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Etats-Unis: la question du mariage gay devant la Cour suprême

La Cour entendra des arguments, ce mercredi 27 mars, dans le second de deux cas qui pourraient ouvrir la voie au mariage gay dans tout le pays.

La Cour suprême américaine entendra des arguments ce mercredi dans le second de deux cas qui pourraient ouvrir la voie au mariage gay dans tout le pays.

Les neuf juges examineront la Loi sur la Défense du Mariage, une loi fédérale qui définit le mariage strictement comme l’union d’un homme et d’une femme.

La cour a entendu plus d'une heure d'arguments mardi sur l'autre cas - une loi californienne interdisant le mariage homosexuel dans cet État. La question est de savoir si cette loi viole la clause constitutionnelle de protection égale.



Le juge Anthony Kennedy s’est demandé si la cour s’aventurait dans ce qu'il a appelé des «eaux inexplorées", disant que la question du mariage homosexuel est encore trop nouvelle pour en connaître l'impact sociologique.

Alors que l’audience se déroulait à la Cour, les activistes des deux camps manifestaient non loin de là, près du Capitole. De telles manifestations ont lieu non seulement dans la capitale fédérale, mais dans plusieurs autres villes.

De récents sondages d'opinion montrent qu'une majorité d'Américains soutiennent désormais le mariage homosexuel. Il a été légalisé dans neuf États et à Washington, DC. Il est interdit dans 39 États.



Pour ses partisans, c’est une question de droits civiques et humains. Ils espèrent une décision semblable à celle de 1967 invalidant les lois des États qui interdisaient les mariages interraciaux.

Mais pour les adversaires du mariage homosexuel, l’institution du mariage doit être protégée afin de garantir la pérennité de la cellule familiale.

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Le milliardaire Bloomberg assailli par ses rivaux pour son premier débat démocrate

L'ancien maire de New York Mike Bloomberg et la sénatrice Elizabeth Warren du Massachusetts lors du débat de Las Vegas (Photo by Mark RALSTON / AFP)

"Un milliardaire arrogant" qui a soutenu des "politiques racistes": le candidat à la Maison Blanche Michael Bloomberg a été vertement critiqué mercredi par ses rivaux pour l'investiture démocrate dès l'ouverture de son premier débat télévisé de la campagne.

D'une intensité rare, le ton est immédiatement monté lors du débat démocrate organisé à Las Vegas, dans le Nevada, entre les candidats qui espèrent défier le républicain Donald Trump lors de la présidentielle de novembre.

Le sénateur indépendant Bernie Sanders, grand favori dans les sondages, a également reçu sa part d'attaques nourries.

"J'aimerais parler de notre adversaire. Un milliardaire qui traite les femmes de grosses nanas et de lesbiennes à tête de cheval. Et non je ne parle pas de Donald Trump. Je parle de Michael Bloomberg", a lancé la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, provoquant des cris stupéfaits dans la salle.

Elle l'a dans la foulée accusé d'avoir "soutenu des politiques racistes", en référence notamment aux interpellations et fouilles arbitraires ("stop-and-frisk"), accusées d'avoir suscité une explosion des contrôles au faciès à New York lorsqu'il était maire de la ville.

Cette pratique, pour laquelle M. Bloomberg s'est récemment excusé après l'avoir longtemps défendue, visait les "Afro-américains et les Hispaniques de façon indécente", a tonné Bernie Sanders.

Face à ces accusations reprises par d'autres sur le plateau, Michael Bloomberg a cherché à se présenter en démocrate le plus apte à gagner la présidentielle du 3 novembre, en taclant notamment le socialiste Bernie Sanders, qui n'a, selon lui, "aucune chance de battre le président Trump".

"Qui peut battre Donald Trump? Et qui peut faire le travail s'il arrive à la Maison Blanche? Je dirais que je suis le candidat qui peut faire ces deux choses", a ajouté M. Bloomberg en rappelant son passé de maire d'une ville cosmopolite et ses investissements dans des causes philanthropes.

"Les démocrates prennent un énorme risque si on ne fait que remplacer un milliardaire arrogant par un autre", a au contraire lancé Mme Warren.

N'ayant pas affronté de débat depuis plus d'une décennie, M. Bloomberg a parfois semblé en retrait, passant d'un ton hésitant à des accents plus fermes. Trop, parfois, au goût du public qui l'a hué après certaines réponses jugées cassantes.

- Buttigieg attaque Sanders -

Neuvième homme le plus riche du monde en 2019 selon Forbes, Michael Bloomberg se présente en candidat capable de rassembler au centre. Le patron de l'agence de presse Bloomberg finance sa candidature à coup de centaines de millions de dollars tirés de ses fonds personnels.

Bernie Sanders, âgé de 78 ans, connaît lui une forte poussée depuis ses excellents résultats dans les deux premiers Etats qui ont voté: l'Iowa et le New Hampshire.

Il arrive désormais nettement en tête de la moyenne nationale des sondages établie par le site RealClearPolitics (27,8%), devant l'ancien vice-président modéré Joe Biden (17.8%), 77 ans.

Sans s'être encore présenté à une seule primaire, Michael Bloomberg, 78 ans, a lui grimpé jusqu'à la troisième place (16,1%).

Elizabeth Warren est en perte de vitesse à la quatrième place (12,3%), suivie par deux modérés avec le vent en poupe, l'ex-maire de South Bend Pete Buttigieg (10,3%) puis la sénatrice Amy Klobuchar (6,4%).

Forts de ses réussites dans l'Iowa et le New Hampshire, M. Buttigieg a tenté mercredi de se présenter en alternative entre MM. Sanders et Bloomberg.

"La plupart des Américains ne s'y retrouvent pas s'ils doivent choisir entre un socialiste qui pense que le capitalisme est à la racine de tous les maux et un milliardaire qui pense que l'argent doit être à la racine de tous les pouvoirs", a-t-il lancé.

- Bloomberg, ex-républicain -

Après une entrée très tardive dans la campagne, en novembre, M. Bloomberg a opté pour une stratégie rarissime dans l'histoire des primaires américaines: faire l'impasse sur les quatre premiers Etats qui votent en février.

A 78 ans, il entrera donc dans la course lors du "Super Tuesday" du 3 mars, lorsque 14 autres Etats voteront.

Disposant d'une fortune personnelle estimée à environ 60 milliards de dollars, il a déjà dépensé plus de 300 millions en spots publicitaires. Il y souligne son engagement pour la lutte contre le changement climatique et contre les violences par armes à feu.

Ancien républicain devenu indépendant avant de passer démocrate, Bloomberg y met aussi en avant ses propositions censées aider les minorités.

Observateur régulier, et ironique, de la course démocrate, Donald Trump surnomme M. Bloomberg "Mini Mike", en allusion à sa taille (1,70 m). Par tweets moqueurs interposés, ce dernier affirme que M. Trump a peur de l'affronter dans les urnes.

"J'ai entendu qu'il se faisait démolir ce soir", a lancé le président républicain devant des milliers de partisans, depuis l'Arizona.

Le débat de mercredi se tient dans le Nevada car cet Etat organisera samedi le troisième vote des primaires.

Bloomberg utilise des images d'Obama dans la course aux primaires

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Michael Bloomberg participe à son premier débat mercredi soir

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En Inde, un fan vénère la statue de Trump

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Syrie : frappes dans la province d'Idleb

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