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Ibrahim Boubacar Keïta affirme que la force antijihadiste du G5 Sahel "prouvera son efficacité"


Le président Ibrahim Boubacar Keita s’exprime lors du sommet G5 Sahel au palais présidentiel de Koulouba, Bamako, Mali, 2 juillet 2017.

M. Keita s'exprimait au terme d'une visite à Ouagadougou où il était arrivé mercredi soir pour la dernière étape d'une "tournée de travail" dans les pays membres du G5 Sahel aux fins de "convenir d'un discours commun" avant une rencontre de haut niveau aux Nations unies, à New-York.

La force antijihadiste du G5 Sahel, en voie de formation, "prouvera son efficacité dans un futur proche", a affirmé jeudi le président malien Ibrahim Boubacar Keïta en visite à Ouagadougou.

"Nous avons compris que notre défense et notre sécurité ont des prérogatives et des devoirs qui nous incombent en tout premier chef. Dès lors, il fallait trouver le système et il est trouvé. Il est cohérent, il est pertinent et il prouvera son efficacité dans un futur proche", a déclaré M. Keita, en compagnie du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

M. Keita s'exprimait au terme d'une visite à Ouagadougou où il était arrivé mercredi soir pour la dernière étape d'une "tournée de travail" dans les pays membres du G5 Sahel aux fins de "convenir d'un discours commun" avant une rencontre de haut niveau aux Nations unies, à New-York.

"Je n'irai pas esseulé à New-York. Nous serons coude-à-coude, les pays du G5 Sahel. Le G5 Sahel est plus soudé que jamais et nous le serons davantage, de jour en jour et de mieux en mieux", a-t-il indiqué.

Samedi, le président Ibrahim Boubacar Keita a inauguré à Sévaré, dans le centre du Mali, le poste de commandement central de cette force conjointe qui comptera à terme 5.000 hommes issus des pays de la zone sahélo-saharienne (Mali, Niger,Tchad, Burkina Faso et Mauritanie) en butte aux attaques et attentats des jihadistes.

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, soutenus par le président français Emmanuel Macron, avaient acté le 2 juillet à Bamako la constitution de cette force et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

Cette force est encore en formation. Son financement est loin d'être bouclé : seulement 50 millions d'euros ont été promis sur les 450 jugés nécessaires.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l'opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création de cette force.

Avec AFP

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