Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Etats-Unis : la fusillade de Newtown fait 28 morts

Un enfant consolé près de l'école primaire de Newtown
La fusillade survenue dans une école primaire de l’Etat du Connecticut, ce vendredi, a fait 28 morts, dont 20 enfants. C’est ce qu’ont confirmé les autorités de cet Etat du nord-est des Etats-Unis, ajoutant que l’assaillant présumé figure parmi les morts.

Le tireur s'appelait Adam Lanza et avait 20 ans.

Avant de se suicider, il a abattu à son domicile sa mère, enseignante dans cette école élémentaire

Lors d’une conférence de presse, le lieutenant de police Paul Vance a déclaré que d’autres membres du personnel de l’école ont aussi été tués.

Au total, a-t-il ajouté, 20 enfants et six adultes ont été tués.

Des familles de victimes de la tragédie
Des familles de victimes de la tragédie
Par ailleurs, le lieutenant Vance a affirmé que la priorité pour les autorités était de tenir les parents des enfants au courant de la situation.

Dans une brève allocution, le président Barack Obama, visiblement très ému, a donné l'ordre vendredi de mettre les drapeaux en berne sur la Maison Blanche et tous les édifices publics américains jusqu'à mardi en hommage aux victimes de la fusillade meurtrière.

Le président Barack Obama avait auparavant appelé le gouverneur de l’Etat du Connecticut pour exprimer sa tristesse, et lui a promis l’aide fédérale.

Le gouverneur Dannel Malloy est "horrifié" par la tragédie, selon un membre de son cabinet.

Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:14 0:00
Télécharger

Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:51 0:00
Télécharger

Toutes les actualités

La peur d'un second mandat du président Trump unit le parti démocrate

La peur d'un second mandat du président Trump unit le parti démocrate
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:08 0:00

Des leaders religieux ou politiques et célébrités se sont rassemblés pour honorer George Floyd

Des leaders religieux ou politiques et célébrités se sont rassemblés pour honorer George Floyd
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:08 0:00

Controverse autour de l’usage de l’armée pour réprimer les manifestants

Controverse autour de l’usage de l’armée pour réprimer les manifestants
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

A Washington, des manifestations émouvantes pour réclamer justice et équité

Des manifestants couchés à même le sol devant la police, au Capitole, le 3 juin 2020, en signe de solidarité. (Photo: Nanythe Talani)

Des centaines de personnes ont manifesté mercredi à Washington pour crier leur ras-le-bol contre les brutalités policières à l’égard des minorités et exiger aussi la fin d’un système qui maintient ces dernières dans la précarité sur les plans social, économique, sanitaire et éducatif.

Il fait 26 degrés celsius en cette matinée du 3 juin 2020 à Washington, D.C., la capitale des États-Unis. La journée s’annonce chaude. Il y a exactement neuf jours depuis que l’Afro-Américain George Floyd est mort asphyxié par un policier blanc à Minneapolis dans le Minnesota, à plus de 1.782 km de Washington.

Pourtant rien n’entame la détermination des habitants de cette ville et ses environs à continuer à battre les pavés pour poursuivre leurs protestations contre les préjugés raciaux. Certains parents ont emmené leurs jeunes enfants.

“Je suis venue pour montrer ma solidarité. C’est important, même si je suis en train de protester contre quelque chose que je ne vais peut-être pas expérimenter. Participer à une revendication politique comme celle-ci est un grand privilège”, explique Sophie, de race blanche, qui étudie le théâtre et la psychologie dans une université dans le Michigan et qui aimerait aussi devenir activiste pour défendre des causes socio-politiques.

Protestation et pancartes

Les marcheurs brandissent des pancartes qui en disent long sur leur présence en ces lieux, malgré la chaleur qui fait déjà suer quelques uns. Certaines pancartes affichent les noms de nombreuses personnes mortes entre les mains de la police. D’autres ont écrit des slogans comme le légendaire “Black lives matter” (La vie des Noirs compte), “Desarm hate” (Désarmez la haine); “Silence is violence” (Le silence est une forme de violence) ou encore les derniers mots de George Flyod: “I can’t breathe” (Je ne peux pas respirer).

Les manifestants blancs affichent des messages qui expriment leur soutien à une cause qui touche prioritairement les Noirs.

Sophie, la jeune étudiante, pense que “les Blancs qui jouissent des privilèges doivent se positionner physiquement entre les policiers et ceux qu’ils brutalisent, parce que nous ne serons pas brutalisés au même degré”, explique-t-elle.

Les Hispaniques, qui font aussi partie des minorités subissant quasiment le même sort que les Afro-Américains, ne sont pas en marge du combat. On peut lire sur leurs pancartes: “Eres mi otro yo” (Tu es mon autre moi) ou “Tu pelea es mi pelea” (Ton combat, c’est mon combat).

Au-delà des violences de la police

Partie de Freedom Plaza, sur Pennsylvania Avenue à un jet de pierre de la Maison Blanche, la foule constituée d’environ un millier de personnes, selon les organisateurs, prend la direction de Capitol Hill, siège du Congrès. Des policiers encadrent la marche afin d’éviter des débordements qui ont déjà conduit à des casses de vitrines dans la ville et à des scènes de pillage et de violence dans plusieurs villes américaines lors des différentes marches.

Cependant, cette foule dans la rue, qui rassemble des Noirs, des Blancs, des Hispaniques et des Asiatiques, a des préoccupations plus nobles et des ambitions d’un changement positif de leur société. Elle ne revendique plus seulement l’arrêt des brutalités policières visant les Noirs. Elle réclame désormais le changement profond d’un système qui accorde des privilèges aux Blancs et précarise la vie des minorités ethniques.

Je ne suis pas venu seulement pour George Floyd, car ce n’est pas le premier Noir tué par la police. Je suis venu pour exprimer mon ras-le-bol contre le système”, affirme Josh, un natif de Washington, la trentaine. Il s’apprête à rejoindre les forces armées américaines en octobre.

Comme on pouvait s’y attendre, une horde de policiers est déployée autour du Capitole. C'est là même que siègent ceux et celles qui détiennent la clé du changement voulu par ces hommes, ces femmes et ces quelques enfants venus de partout, unis pour défendre une cause devenue une préoccupation nationale et une question qui transcende les limites raciales.

Des policiers solidaires

Entre les chants et les cris de revendications, les protestataires se couchent à même le sol, ou s’agenouillent pendant plusieurs minutes, pour honorer la mémoire des Afro-Américains et d'autres minorités ayant succombé sous la main de la police.

Pour montrer leur solidarité avec les manifestants en quête de justice sociale et pour se désolidariser de leurs collègues qui brutalisent les minorités, quelques policiers, Blancs et Noirs, mettent leurs genoux à terre, pendant quelques minutes.

Ces protestations changeront-elles quelque chose à la situation des minorités?

Alicia Forda, venue de Columbus dans l’Ohio, veut bien y croire: “Je suis ici pour que mon frère, mon père, mon fils, mon oncle, mon ami ne marchent plus dans la rue avec la peur d’être tués par la police”, explique-t-elle. Et d'ajouter: “Je veux que les miens se sentent en sécurité dans ce pays que nos ancêtres ont bâti. Je suis aussi ici pour que nous, les Noirs, soyons libérés de ces oppressions”.

Elections primaires dans 8 États américains et la capitale

Elections primaires dans 8 États américains et la capitale
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:27 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG