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La Cour suprême rejette le recours de l'ex-maire de Dakar Khalifa Sall

Khalifa Sall devant la presse, le 19 mars 2009 à Dakar.

La Cour suprême du Sénégal a rejeté jeudi un recours de l'ex-maire de Dakar Khalifa Sall qui contestait sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie, à moins de deux mois de l'élection présidentielle à laquelle M. Sall est candidat.

La Cour "rejette les pourvois formés par Khalifa Ababacar Sall", qui sont "irrecevables ou mal fondés", a déclaré le président de l'audience de la chambre criminelle de la Cour suprême, Amadou Baal.

La défense de Khalifa Sall, un des principaux opposants au président Macky Sall pour la présidentielle du 24 février, a immédiatement annoncé son intention d'introduire un ultime recours.

"Dès que la décision nous sera notifiée, nous allons introduire la procédure de rabat d'arrêt", qui permet aux parties de contester un arrêt pris en cassation en cas "d'erreur manifeste", a déclaré à la presse l'un des avocats de Khalifa Sall, Seydou Diagne.

Selon sa défense, cette procédure rare a un "effet suspensif" lorsque la plus haute juridiction du pays est amenée à trancher dans une matière relevant du droit pénal.

En prison depuis près de deux ans, Khalifa Sall, 62 ans, reste en course pour la présidentielle, estiment ses partisans.

"La Cour a rejeté l'ensemble des pourvois" mais "elle n'a pas privé Khalifa Sall de ses droits civiques. Jusqu'à ce jour, il reste électeur et éligible", a expliqué un autre des ses avocats, Amadou Ali Kane, alors que plusieurs dizaines de partisans de l'ancien maire de la capitale manifestaient aux abords de la Cour suprême, placée sous haute protection policière.

Khalifa Sall, un socialiste dissident, avait été condamné à cinq ans de prison pour "escroquerie sur les deniers publics" le 30 août par la cour d'appel de Dakar dans un dossier concernant la gestion de la capitale sénégalaise, dont il était maire depuis 2009.

Elu maire de Dakar en 2009 et réélu en 2014, Khalifa Sall avait été révoqué de ses fonctions de maire par le chef de l'Etat au lendemain de sa condamnation en appel.

Il est considéré comme l'un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes Macky Sall, qui vise une réélection dès le premier tour.

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Ousmane Sonko officiellement candidat à la présidentielle sénégalaise

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L'opposant sénégalais Ousmane Sonko officialise sa candidature à la présidentielle

Des manifestants tiennent des drapeaux du Sénégal et un portrait de l'opposant et maire de Ziguinchor Ousmane Sonko à la place de l'Obélisque à Dakar, le 8 juin 2022.

Le principal opposant sénégalais Ousmane Sonko a officialisé jeudi sa candidature à la présidentielle de 2024 et a accusé le président Macky Sall et la France de se liguer pour l'empêcher de se présenter.

La candidature de M. Sonko, troisième à la présidentielle de 2019, ne faisait de doute pour personne depuis longtemps.

M. Sonko, 49 ans, chef du parti Pastef, élu maire de Ziguinchor (sud) en janvier, tient un discours à la fois souverainiste, panafricaniste et social, pourfendant les élites et la corruption. Il pilonne aussi l'emprise économique et politique exercée selon lui par l'ancienne puissance coloniale française et les multinationales.

Défenseur des valeurs religieuses et traditionnelles, tranchant par son âge avec une grande partie de la classe politique, à l'aise dans les médias, l'ancien inspecteur des impôts à la rapide ascension politique jouit d'une grande popularité parmi les jeunes dans une population dont plus de la moitié a moins de 20 ans.

Ses détracteurs dénoncent en lui un populiste n'hésitant pas à souffler sur les braises sociales. Il est depuis 2021 sous le coup d'une inculpation pour viols présumés contre une employée d'un salon de beauté où il allait se faire masser. Sa mise en cause avait contribué à plusieurs jours d'émeutes meurtrières, de pillages et de destructions. M. Sonko crie à la machination du pouvoir.

"Moi Ousmane Sonko, s'il plaît à Dieu et si mon parti le veut, je suis candidat à l'élection présidentielle de 2024. Personne n'est mieux placé que nous pour gagner", a déclaré M. Sonko devant la presse à Dakar.

C'est parce que Macky Sall et la France redoutent son avènement que, "tous les jours, leurs laboratoires tournent à plein régime en fabriquant énormément de complots. Leur objectif est de trouver un motif de condamnation pour empêcher la candidature de Ousmane Sonko", a-t-il ajouté.

Il a accusé M. Sall de susciter des dossiers "de terrorisme, de rébellion, de viol imaginaire fabriqués avec le soutien de la France" et s'en est pris à des "médias français, porte-voix officieux de l'Elysée" qui le décriraient en "dangereux homme politique".

Il a répété ne rien avoir contre le peuple français.

Un autre opposant, l'ancien ministre Malick Gackou, a annoncé mercredi sa candidature en 2024.

M. Sonko officialise sa candidature dans la foulée des législatives du 31 juillet. Le camp présidentiel y a perdu la majorité absolue au Parlement et ne devrait bénéficier d'une majorité d'une seule voix grâce au ralliement d'un député isolé.

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