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La Bolivie rapatrie ses ressortissants des pays voisins

Scène de la rue en période de pandémie de Covid-19 à El Alto, en Bolivie, le 19 mars 2020. (AP Photo/Juan Karita)

La Bolivie a rapatrié jeudi une centaine de jeunes ressortissants qui étaient bloqués au Pérou depuis la fermeture des frontières due à l'épidémie de coronavirus.

Après avoir transporté des Canadiens de la Bolivie au Pérou, un avion de la compagnie aérienne Amaszonas est rentré au pays en embarquant 108 étudiants boliviens, "qui se trouvaient dans un état d'urgence", a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Bolivie, qui a fermé ses frontières, doit répondre à la demande de centaines de ses ressortissants bloqués dans les pays voisins. La Paz et Santiago ont coordonné le retour en Bolivie de 1.700 Boliviens.

Environ 500 personnes sont rentrées il y a trois semaines et 480 autres doivent franchir la frontière vendredi. Les autres se trouvent en quarantaine dans la ville frontalière d'Iquique dans le nord-est du Chili.

Le gouvernement bolivien a prévu de laisser ses frontières terrestres et aériennes fermées jusqu'au 30 avril afin de contenir l'épidémie de coronavirus, qui a jusqu'à présent infecté 441 personnes et en a tué 29.

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Un député argentin dénude le sein de sa compagne et l'embrasse en pleine visioconférence

Photo d'illustration. (Reuters)

Un député argentin a été suspendu jeudi pour avoir, lors d'une session parlementaire en visioconférence, embrassé le sein de sa conjointe à ses côtés.

Sur l'écran géant installé au Parlement, lors de ces séances où seuls une partie des députés sont présents physiquement et alors que l'un d'entre eux a pris la parole, une femme apparaît sur la vignette d'écran au côté de Juan Emilio Ameri qui l'enserre de son bras.

Le député de la province de Salta a alors sorti un sein du t-shirt que portait la jeune femme et s'est mis à l'embrasser. La session parlementaire a d'abord été interrompue, puis suspendue, par le président du Parlement, Sergio Massa.

"Tout au long de ces mois en télétravail nous avons vécu différentes situations où un député s'est endormi ou un autre s'est caché, mais aujourd'hui nous avons vécu une situation qui dépasse les règles de bienséance de cette maison," a lancé M. Massa.

Ameri a tenté de s'excuser, affirmant qu'il pensait ne pas être connecté à ce moment-là. "La connexion est très mauvaise. Ma conjointe est sortie des toilettes. je lui ai demandé comment étaient ses prothèses et je l'ai embrassée, car elle a été opérée pour des prothèses mammaires", s'est défendu le député de 47 ans qui devrait connaître dans les cinq jours la sanction infligée par le Parlement.

Interviewé sur la chaîne d'information argentine Todo noticias, qui fait ses gros titres de l'affaire, le député, membre de la coalition gouvernementale Frente de Todos du président de centre-gauche Alberto Fernandez, a exprimé sa "grande honte" mais indiqué qu'il ne démissionnerait pas.

"Je vais attendre que mes pairs décident en commission et je verrai ensuite", a-t-il dit, se défendant à nouveau d'un "regrettable accident" dû "à une mauvaise connexion" internet. Il dit que, depuis, sa conjointe se sent "très mal" et "ne cesse de pleurer".

Libération d'une Salvadorienne détenue 5 ans pour avortement

Manifestation devant un tribunal pour la libération de femmes qui purgent de longues peines de prison pour avortement présumé, à San Salvador, le 13 décembre 2017. L'avortement est illégal dans toutes les situations au Salvador. (AP/Salvador Melendez)

La justice salvadorienne a libéré Cindy Erazo, condamnée en 2015 à 30 ans de prison pour homicide aggravé après un accouchement prématuré, en application de la loi stricte sur l'avortement en vigueur au Salvador.

"Cindy a retrouvé la liberté, après avoir subi un procès injuste et avoir passé plusieurs années de sa vie en prison pour quelque chose qu'elle n'avait pas commis", a déclaré mercredi Morena Herrera, coordinatrice d'une organisation qui lutte pour la dépénalisation de l'avortement au Salvador, l'Agrupacion Ciudadana por la Despenalizacion del Aborto.

Cindy Erazo est sortie mardi d'une prison salvadorienne. L'affaire remonte à août 2014, lorsque la jeune femme a subi un accouchement prématuré avec hémorragie dans les toilettes d'un centre commercial de la périphérie est de San Salvador.

Le Salvador a adopté dans les années 90 une législation draconienne qui interdit l'interruption de grossesse en toutes circonstances, même en cas de risque pour la vie de la femme.

En avril 2015, Cindy Erazo a donc été condamnée à 30 ans de prison pour homicide aggravé. Après un recours de sa défense devant la Cour suprême de justice du Salvador, la peine a été réduite à 10 ans en 2016.

Elle a bénéficié pour bonne conduite de la possibilité prévue par la loi de sortir de prison après avoir purgé la moitié de sa peine. "Nous sommes heureuses de la libération de Cindy, qui est une victoire de plus pour les femmes qui sont en prison et sont accusées injustement après avoir subi des urgences obstétrique", a déclaré Morena Herrera.

Selon des organisations de défense des droits des femmes, 18 femmes sont actuellement détenues au Salvador en raison de cette loi particulièrement répressive après avoir été condamnées pour interruption de grossesse.

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