden continue de bâtir son équipe

Le président élu Joe Biden continue de bâtir son équipe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00

Les États-Unis se préparent à faire face à une nouvelle flambée de cas de covid-19

Les États-Unis se préparent à faire face à une nouvelle flambée de cas de covid-19
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:41 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG