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L'université paralysée par des grèves d'étudiants au Niger

Des étudiants nigériens sont rassemblés devant l'Assemblée nationale pour protester contre les conditions de vie à Niamey, le 17 mars 2015.

L'université de Niamey, qui compte 23.000 étudiants, est paralysée depuis trois semaines par des grèves d'étudiants.

Les étudiants observent une série de grèves à l'appel de l'Union des scolaires nigériens (USN-syndicat) pour notamment exiger l'annulation de l'exclusion de cinq responsables syndicaux étudiants.

"La situation s'est empirée à l'université" et "nous observons (encore) une grève de 72 heures dans toutes les facultés", a affirmé jeudi soir sur des médias locaux, Sita Diabiri, le secrétaire général de l'Union des étudiants nigériens à l'université de Niamey (Uenun) affilié à l'USN.

Jeudi, les forces de l'ordre ont dispersé à coups de grenades lacrymogènes un sit-in d'étudiants sur le campus, visant à perturber des examens à l'Ecole normale supérieure (ENS), selon des télévisions privées.

>> Lire aussi : L'université de Niamey s'enlise dans la crise

"Nous avons été reçus par le Premier ministre, les ministres chargés de l'Enseignement, nous avions négocié mais les propositions ne répondent pas à nos attentes", a expliqué Idder Algabid, le dirigeant de l'USN.

L'USN demande également "l'abrogation" d'une décision du rectorat autorisant les forces de l'ordre à assurer la sécurité sur le campus, en lieu et place de l'Uenun, a indiqué M. Algabid.

En début de semaine, le rectorat a prévenu dans un communiqué que les activités académiques "vont se poursuivre normalement à compter du 4 avril". Dimanche, dans un entretien à la télévision publique, le président Mahamadou Issoufou a promis que "le gouvernement veillera à ce que le calme revienne à l'université en rapport avec tous les acteurs".

>> Lire aussi : Des étudiants assignent en justice leurs enseignants grévistes au Niger

L'université de Niamey, la plus importante du pays, avait été paralysée par une grève d'un mois des enseignants qui protestaient contre "l'agression" d'un de leurs camarades par des étudiants.

Les enseignants ont mis fin à leur grève le 17 mars après avoir obtenu l'exclusion de cinq étudiants, dont Sita Diabiri, et le recours aux forces de l'ordre pour sécuriser le campus. L'USN avait évoqué une "altercation mineure" et non une agression, et jugé les exclusions des étudiants "injustes, disproportionnées, illégales et arbitraires".

Avec AFP

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Plusieurs blessés suite à l'attaque de la base militaire française à Gao

Des soldats français font exploser des mines terrestres sur le site où un kamikaze a commis un attentat, dans le nord de Gao, sur la route de Gourem, le 10 février 2013.

Un véhicule-suicide a explosé lundi à l'entrée de la vaste base française de Gao, dans le nord-est du Mali, faisant plusieurs blessés militaires et civils, selon les autorités des armées concernées.

"L'attaque a été menée par un véhicule-suicide à 15h45 (locales et GMT) à l'entrée de la partie française du camp de Gao", partagé entre la force française antijihadiste Barkhane, la force de maintien de la paix des Nations unies (Minusma) et les forces armées maliennes (FAMa), a précisé mardi à l'AFP le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Frédéric Barbry.

"Deux militaires estoniens et un militaire français, blessés, demeurent hospitalisés" sur la base de Gao mais "leur état n'inspire pas d'inquiétude", a-t-il ajouté. Le précédent bilan donné côté français lundi soir faisait état de "trois blessés français et estoniens", sans plus de précision.

Le ministère estonien de La Défense a quant à lui parlé de cinq soldats estoniens blessés.

Une cinquantaine de militaires estoniens assurent à Gao des missions de patrouille et de protection des installations de l'opération Barkhane, qui mobilise 4.500 Français au Sahel et dont la principale emprise militaire au Mali est située à Gao.

Deux civils maliens ont également été blessés dans l'attaque, selon l'état-major français.

A Bamako, une source sécuritaire malienne avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'attaque avait fait "plusieurs blessés dans le camp malien qui se trouve à côté de la partie française du camp, dont deux enfants de moins de huit ans". L'explosion a "soufflé des portes et des fenêtres", selon cette source.

"Deux personnes étaient à bord du véhicule-suicide qui arborait les couleurs de la Minusma", a précisé mardi le porte-parole de l'état-major français, confirmant partiellement des informations de source sécuritaire malienne, selon lesquelles "il y avait au moins trois kamikazes dans le véhicule piégé" qui était "peint aux couleurs des véhicules de l'ONU".

L'un des assaillants, vêtu d'un uniforme rappelant celui des forces armées maliennes, "a été neutralisé par les gardes après être sorti du véhicule armé et faisant des gestes agressifs", selon le colonel Barbry. Le second individu est mort dans l'explosion de la voiture piégée.

Selon l'état-major français, le véhicule s'est d'abord présenté à l'entrée du camp des FAMa, devant lequel se trouvait une longue file de voitures. Les attaquants se sont alors rabattus sur la porte principale de la base côté français.

Il y a un an, en juillet 2018, des soldats français de Barkhane en patrouille avaient été visés à Gao par une attaque à la voiture piégée, qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils.

En avril 2018, des jihadistes avaient tenté de prendre le contrôle du "Super Camp" de l'ONU et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali: un Casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés lors d'un assaut d'environ quatre heures.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit avec Barkhane. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

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