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La caméra cachée est "l'option ultime" pour enquêter sur la corruption dans le foot ghanéen

Les gens regardent le documentaire "Number 12" par le journaliste d'investigation Anas Aremeyaw Anas au sujet de l'ancien président de la Ghanian Football Association (GFA), Kwesi Nyantakyi, à Accra, le 10 juin 2018.

Pour le journaliste ghanéen Anas Aremeyaw Anas, qui a réalisé le documentaire Number 12, et déjà fait tomber le président de la fédération de football de son pays pour des soupçons de corruption, "dissimuler son nom et son identité est l'option ultime" pour pouvoir réaliser des enquêtes.

Il reçoit l'AFP, habillé comme à son habitude : une longue tunique à capuche, et le visage recouvert d'un long voile de perles rouges et blanches.

Personne, ou presque, ne sait qui est 'Anas' et pourtant il est considéré dans son pays comme le "super-héro anti-corruption" qui s'est donné pour mission de sauver l'Afrique de ces pratiques "meurtrières". "Personne ne le fera pour nous", aime-t-il à répéter.

"Comment se fait-il que l'Afrique ne parvienne jamais à arriver en phase finale des Coupes du Monde alors que nos joueurs sont parmi les meilleurs ?", s'interroge-t-il. "Savons nous combien de talents ont été gaspillés ou combien de joueurs arrivent à percer parce qu'ils ont payé ?"

Liasses de billets

Dans son film, Anas et des journalistes de son équipe ont piégé des dizaines d'arbitres du championnat ghanéen ou des grands championnats du continent, ainsi que le président de la Fédération nationale, en leur proposant des "cadeaux" amicaux. Autrement dit : des liasses de billets.

Le journaliste pourtant, avoue de but en blanc que le football ne l'intéresse pas et ne l'a jamais intéressé. Il reste toutefois très marqué par la tragédie du stade d'Accra le 9 mai 2001, où 127 personnes avaient trouvé la mort, écrasées ou asphyxiées lors d'un match, suite à une bousculade causée par une mauvaise décision de l'arbitre entre les Hearts d'Accra et l'équipe de Kumasi, les Asanté Kotoko.

>> Lire aussi : Number 12, le documentaire qui a fait exploser le football ghanéen

C'est d'ailleurs sur ce même derby que le documentaire Number 12 s'ouvre, Anas ayant piégé les arbitres de la rencontre. Le match se soldera une fois encore par une victoire par penalty des Hearts. Un an plus tard, avec la diffusion du film d'investigation, le Ghana a des pistes de réponses sur ce score à l'époque surprenant.

Les pratiques d'enquête du journaliste soulèvent de nombreuses critiques, même si la vaste majorité de la population le soutient.

Anas ne filme pas une situation de corruption en caméra cachée, il la met en scène. Ses proies cèdent à la tentation créée par le journaliste.

En 2015, il avait utilisé les mêmes procédés pour mettre à jour la corruption généralisée dans le système judiciaire de son pays et depuis une vingtaine de juges et de magistrats ont été limogés.

Ses pratiques ont probablement influencé des décisions judiciaires, ou dans le cas de Number 12, des résultats sportifs.

'Attaque frontale'

Mais le journaliste a "la peau dure" et se défend avec entrain aux critiques sur son éthique professionnelle : "Si vous êtes un criminel, vous êtes un criminel", assène-t-il. "Moi je crois à l'attaque frontale, pas aux bons sentiments."

"Vous ne pouvez pas dire que vous avez été piégés alors que vous saviez pertinemment ce qui allait se passer quand vous acceptez le rendez-vous, que vous avez accepté de l'argent pour commettre un crime".

Ses enquêtes l'ont porté auparavant dans des orphelinats ou des hôpitaux psychiatriques, où il a dénoncé également des pratiques de corruption. "Chaque minute, sur notre continent, des bébés meurent parce que quelqu'un a privé leur village de l'argent qui leur revient."

>> Lire aussi : Le gouvernement décide de dissoudre la fédération de football au Ghana

Ce n'est pas la corruption dans le football qu'Anas veut démanteler, c'est la corruption dans son ensemble : "Le football est un outil très puissant pour raconter l'histoire de l'Afrique et des Africains (...). Mais Number 12 doit être abordé dans une perspective globale."

"Je suis certain que désormais tout arbitre à qui quelqu'un proposera un pot-de-vin va y réfléchir à deux fois avant de l'accepter", se targue-t-il.

Les répercussions de Number 12 ont été immédiates : en moins d'une semaine, le président de la fédération ghanéenne du football (GFA) a démissionné de ses fonctions, et un arbitre kényan pris la main dans le sac s'est retiré de la Coupe du Monde de Russie où il devait travailler comme assistant.

"Couvrir ces gens de honte est la meilleure manière (de les punir)", conclut Anas. "Les mettre derrière les barreaux est un plus."

Avec AFP

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Manchester United prend la défense de Paul Pogba

Manchester United prend la défense de Paul Pogba
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Un maillot de basket de Barack Obama adjugé 120.000 dollars

Le maillot de Barack Obama adjugé 120.000 dallars, USA, le 19 aout 2019

Un maillot de basket ayant appartenu à l'ex-président américain Barack Obama s'est vendu lundi aux enchères pour 120.000 dollars, a indiqué la maison qui organisait la vente au Texas.

Le maillot portant le numéro 23 appartenait à Barack Obama lorsqu'il avait 18 ans et était en Terminale au lycée Punahou, à Hawaï, où il habitait alors, a précisé la maison d'enchères Heritage Auctions.

Son prix avait été estimé avant la vente aux environs de 100.000 dollars.

L'ex-président Obama est un fan de basket, un sport qu'on l'a souvent vu pratiquer quand il était à la Maison Blanche, avec le personnel de la présidence, des célébrités ou d'autres visiteurs.

Manchester United condamne des injures racistes contre Paul Pogba

Paul Pogba célèbre son but en croisant les bras pour protester contre l'esclavage en Libye, Angleterre, le 18 novembre 2017.

Manchester United "condamne catégoriquement", dans un communiqué publié lundi, les insultes racistes reçues par Paul Pogba sur les réseaux sociaux après son penalty manqué face à Wolverhampton (1-1) la veille.

"Tout le monde à Manchester United est dégoûté par les injures racistes proférées contre Paul Pogba la nuit dernière et nous les condamnons catégoriquement", ont déclaré les Red Devils.

Le champion du monde français est le troisième joueur en Angleterre victime d'insultes racistes sur les réseaux sociaux la semaine dernière pour avoir manqué un penalty après le jeune attaquant anglais de Chelsea Tammy Abraham et l'ancien joueur de Sochaux Yakou Meite, qui évolue aujourd'hui en D2 anglaise avec Reading.

"Les personnes qui ont exprimé ces opinions ne représentent pas les valeurs de notre grand club et il est encourageant de voir la grande majorité de nos fans condamner également cela sur les médias sociaux", souligne Manchester United.

Pogba a reçu lundi le soutien de Marcus Rashford: "Assez maintenant, il faut que ça s'arrête @Twitter", a apostrophé le coéquipier du milieu de terrain français de 26 ans.

"Manchester United est une famille. @paulpogba est une énorme partie de cette famille. Si vous l'attaquez, vous nous attaquez tous. @ManUtd", a également tweeté Rashford.

"A vomir. Les réseaux sociaux doivent faire quelque-chose à ce sujet", a appuyé un autre coéquipier, le néo-Mancunien Harry Maguire.

Une opinion partagée par l'association Kick It Out, qui lutte contre le racisme dans le football anglais: "Le nombre de posts du même acabit depuis le début de la saison montre à quel point les propos discriminatoires en ligne sont hors de contrôle", a déploré l'organisation mardi. "Sans action immédiate et la plus forte possible, ces actes lâches continueront à se multiplier", a-t-elle averti.

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