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La CPI dira le 6 juillet si Prétoria est coupable de n'avoir pas arrêté Omar el-Béchir


Le président Omar el-Béchir, 9 juillet 2012.

Les représentants de l'Afrique du Sud et la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) sont convoqués le 6 juillet à La Haye pour assister au rendu de décision de la cour.

La CPI annoncera le 6 juillet sa décision concernant la violation ou non des lois internationales par l'Afrique du Sud qui avait refusé d'arrêter sur son sol en 2015 le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour.

La CPI convoque pour le 6 juillet les représentants de l'Afrique du Sud et la procureure de la Cour pour assister à son rendu de décision, précise un communiqué officiel.

Pretoria avait affirmé en avril 2017 au cours d'une audience inédite devant la CPI n'avoir violé aucune loi en refusant d'arrêter sur son sol en 2015 Omar el-Béchir.

"Il n'est et n'était pas du devoir de l'Afrique du Sud, aux termes du droit international, d'arrêter le chef en exercice d'un Etat non membre (de la Cour) comme M. Béchir", avait déclaré Dire Tladi, conseiller juridique de l'Afrique du Sud, dénonçant "l'incohérence et le manque de clarté" des lois, des règles et de la jurisprudence.

A la mi-juin 2015, Pretoria avait ainsi laissé Omar el-Béchir rentrer chez lui après sa participation à un sommet de l'Union africaine à Johannesburg.

Jamais inquiété jusqu'à présent, le président soudanais est visé par deux mandats d'arrêt internationaux émis par la CPI en 2009 et 2010 pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis au Darfour, province de l'ouest du Soudan en proie depuis 2003 à une guerre civile qui a fait 330.000 morts, selon l'ONU.

Avec aFP

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