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La Californie va finalement déployer des soldats comme demandé par Trump

Une unité de la Garde nationale patrouille à la frontière entre les États-Unis et le Mexique à Sasabe, en Arizona, le19 janvier 2007.

La Californie va finalement déployer 400 soldats de l'armée de réserve ("national guard") notamment à sa frontière avec le Mexique, comme le réclamait le président américain Donald Trump, lors d'une apparente volte-face, d'après un communiqué mercredi.

Lundi, Ronald Vitiello, directeur adjoint du service des douanes et de la protection des frontières des Etats-Unis, avait dit avoir reçu un message du gouverneur de Californie Jerry Brown, selon lequel celui-ci "ne participerait pas" au déploiement de la Garde nationale.

>> Lire aussi : La Californie poursuit l'agence américaine de l'environnement

M. Brown a cependant annoncé mercredi dans un communiqué que, faisant "suite à son engagement à lutter contre la criminalité transnationale", l'Etat de Californie allait "mobiliser jusqu'à 400 membres de la garde nationale pour combattre les gangs, les trafiquants d'êtres humains, les armes illégales et les passeurs de drogues à travers l'Etat, le long de la côté et de la frontière américano-mexicaine".

Jerry Brown a pris cette décision après avoir obtenu "l'assurance que le gouvernement fédéral financerait la mission" entièrement, et ces gardes s'ajouteront aux 250 déjà à pied d'oeuvre dans le grand Etat de l'ouest américain, un bastion démocrate.

Le gouverneur insiste: les militaires ne participeront pas à "l'application des lois sur l'immigration ou à la construction d'une barrière à la frontière".

Mardi, le président républicain avait twitté que "Jerry Brown et la Californie ne recherchent pas la sécurité le long de leur très poreuse frontière. Il n'arrive pas à se décider pour que l'armée de réserve patrouille et protège la frontière. Le taux de criminalité élevé va encore grimper. Le mur très attendu à San Diego a déjà commencé" à être bâti.

La Californie et le gouvernement américain sont en proie à une joute politique et légale sur l'immigration et l'environnement, Jerry Brown ayant notamment déclaré que son Etat était un "sanctuaire" et ne coopèrerait pas avec la police fédérale de l'immigration.

Mardi, Jerry Brown avait balayé les accusations du président, affirmant qu'à sa connaissance un accord était atteint même s'il devait être officialisé.

La semaine dernière, il s'était dit prêt à déployer des militaires si leur mission n'était pas focalisée sur l'immigration clandestine mais sur la criminalité.

Mardi lors d'une conférence de presse, il avait répété ses arguments en réaction au tweet présidentiel: "le trafic de drogue ou d'êtres humains, les armes à feu qui vont au Mexique vers les cartels, tout cela c'est combattre la criminalité pour moi".

"Essayer d'attraper des mères et des enfants désespérés, des mineurs non accompagnés venus d'Amérique centrale, c'est autre chose", avait-il ajouté.

"Nous voulons nous montrer coopératifs", avait-il encore insisté.

La Garde nationale, un corps de réserve de l'armée qui est déjà intervenu à la frontière en 2006, 2008 et 2010, a déployé quelques 960 militaires dans les Etats frontaliers d'Arizona, Nouveau Mexique et Texas, tous trois gouvernés par des républicains.

Avec AFP

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

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