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L'Union africaine exige la libération du président malien arrêté par des mutins

Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, assiste à la signature d'un accord de paix entre le gouvernement de la République centrafricaine et 14 groupes armés à Khartoum, Soudan, le 5 février 2019. (Photo by ASHRAF SHAZLY / AFP)

La Commission de l'Union africaine a dénoncé mardi l'arrestation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, appelant à sa "libération immédiate", dans une déclaration publiée sur son site web.

Le président de la commission, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, "condamne fermement toute tentative de changement anti constitutionnel et appelle les mutins à cesser tout recours à la violence et au respect des institutions républicaines", lit-on dans la déclaration.

Le président Keïta, 75 ans, et le Premier ministre Boubou Cissé ont été arrêtés en fin d'après-midi à Bamako par des militaires après une mutinerie qui a commencé dans le camp Soundiata Keïta à Kati, dans la banlieue de Bamako.

La déclaration de l'UA fait écho à des appels similaires venant des pays occidentaux et de l'organisme sous-régional, la CEDEAO, qui tentait ces dernières semaines de trouver une solution pacifique à la crise qui secoue le Mali depuis des mois.

Entre temps, à Bamako, des scènes de liesse sont diffusées sur les réseaux sociaux.

Des foules se sont rassemblées sur la place de l'Indépendance, épicentre de la contestation depuis juin.

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La force Barkhane a débuté la phase finale du transfert de la base de Kidal

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Le transfert de la base française de Kidal a commencé

Des soldats de l'opération Barkhane porté par les troupes françaises dans la région du Sahel en Afrique, à Inaloglog, au Mali, le 17 octobre 2017.

La force antijihadiste Barkhane a débuté mardi matin la phase finale du transfert de la base de Kidal, dans le nord du Mali, vers la force des Nations unies (Minusma) et de l'armée malienne, a indiqué l'état-major français.

"Le dernier convoi logistique est parti pour Gao ce matin à 5 heures. Un détachement de Barkhane restera sur place pour les dernières formalités administratives et logistiques", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

"Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali.

Les relations entre Paris et Bamako se sont envenimées le 25 septembre, lorsque le Premier ministre de transition malien, Choguel Kokalla Maïga, a accusé la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, d'"abandon en plein vol". Des critiques censées justifier le possible recours au groupe de sécurité privée russe Wagner, décrit comme proche du président Vladimir Poutine, pour compenser la réduction de la voilure de Barkhane.

Le détachement de Barkhane qui demeure à Kidal, dont les effectifs n'ont pas été révélés "pour des raisons de sécurité", sera amené à faire de la "réassurance" auprès des partenaires de la France, a précisé le porte-parole en insistant sur un processus "contrôlé, maîtrisé, sécurisé".

"Il n'est pas question de laisser dire qu'on abandonne le Mali", a-t-il insisté.

La Minusma compte à Kidal 1.300 soldats, des Guinéens et des Tchadiens. Les forces maliennes en rassemblent pour leur part 400, a précisé cette même source.

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