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L'Union européenne préoccupée par la situation aux Comores

Le président des Comores, Azali Assoumani, arrive à un bureau de vote lors du référendum constitutionnel, à Mitsoudje, près de Moroni, Comores, le 30 juillet 2018

L'Union européenne juge "préoccupants" les "événements" récemment survenus aux Comores où des opposants ont été arrêtés dans le sillage du référendum constitutionnel du 30 juillet adopté à une écrasante majorité.

"Les réactions violentes suite à l’annonce des résultats du référendum constitutionnel (…), les récentes arrestations, y compris celle du secrétaire général du parti Juwa, et la mise en résidence de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, constituent des événements préoccupants aux Comores", affirme la porte-parole de l’Union Européenne Maja Kocijancic, dans ce texte daté de mercredi.

La réforme adoptée permet au président de l'Union des Comores de briguer deux mandats consécutifs, au lieu d'un seul, et supprime les trois postes de vice-président et la Cour constitutionnelle.

>> Lire aussi : Vague d'arrestations aux Comores

Par ailleurs, trois opposants qui étaient entrés en clandestinité sont réapparus publiquement mercredi.

"Tout changement constitutionnel nécessite un environnement calme et respectueux de l’Etat de droit et des Droits de l’homme, notamment la liberté de la presse", ajoute la porte-parole de l’UE qui dit "renouveler son soutien aux efforts de l’Union Africaine en vue d’apaiser le climat politique".

L'opposition comorienne a dénoncé une vague d'arrestations liée au référendum qu'elle avait boycotté alors qu'une demi-douzaine de personnes, dont deux députés, dissidents du parti présidentiel, étaient entrées en clandestinité car recherchées par les autorités.

Trois d'entre elles, dont les deux députés, sont réapparues. Joint au téléphone par l’AFP, un des députés, Ali Mhadji, a déclaré que ces trois opposants n’avaient pas fui "parce qu'(ils étaient) coupables d’un quelconque délit. Nous sommes entrés en clandestinité parce que nous avions peur des brutalités. J'ai déjà été brutalisé. Nous savions que le pouvoir voulait nous accuser d’un complot", a-t-il expliqué.

>> Lire aussi : Le président promet d'organiser rapidement des élections aux Comores

Le député a révélé qu'ils avaient trouvé refuge au siège du Pnud, le Programme des Nations unies pour le développement.

Lundi, la Cour suprême a validé la victoire du "oui" au référendum avec 92,43% des suffrages exprimés, pour un taux de participation de 62,71%.

L'opposition, qui dénonce les "abus de pouvoir" du président Azali Assoumani, avait appelé à boycotter le référendum.

Une organisation de la société civile, le Collectif de la 3ème Voie, avait qualifié le référendum de "plus scandaleuse mascarade électorale de ces dernières années", affirmant que les électeurs avaient "majoritairement boudé les urnes" et que l'opposition avait été "muselée".

Par ailleurs, le pouvoir a entériné l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution après la validation du résultats par la Cour suprême.

"Aussitôt après l'entrée en vigueur de ladite Constitution, les vice-présidents, les commissariats et les Conseils des îles, la Cour Constitutionnelle et la Haute Cour de Justice disparaissent", selon un communiqué parvenu jeudi à l'AFP et daté de mercredi.

"Pour éviter un vide institutionnel (...), le gouvernement en fonction assure les affaires courantes en attendant la nomination du nouveau gouvernement", d'après le texte.

Selon les nouvelles dispositions, les membres des exécutifs insulaires s'appellent désormais conseillers et non commissaires.

Avec AFP

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Les résultats de la présidentielle au Malawi retardés pour cause de litiges

Un policier au centre Tally à Blantyre, le 24 mai pendant un briefing May 24, 2019,

La Commission électorale du Malawi (MEC) a suspendu vendredi la publication des résultats des élections présidentielle et législatives disputées mardi, le temps de régler les nombreux recours et plaintes déposés par les partis politiques.

Diffusés jeudi après le dépouillement de trois-quarts des bureaux de vote du pays, les derniers chiffres provisoires accordaient un clair avantage au président sortant Peter Mutharika, crédité de 40,49% des suffrages, devant le chef de l'opposition Lazarus Chakwera avec 35,44% des voix.

"La Commission ne donnera pas de nouveaux résultats à ce stade parce que leur publication est soumise à la résolution des litiges", a indiqué vendredi la présidente de la MEC, Jane Ansah.

"La Commission travaille sans relâche, jour et nuit, pour faire en sorte de fournir des résultats crédibles au processus électoral", a-t-elle poursuivi devant la presse à Blantyre, "nous nous assurons que chaque bulletin décompté dans les bureaux de vote l'est également au centre national".

Selon Mme Ansah, les services de la MEC ont reçu un total de 147 requêtes concernant les scrutins présidentiel, législatif et locaux qui se sont déroulés mardi.

La plupart concernent des bulletins annotés ou recouverts de "blanc" ou des accusations de falsifications de procès-verbaux de dépouillement dans les bureaux de vote.

Mercredi soir, M. Chakwera avait affirmé être "très largement en tête", selon des chiffres compilés par son propre état-major, et accusé le pouvoir de préparer des fraudes.

De nombreux incidents avaient émaillé les élections générales précédentes en 2014.

La société civile malawite et les observateurs se sont cette année félicités du bon déroulement, jusque-là, du scrutin, largement reconnu comme libre, transparent et équitable. Certains d'entre eux redoutent toutefois des tensions à l'approche des résultats.

La prochaine conférence de presse de la Commission électorale a été annoncée pour samedi.

Au pouvoir depuis 2014, Peter Mutharika a fait campagne pour un second mandat en louant son action au pouvoir pour améliorer les infrastructures du pays, notamment les routes, mais son règne a été terni par des scandales de corruption.

Ebola en RDC : quatre morts et 132 attaques contre des équipes médicales

L'équipe médicale au centre de traitement contre Ebola (ETU).

Le ministère congolais de la Santé a recensé 132 attaques contre les équipes sanitaires depuis le début de l'épidémie d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo il y a dix mois, avec un bilan humain de quatre morts.

"Entre le 1er aout 2018 et le 20 mai 2019, 132 attaques contre des formations sanitaires ont été enregistrées dans le cadre de l'épidémie d'Ebola, causant quatre morts et 38 blessés parmi les agents de santé et les patients", a indiqué le ministère dans son dernier bulletin quotidien diffusé vendredi.

Des infirmiers "ont dénoncé les menaces de mort et de destruction des structures sanitaires qu'ils reçoivent ces derniers jours en raison de leur rôle dans la riposte contre Ebola", ajoute le ministère.

"A cause de cette violence ciblée, plusieurs médecins et infirmiers des territoires de Beni et Lubero ont dû déménager ou quitter temporairement leur habitation, forçant ainsi certaines structures sanitaires à fermer leurs portes", ajoute-t-on.

Les infirmiers lors d'une assemblée générale jeudi ont demandé aux autorités "de s'impliquer pour mettre fin à ce phénomène de violence contre les agents de santé car, si les menaces ne cessent pas, ils envisagent de faire une grève sèche".

"Au total, il y a eu 1.248 décès (1.160 confirmés et 88 probables) et 490 personnes guéries" depuis le début de l'épidémie le 1er août, selon le ministère.

Les Nations unies viennent de nommer jeudi un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola.

Il s'agit de l'actuel représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU, David Gressly, qui doit donner une conférence de presse lundi à Kinshasa.

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Kenya : 14 corps, dont des bébés, retrouvés dans les rivières de Nairobi

Une aire de jeux pour enfants située sur les rives de la rivière Nairobi, dans un parc de micro-loisirs créé par des jeunes des taudis et située sur une partie de la rive des eaux très polluées du fleuve à Korogoc. Photo : le 17 mai 2019 à Nairobi

Les corps de 14 personnes, pour la plupart des bébés ou enfants, ont été découverts depuis le début de l'année dans le cadre d'une opération d'envergure pour nettoyer les rivières de Nairobi, a-t-on appris vendredi auprès de l'administration kényane.

Le corps d'un garçon de huit ans qui avait été étranglé et abandonné près de la Nairobi River, le principal cours d'eau de la capitale, a été trouvé vendredi. Quelques jours auparavant, deux bébés jumeaux avaient été découverts dans un sac plastique.

"Les jeunes du comté de Nairobi qui s'occupent du nettoyage de la Nairobi River ont aujourd'hui (vendredi) trouvé un nouveau corps d'un garçon étranglé et jeté près de la rivière", a déclaré un porte-parole du comté, Elkana Jacob.

"Cela fait un total de 14 corps d'adultes et de bébés retrouvés dans les rivières de Nairobi depuis que le gouverneur Mike Sonko a lancé la campagne de nettoyage", a-t-il ajouté.

Fredrick Okinda, président de l'association environnementale Komb-Green Solutions, qui participe au nettoyage, a dénoncé les cliniques illégales pratiquant l'avortement, certains des corps découverts semblant, selon lui, être ceux de foetus.

"Certains hôpitaux font avorter de jeunes filles et ils n'ont aucun endroit pour jeter les corps", a-t-il déclaré à l'AFP. L'avortement est illégal au Kenya, à moins que la femme ne soit en danger de mort.

D'autres de ces bébés semblent avoir été "jetés après être nés", a souligné M. Okinda. Son organisation a enterré certains bébés près de la Nairobi River.

Le nom Nairobi vient de la langue maa, le langage des Maasai, signifiant "l'endroit de l'eau fraîche". Mais les cours d'eaux de la capitale n'ont pas échappé aux méfaits de l'industrialisation et d'une urbanisation débridée.

Des usines déversent des déchets industriels dans ces rivières, et les habitants de dizaines de bidonvilles dépourvus de tout système de traitement des eaux usées ou des déchets y jettent leurs ordures ménagères.

Les opérations de nettoyage ont commencé au début de l'année. "Le nombre de corps retrouvés dans les rivières est inquiétant", avait réagi samedi M. Sonko dans un communiqué. "Nous avons demandé à la police d'enquêter sur ces cas. Qui sont les gens derrière ces meurtres insensés ?”

"Une fois que les rivières auront été nettoyées, personne ne jettera plus rien à l'eau sans qu'on le voit faire", avait-il affirmé. "Mes équipes travaillent jour et nuit pour s'assurer que nous réussissions à faire ce que nous avons décidé."

Outre huit bébés et le jeune garçon trouvé vendredi, les corps de cinq adultes ont été trouvés dans ces opérations de nettoyage depuis le début de l'année, dans la Nairobi River et ses affluents, la Ngong River et la Mathare River.

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