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La Chine veut lancer sa première sonde vers Mars en juillet

This May 12, 2016 image provided by NASA shows the planet Mars. (NASA/ESA/Hubble Heritage Team - STScI/AURA, J. Bell - ASU, M. Wolff - Space Science Institute via AP)

Le pays investit des milliards d'euros dans son programme spatial: il lance des satellites, prévoit d'envoyer des hommes sur la Lune, et vient courant mai de lancer un nouveau vaisseau.

"Notre objectif était d'envoyer la sonde vers Mars courant 2020", a indiqué la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC).

"Ce grand projet avance comme prévu et nous visons un lancement en juillet", a-t-elle souligné dimanche dans un communiqué.

Il faudrait sept mois pour parcourir la distance Terre-Mars et la sonde chinoise n'arrivera pas à destination avant 2021. La distance change constamment mais est au minimum de 55 millions de kilomètres.

Baptisée "Tianwen" ("Questions au ciel"), la mission chinoise a trois objectifs: placer en orbite martienne une sonde, la faire atterrir sur la planète rouge, puis téléguider à la surface un robot pour y mener des analyses.

La Chine a déjà réalisé une opération similaire sur la Lune, où elle a déposé dès 2013 un petit "rover" téléguidé à roues (baptisé "Lapin de jade"), puis son successeur en janvier 2019 (sur la face cachée de l'astre lunaire, une première mondiale).

Le pays asiatique n'est pas le seul sur le créneau des missions martiennes.

Les Etats-Unis, qui ont déjà envoyé quatre véhicules exploratoires sur Mars, doivent lancer entre juin et août leur cinquième (nommé "Perseverance"). Il devrait arriver vers février 2021.

Les Emirats arabes unis vont lancer le 15 juillet la première sonde arabe en direction de la planète rouge, depuis le Japon.

Par contre, la mission russo-européenne ExoMars, victime de difficultés techniques aggravées par l'épidémie de Covid-19 et qui espérait lancer cet été un robot vers Mars, a été reportée à 2022.

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En visite en Corée, Nancy Pelosi attendue à la zone démilitarisée

La présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi ici avec son homologue sud-coréen Kim Jin-pyo en août 2022.

Après sa visite très médiatisée à Taïwan, Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants américaine, doit se rendre jeudi à la frontière ultra-fortifiée qui sépare la Corée du Sud de son voisin du nord, a indiqué un représentant des autorités à l'AFP.

Mme Pelosi, arrivée à Séoul mercredi soir, doit visiter la "zone démilitarisée" (DMZ), a indiqué un responsable sud-coréen. Elle serait ainsi le plus haut responsable américain à se rendre dans le village frontalier de Panmunjom depuis Donald Trump. En 2019, le président américain de l'époque y avait rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Lors d'une rencontre avec le le président de l'Assemblée nationale sud-coréenne, Kim Jin-pyo, Mme Pelosi a évoqué les programmes d'armes nucléaires de la Corée du Nord. Ils ont "exprimé leurs inquiétudes quant à aux menaces grandissantes que fait peser la Corée du Nord", selon une déclaration commune à l'issue de leur rencontre.

La Corée du Nord a réalisé cette année un nombre record d'essais d'armes. Les deux parlementaires ont appelé à une "dissuasion forte et étendue contre la Corée du Nord", et affirmé qu'ils soutiendraient les efforts de leurs dirigeants pour amener Pyongyang à se dénucléariser.

Mme Pelosi doit s'entretenir par téléphone avec le président sud-coréen Yoon Suk-yeol, en vacances cette semaine, selon des responsables. Les médias locaux ont critiqué l'attitude de M. Yoon vis à vis de Mme Pelosi, soulignant qu'il ne la rencontrera pas en personne et que son administration n'a pas envoyé de délégation pour l'accueillir à l'aéroport.

M. Yoon a pris ses fonctions en mai et s'est engagé à renforcer les liens avec les États-Unis, notamment en intensifiant les manœuvres militaires conjointes qui suscitent l'ire de Pyongyang. Ces exercices, suspendus en raison notamment de la pandémie de Covid-19, débuteront à la fin du mois.

Lors d'une brève conférence de presse à Séoul, lors de laquelle elle n'a répondu à aucune question, Mme Pelosi a salué la relation "spéciale" entre Séoul et Washington – mais n'a pas évoqué sa visite à Taipei.

Le déplacement de Mme Pelosi, la plus haute responsable américaine élue à se rendre, depuis 25 ans, sur ce territoire revendiqué par la Chine, a déclenché la fureur de Pékin. Pékin a démarré jeudi les plus importantes manœuvres militaires de son histoire autour de Taïwan.

La Chine est l'alliée de longue date et le principal soutien économique de la Corée du Nord. Mercredi, Pyongyang a qualifié cette visite d'"ingérence impudente" dans les affaires intérieures de la Chine et assuré Pékin de son "soutien total".

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La Chine a tiré des missiles balistiques autour de Taïwan

Des touristes qui se trouvaient en bord de mer, sur l'île de Pingtan, ont assisté aux tirs chinois.

La Chine a tiré jeudi des missiles et déployé chasseurs et navires dans les eaux entourant Taïwan, au premier jour d'exercices militaires d'une ampleur inédite autour de l'île en réponse à la visite de la présidente de la chambre des représentants des Etats-Uni Nancy Pelosi à Taipei.

Malgré les fermes avertissements de Pékin, qui considère Taïwan comme une de ses provinces, Mme Pelosi, une des plus hautes responsables américaines, a séjourné mardi et mercredi sur l'île. L'initiative de Mme Pelosi est considérée par la Chine comme une provocation, un soutien aux partisans de l'indépendance de Taïwan et un reniement de la promesse des États-Unis de ne pas avoir de relations officielles avec l'île.

En réponse, l'armée chinoise a lancé une série d'exercices militaires dans six zones maritimes tout autour de Taïwan, au niveau de routes commerciales très fréquentées et parfois à seulement 20 kilomètres des côtes taïwanaises. Les manœuvres, qui ont débuté jeudi à midi (04H00 GMT), incluaient notamment "des tirs de missiles conventionnels" vers les eaux au large de la côte est de Taïwan, a indiqué Shi Yi, un porte-parole des forces militaires chinoises.

A Taipei, Nancy Pelosi fait l'éloge de la démocratie taïwanaise
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"Tous les missiles ont atteint leur cible avec précision, testant les capacités de frappe de précision et de déni d'accès" à la zone, a-t-il souligné dans un communiqué. Condamnant des "actions irrationnelles qui minent la paix régionale", le ministère taïwanais de la Défense a confirmé que l'armée chinoise avait tiré "11 missiles" balistiques de type Dongfeng "entre 13H56 et 16H00 dans les eaux au nord, au sud et à l'est de Taïwan". Il n'a pas précisé s'ils avaient ou non survolé l'île.

Tir et détonation

A Pingtan, une île chinoise située non loin des manœuvres en cours, des journalistes de l'AFP ont assisté jeudi après-midi au tir de plusieurs projectiles, qui se sont envolés dans le ciel après des détonations, laissant derrière eux des panaches de fumée blanche.

A cet endroit de Chine continentale qui est le plus proche de Taïwan, les reporters ont également aperçu cinq hélicoptères militaires volant à basse altitude près d'un site touristique en bord de mer. Les exercices militaires chinois doivent s'achever dimanche à midi.

Nancy Pelosi en visite à Taïwan, malgré les avertissements de Pékin
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Selon le journal chinois Global Times, qui cite des analystes militaires, ces manœuvres sont d'une ampleur "sans précédent" et des missiles devraient survoler Taïwan pour la première fois.

"Si les forces taïwanaises viennent volontairement au contact de (l'armée chinoise) et viennent à tirer accidentellement un coup de feu, (l'armée chinoise) répliquera avec vigueur et ce sera à la partie taïwanaise d'en assumer toutes les conséquences", a indiqué à l'AFP une source militaire anonyme au sein de l'armée chinoise.

Les autorités de l'île ont condamné les exercices militaires, "un acte irrationnel visant à défier l'ordre international", selon elles. Pour Pékin, ces manœuvres – ainsi que d'autres, plus limitées, démarrées ces derniers jours – sont "une mesure nécessaire et légitime" après la visite de Mme Pelosi.

"Face à des provocations malveillantes qui enfreignent de manière aussi flagrante la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine, nos contre-mesures sont justifiées", a déclaré jeudi devant la presse Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Les exercices visent à simuler un "blocus" de l'île et incluent "l'assaut de cibles en mer, la frappe de cibles au sol et le contrôle de l'espace aérien", selon l'agence officielle Chine nouvelle.

Tensions récurrentes

Les principaux sites internet du gouvernement taïwanais ont été temporairement inaccessibles durant la visite de Nancy Pelosi, affirment les autorités de Taïwan, qui mettent cela sur le compte de cyberattaques qui seraient liées à la Chine et à la Russie.

Si l'hypothèse d'une invasion de Taïwan, peuplée de 23 millions d'habitants, reste peu probable, elle s'est amplifiée depuis l'élection en 2016 de l'actuelle présidente Tsai Ing-wen.

Issue d'un parti indépendantiste, Mme Tsai refuse, contrairement au gouvernement précédent, de reconnaître que l'île et le continent font partie "d'une même Chine". Les visites de responsables et parlementaires étrangers se sont également multipliées ces dernières années, provoquant l'ire de Pékin.

En réponse, la Chine du président Xi Jinping, qui se veut intraitable sur les questions de souveraineté, cherche à isoler diplomatiquement Taïwan et exerce une pression militaire croissante sur l'île. La Chine n'a toutefois aucune envie que la situation actuelle dégénère, déclarent des experts à l'AFP.

"Une guerre accidentelle" provoquée par un incident "est la dernière chose que souhaite Xi Jinping" avant le congrès du PCC, estime Titus Chen, professeur de sciences politiques à l'université nationale Sun Yat-Sen à Taïwan.

Amanda Hsiao, analyste Chine au cabinet de réflexion International Crisis Group, note toutefois que ces exercices "représentent une nette escalade par rapport à la norme des activités militaires chinoises autour de Taïwan et à la dernière crise du détroit de Taïwan en 1995-1996". Et "en agissant ainsi, Pékin indique qu'il rejette toute souveraineté" des autorités taïwanaises sur l'île, souligne-t-elle.

Fin de la visite de Nancy Pelosi à Taïwan, premières représailles de Pékin

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La présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, a quitté Taïwan au terme d'une visite historique et controversée à laquelle Pékin a répondu par des menaces et des annonces d'exercices militaires.

Pour la Chine, le voyage de Nancy Pelosi à Taïwan est une "provocation"

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Pékin lance des manœuvres militaires près des côtes taïwanaises

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