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La Gambie demande une restructuration de sa dette au Club de Paris


Le président Adama Barrow à l'Elysée, à Paris, France, le 15 mars 2017.

Le nouveau gouvernement de Gambie a lancé un appel au Club de Paris et à l'ensemble de ses créanciers pour restructurer sa lourde dette, afin de disposer de marge de manoeuvre pour lancer un plan de développement, a indiqué son ministre des Finances.

"Nous lançons un appel à tous, au Club de Paris ainsi qu'aux créanciers bilatéraux et multilatéraux", a affirmé le ministre Amadou Sanneh, en déplacement à Paris et qui a participé jeudi à un forum organisé par le Club de Paris, qui regroupe des créanciers publics, dont des pays comme la France, les Etats-Unis, l'Allemagne ou le Japon.

"La dette représente actuellement 120% de notre PIB. Elle est très élevée et c'est la raison pour laquelle nous demandons une restructuration", a ajouté le ministre, qui a souligné que son gouvernement avait hérité du régime précédent de Yaya Jammeh - à la tête du pays pendant 22 ans - cette dette évaluée à 1 milliard de dollars.

"Nous n'avons pas de marge de manoeuvre budgétaire. Mais nous avons toujours des défis comme fournir de l'électricité à nos citoyens, ainsi que des routes et des infrastructures", a ajouté M. Sanneh.

Le nouveau président de la Gambie, Adama Barrow, a présenté un plan de développement pour son pays de 2,4 millions de dollars pour les années 2018 à 2021, qui seront investis essentiellement dans l'énergie, les infrastructures et l'agriculture.

"Notre dette est insoutenable (...). Le service de la dette accapare une part énorme des ressources de l'Etat, ne laissant qu'une marge de manoeuvre budgétaire minime pour le financement requis des infrastructures cruciales et du capital humain", a estimé le gouvernement dans sa présentation de son plan de développement.

La Gambie, petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal, à l'exception d'une étroite façade côtière prisée des touristes, a été dirigée d'une main de fer pendant 22 ans par M. Jammeh, un ancien militaire.

En décembre 2016, M. Jammeh avait refusé de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle face à l'opposant M. Barrow.

Il s'était finalement résolu à quitter le pouvoir et le pays en janvier, à la suite d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et d'une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

Avec AFP

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