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Égypte

Des ONG accusent la France de particper "à l'écrasement du peuple égyptien"

Le président français Emmanuel Macron, à droite, rencontre le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi à l'Elysée, à Paris, le 24 octobre 2017.

La France a livré depuis cinq ans à l'Égypte des armes, des machines et des systèmes de surveillance que le régime du président al-Sissi utilise pour "écraser le peuple égyptien", dénoncent des ONG de défense des droits de l'homme.

Dans un rapport commun de 64 pages publié lundi, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), le Cairo Institute for Human rights studies (CIHRS), la Ligue des droits de l'homme (FDH) et l'Observatoire des armements (OBSARM) assurent que "l'État français et plusieurs entreprises françaises ont participé à la sanglante répression égyptienne des cinq dernières années".

>> Lire aussi : Hausse significative des prix des carburants en Egypte

Paris a livré au Caire des armes de guerre (de 2010 à 2016 les ventes sont passées de 39,6 millions à 1,3 milliard d'euros, assurent les ONG) mais aussi les logiciels et le matériel informatique permettant "la mise en place d'une architecture de surveillance et de contrôle orwellienne, utilisée pour briser toute velléité de dissidence et de mobilisation".

Le rapport cite notamment "des technologies de surveillance individuelle, d'interception de masse, de collecte des données individuelles et de contrôle des foules (...) qui ont conduit à l'arrestation de dizaines de milliers d'opposants ou de militants".

"Si la révolution égyptienne de 2011 avait été portée par une génération Facebook ultra-connectée ayant su mobiliser les foules, la France participe aujourd'hui à l'écrasement de cette génération via la mise en place d'un système de surveillance et de contrôle visant à écraser dans l'oeuf toute expression de contestation", a accusé Bahey Eldin Hassan, directeur du CIHRS.

Les ONG rappellent que le 21 août 2013 le conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) déclarait que "les États membres ont décidé de suspendre les licences d'exportation vers l'Égypte de tous les équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression interne".

"Au moins huit entreprises françaises, encouragées par les gouvernements successifs, ont au contraire profité de cette répression pour engranger des profits records", accusent les ONG.

Elles réclament "aux entreprises et aux autorités françaises la cessation immédiate de ces exportations mortifères" et demandent "la mise en place d'une enquête parlementaire sur les livraisons d'armes à l'Égypte depuis 2013".

Avec AFP

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Al-Ahly remporte sa 9e Ligue des champions d'Afrique en battant Zamalek

Les joueurs d'Al Ahly célèbrent leur victoire en finale de la Ligue des champions de la CAF face au Zamalek au Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.

Le club d'al-Ahly a décroché vendredi son 9e titre de champion d'Afrique des clubs de football en battant le Zamalek (2-1), son grand rival cairote, dans une finale 100% égyptienne.

Le club le plus couronné du continent a ouvert le score sur corner par le milieu de terrain Amr al-Soleya (5e), puis Shikabala a égalisé pour Zamalek.

Au final, c'est une frappe spectaculaire de Mohamed "Afsha" Magdy (85e) qui a donné la victoire à al-Ahly.

Cette finale palpitante a complété une compétition qui a commencé en août de l'année dernière et qui a été constamment retardée par la pandémie du coronavirus.

Le onze de départ d'Al Ahly au Stade international du Caire, en Egypte, le 27 novembre 2020.
Le onze de départ d'Al Ahly au Stade international du Caire, en Egypte, le 27 novembre 2020.

Grâce à ce succès, le Sud-Africain Pitso Mosimane est devenu le troisième entraîneur, après l'Argentin Oscar Fullone et l'Égyptien Mahmoud el Gohary, à remporter le titre de champion de la Ligue des champions avec deux clubs.

Auparavant, M. Mosimane avait conduit les Mamelodi Sundowns d'Afrique du Sud à une victoire 3-1 sur le même Zamalek il y a quatre ans, lors de la finale de 2016.

Avant le coup d'envoi, les deux équipes ont observé un moment de silence en l'honneur de l'icône argentine Diego Maradona, décédé mercredi.

Le onze de départ de Zamalek au Stade international du Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.
Le onze de départ de Zamalek au Stade international du Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.

Exercices conjoints des forces armées aériennes de l'Égypte et du Soudan

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Le désert des Mamlouks, ou la Cité des morts qui ravive l'économie locale

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En Egypte, la "Cité des morts" fait vivre une communauté

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Le Zamalek favori contre le Raja en demi-finale retour de la Ligue des Champions d'Afrique

Le gardien de Zamalek Ahmed al-Shenawy lors de la super coupe d'Egypte match de football entre Al-Ahly SC et les clubs de football égyptiens de Zamalek, le 15 octobre 2015 au stade Sheik Hazza Bin Zayed à Al-Ain , EAU. PHOTO AFP / MARWAN NAAMANI

Le Zamalek (Egypte) est favori de la demi-finale retour de la Ligue des champions d'Afrique, déjà reportée deux fois, qu'il disputera finalement mercredi face au Raja Casablanca, après avoir remporté 1-0 le match aller au Maroc.

Cette demi-finale aura lieu au Caire et la finale, le 27 novembre prochain, est prévue au stade Borg al-Arab d'Alexandrie, entre le vainqueur de mercredi et un autre club égyptien, Al Ahly, le grand rival historique du Zamalek, a confirmé la Confédération africaine de football (CAF).

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, a lui aussi été touché par le Covid-19, tout comme un total de 16 joueurs du Raja, ce qui avait provoqué les deux reports successifs de la demi-finale, et dans la foulée celui de la finale initialement prévue ce vendredi.

Le Zamalek, à domicile, espère refaire le coup du match aller, quand sa vedette marocaine Ashraf Bencharki avait marqué le seul but. L'entraîneur portugais Jaime Pacheco compte aussi sur des joueurs ayant manqué le match aller, comme le Tunisien Ferjani Sassi, lui aussi touché par le virus.

Selon Mido, l'ancien joueur égyptien de l'Ajax, de Tottenham et de Marseille, "le Raja est une bonne équipe mais n'a pas été dangereux pour le Zamalek au match aller. Ils ont passé leur temps à chercher un penalty dans la surface adverse".

Le Raja, dirigé par Jalam Al-Salami, a quand même bon espoir de renverser la tendance, malgré le manque de condition physique lié à la pandémie de coronavirus. Pour Salami, "les gros matches décisifs échappent à la logique". Il espère aussi que l'arbitrage sera meilleur qu'au match aller, "quand nous avons été privés d'un match nul".

Le milieu de terrain du Raja Abderrahim Achchakir est convaincu que le club marocain peut surmonter ce déficit de 1-0 au Caire: "Nous pouvons le faire", a déclaré le joueur de 33 ans, pour qui "le Raja a été très malchanceux de perdre le match aller": "Nous avons dominé à la fois au niveau de la possession et du territoire".

Programme des derniers matches de la Ligue des champions de la CAF:

Demi-finale retour, mercredi au Caire (20h00 locales, 18h00 GMT):

Zamalek (EGY) - Raja Casablanca (MAR) (match aller: 1-0)

Finale, le 27 novembre à Alexandrie (20h00 locales, 18h00 GMT):

Al Ahly (EGY) contre Zamalek (EGY) ou Raja Casablanca (MAR)

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