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RDC

L'Union africaine demande "la suspension de la proclamation des résultats définitifs"

Paul Kagame, président de la République du Rwanda et président en exrcice africaine de Union africaine, prononce un discours au siège de l’UA, à Addis Abeba, Ethiopie, 17 novembre 2018.

L'Union africaine (UA) a mis la pression sur la République démocratique du Congo en demandant jeudi soir la "suspension" de la proclamation des résultats électoraux définitifs ainsi que l'envoi d'une délégation de "haut niveau" à Kinshasa.

Réunis sur le dossier congolais jeudi à Addis Abeba, plusieurs chefs d'Etats et de gouvernements africains ont conclu "qu'il y avait des doutes sérieux sur la conformité des résultats provisoires, tels qu'ils ont été proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni)".

Selon ces résultats proclamés le 10 janvier, l'opposant Félix Tshisekedi a remporté l'élection présidentielle, tandis que le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila garderait une confortable majorité à l'Assemblée nationale (au moins 350 députés sur 500).

L'autre opposant Martin Fayulu revendique la victoire avec 61% des voix et a saisi la Cour constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs d'ici mardi 22 janvier, date de la prestation de serment du nouveau président.

"En conséquence, les chefs d'Etat et de gouvernement demandent la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections", écrivent-ils.

"Les chefs d'Etat et de gouvernement ont convenu d'envoyer en urgence en RDC une délégation de haut-niveau comprenant le président de l'Union africaine (ndr: actuellement le président rwandais Paul Kagame) ainsi que d'autres chefs d'Etat et de gouvernement, et le président de la Commission de l'Union africaine", ajoutent-ils.

Cette délégation devra entrer en contact "avec toutes les parties prenantes congolaises, dans le but de trouver un consensus sur une issue à la crise post-électorale dans le pays".

Les pays africains réunis jeudi au siège de l'UA "demandent à tous les acteurs concernés en RDC d'interagir positivement avec la délégation africaine de haut-niveau, dans l'intérêt de leur pays et de leur peuple".

La réunion a rassemblé jeudi Paul Kagame, président en exercice de l'UA, le président de la Commission Moussa Faki Mahamat, ainsi que plusieurs chefs d'Etat (Afrique du Sud, Zambie, Namibie, Ouganda, Rwanda, Congo, Guinée, Éthiopie et Tchad).

"Pour parler franchement, de sérieux doutes sur la conformité des résultats proclamés persistent", avait déclaré le président de la Commission de l'UA dans un discours préliminaire.

Ce dernier communiqué de l'UA montre un changement de ton par rapport à une précédente prise de position de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).

Cet ensemble sous-régional s'était contentée d'appeler les acteurs politiques congolais "à obtenir des réponses à leurs doléances électorales dans le respect de la Constitution (congolaise) et des lois électorales concernées", sans parler d'un recomptage des voix un temps envisagé.

Avec AFP

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

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