Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

L'Ukraine victime d'une cyberattaque massive, déploiements militaires aux frontières

Un char de combat russe lors des exercices militaires sur le champ de tir de Kadamovsky dans la région de Rostov, en Russie, le 20 décembre 2021.

L'Ukraine a été frappée par une cyberattaque massive et Kiev a averti ses citoyens de "s'attendre au pire", alors que la Russie, qui a massé plus de 100 000 soldats à la frontière de son voisin, a publié vendredi des images télévisées montrant des forces supplémentaires déployées dans le cadre d'un exercice militaire.

Ces développements interviennent alors qu'aucune percée n'a été réalisée lors des réunions entre la Russie et les pays occidentaux, qui craignent que Moscou ne lance une nouvelle attaque contre un pays que la Russie avait déjà envahi en 2014.

"Le tambour de la guerre résonne fort", a déclaré un haut diplomate américain.

Pour sa part, la Russie nie avoir l'intention d'attaquer l'Ukraine, mais affirme qu'elle pourrait mener une action militaire non précisée si ses exigences ne sont pas satisfaites, notamment la promesse que l'Ukraine n'entre jamais dans l'OTAN.

Des images du ministère russe de la Défense diffusées par l'agence de presse RIA montrent de nombreux véhicules blindés et d'autres matériels militaires en train d'être chargés sur des trains dans le district militaire de l'Est.

"Il s'agit probablement d'une couverture pour les unités déplacées vers l'Ukraine", a déclaré Rob Lee, analyste militaire et membre du Foreign Policy Research Institute, basé aux États-Unis.

Ces mouvements semblent indiquer que la Russie n'a pas l'intention d'apaiser les tensions en Ukraine. Pour Moscou, qui perçoit l'expansion de l'OTAN comme une menace, exige des "garanties de sécurité", dont les éléments clés ont été décrits par les États-Unis comme étant sans lendemain.

Les autorités ukrainiennes enquêtent sur une vaste cyberattaque qui a touché des organes gouvernementaux, dont le ministère des affaires étrangères, le cabinet des ministres et le conseil de sécurité et de défense.

"Ukrainiens ! Toutes vos données personnelles ont été téléchargées sur le réseau public. Toutes les données présentes sur l'ordinateur sont détruites, il est impossible de les restaurer", indique un message visible sur les sites gouvernementaux piratés, rédigé en ukrainien, russe et polonais.

"Toutes les informations vous concernant sont devenues publiques, ayez peur et attendez-vous au pire. Ceci est pour votre passé, votre présent et votre futur".

Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré à Reuters qu'il était trop tôt pour dire qui pourrait être à l'origine de l'attaque, mais a déclaré que la Russie avait été à l'origine de frappes similaires dans le passé. La Russie n'a pas fait de commentaire immédiat mais a précédemment nié être à l'origine de cyberattaques contre l'Ukraine.

Le gouvernement ukrainien a déclaré qu'il avait restauré la plupart des sites touchés et qu'aucune donnée personnelle n'avait été volée. Un certain nombre d'autres sites gouvernementaux ont été suspendus pour éviter que l'attaque ne se propage.

Les Etats-Unis et la Russie évoquent la possibilité de limites réciproques aux missiles en Europe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00


Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a condamné l'attaque et déclaré que le comité politique et de sécurité et les unités cybernétiques de l'UE se réuniraient pour voir comment aider Kiev : "Je ne peux blâmer personne car je n'ai aucune preuve, mais nous pouvons imaginer."

Le message laissé par la cyberattaque était parsemé de références qui faisaient écho aux allégations de longue date de l'État russe, rejetées par Kiev, selon lesquelles l'Ukraine serait sous l'emprise de groupes nationalistes d'extrême droite. Elle faisait référence à la Volhynie et à la Galicie orientale, le site des massacres perpétrés par des insurgés ukrainiens dans la Pologne occupée par l'Allemagne nazie, un point de discorde entre la Pologne et l'Ukraine.

Les États-Unis ont averti jeudi que la menace d'une invasion militaire russe était élevée. La Russie a toujours nié ce risque.

Moscou a déclaré que le dialogue se poursuivait, mais qu'il était dans une impasse, alors qu'elle tente de persuader l'Occident d'empêcher l'Ukraine d'adhérer à l'OTAN et de revenir sur des décennies d'expansion de l'alliance en Europe.

Les États-Unis et l'OTAN ont rejeté ces demandes mais se sont dits prêts à discuter de la maîtrise des armements, du déploiement des missiles, des mesures de confiance et de la limitation des exercices militaires.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré vendredi que Moscou attendait une réponse écrite point par point à ses propositions.

Toutes les actualités

Migrants bloqués à la frontière polonaise: le pape donne 100.000 euros

Le pape François rencontre des diplomates de plus de 180 pays, au Vatican, le 10 janvier 2022. (Vatican Media/Handout via Reuters)

Le pape François a fait un don de 100.000 euros en faveur des migrants bloqués à la frontière entre la Pologne et le Bélarus, a annoncé mardi le Vatican.

"Le Saint-Père a décidé d'envoyer une contribution de 100.000 euros pour aider les groupes de migrants bloqués entre la Pologne et le Bélarus", a indiqué dans un communiqué le dicastère (ministère) pour le service du Développement humain intégral, organe du Saint-Siège notamment en charge des réfugiés.

Ce don vise également à "aider (l'ONG catholique) Caritas Pologne à faire face à l'urgence migratoire à la frontière entre les deux pays", ajoute-t-il.

Depuis l'été dernier, des milliers de migrants, principalement originaires du Moyen-Orient et notamment d'Irak, ont franchi ou tenté de franchir, depuis le Bélarus, la frontière orientale de l'Union européenne en Lettonie, en Lituanie ou en Pologne.

Le pape François, qui effectue régulièrement des dons humanitaires, a fait de la défense des migrants et demandeurs d'asile une priorité de son pontificat, multipliant les appels à l'"accueil" à l'adresse des dirigeants européens.

L'impact de 20 ans de sanctions sur l'économie du Zimbabwe

Des personnes font la queue pour obtenir des dollars américains dans les banques tôt le matin, certains ayant dormi dans la file d'attente un jour avant Noël, à Harare le 24 décembre 2021.

Les sanctions entraînent dans un cercle vicieux de pauvreté. Tout manque : l'essence, les soins de santé, la nourriture.

Dans son usine d'Harare qui tourne au ralenti, Callisto Jokonya raconte un temps glorieux où 20.000 frigos en sortaient chaque année. Aujourd'hui, la mauvaise herbe a remplacé les 350 ouvriers: "Voilà le résultat des sanctions", lâche le chef d'entreprise.

Le Zimbabwe est sous le coup de sanctions américaines et de l'Union européenne depuis vingt ans, imposées après la violente répression d'opposants au régime de Robert Mugabe lors de la présidentielle en 2002. Une centaine de personnes et entités juridiques se voient interdites d'entrer dans ces pays, leurs avoirs gelés.

Les sanctions ont depuis été levées pour certaines personnes visées, mais elles sont toujours assorties d'une suspension de l'aide budgétaire du Fonds monétaire international (FMI). Il y a deux mois, l'institution financière a réitéré son refus de soutien en raison d'une dette insoutenable. Le pays d'Afrique australe accuse 9,3 milliards d'euros d'emprunts dont près de six milliards d'arriérés.

Selon certains hommes d'affaires et responsables politiques, les sanctions entraînent dans un cercle vicieux de pauvreté le pays englué dans une grave crise économique depuis le début des années 2000. Tout manque : l'essence, les soins de santé, la nourriture, ce qui a parfois provoqué des émeutes.

Le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa
Le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa

Le président Emmerson Mnangagwa a réclamé à plusieurs reprises la levée de sanctions occidentales qui empêchent selon lui son pays d'atteindre les objectifs de développement durable.

Le Zimbabwe est dirigé depuis fin 2017 par Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à l'autoritaire Robert Mugabe, poussé vers la sortie par l'armée. Mais malgré ses promesses d'ouverture, le nouveau régime reste accusé de réprimer les voix dissonantes.

Ventes de dollars aux enchères

A la fin des années 1990, l'usine de Callisto Jokonya tourne à plein régime et il songe bientôt à s'agrandir. Il lui faut un prêt, en dollars américains car la plupart des équipements doivent être importés: impossible.

Le pays a longtemps interdit l'usage de devises étrangères pour soutenir sa monnaie locale plombée par une inflation galopante.

Pour gérer les réserves de change limitées, la banque centrale organise des ventes aux enchères hebdomadaires de dollars américains. Ils sont alloués en fonction des demandes estimées les plus urgentes. "Ils vous en donnent mais ce n'est pas assez", lâche le propriétaire d'usine.

Les sanctions américaines interdisent aussi aux banques de prêter de l'argent au Zimbabwe. Selon un expert de l'ONU en mission en novembre, 87 établissements financiers ont cessé de faire des affaires avec le Zimbabwe en raison des sanctions.

"Sans capital, pas d'emploi. Et aucun investisseur ne s'aventure dans un pays sous le coup de sanctions", explique l'économiste zimbabwéen Gift Mugano.

Les plus riches profitent de voyages en Asie et au Moyen-Orient pour leurs opérations financières, contournant ainsi les sanctions, explique le politologue Eldred Masunungure, de l'Université du Zimbabwe.

Ces dernières années, l'appel du Zimbabwe à la levée des sanctions a été soutenu par ses voisins africains, dont l'Afrique du Sud. Mais aux Etats-Unis, celles-ci ont pris la forme d'une loi. Il faudra donc passer par un vote devant le Congrès avant toute modification.

Le texte exige un meilleur bilan en termes de droits de l'Homme et d'élections démocratiques, mais aussi le paiement de quelque 8 milliards d'euros aux propriétaires fonciers blancs expropriés lors des réformes agraires sous Mugabe.

A ce jour, le pays, dont le PIB plafonne à peine à 15 milliards, n'a versé qu'une infime partie de la somme exigée, soit 46 millions.

Selon le porte-parole du département d'Etat américain à l'AFP, Ned Price, "blâmer les sanctions américaines pour les problèmes du Zimbabwe ne fait que détourner l'attention des questions fondamentales sur une meilleure gouvernance".

"Les maux dont souffre l'économie zimbabwéenne, nous le savons, sont causés par des dirigeants (...) qui abusent du pouvoir", insiste-t-il.

Cyberattaques: accord entre l'OTAN et l'Ukraine

Cyberattaques: accord entre l'OTAN et l'Ukraine
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:27 0:00

Présidentielle en France: Christiane Taubira officiellement candidate

L'ancienne ministre française de la Justice Christiane Taubira parle aux journalistes le 3 avril 2017 à Colomiers, France.

L'ancienne ministre de la Justice de la France, Christiane Taubira, a officialisé samedi sa candidature à l'élection présidentielle, s'ajoutant aux nombreux candidats à gauche, affirmant vouloir répondre "aux colères" face aux "injustices sociales".

Âgée de 69 ans, Mme Taubira a été ministre de la justice de 2012 à 2016.

Lors d'un déplacement à Lyon (centre), elle a déclaré vouloir notamment convoquer une "conférence sur les salaires" et défendre un gouvernement "qui sache dialoguer au lieu de moraliser et de caporaliser".

Parmi les autres candidats figurent le président sortant Emmanuel Macron, le candidat d'extrême droite Éric Zemmour, Valérie Pécresse (Les Républicains), la maire de Paris Anne Hidalgo, la conservatrice Marine Le Pen (Rassemblement national), Jean-Luc Mélenchon de La France insoumise.

Le premier tour de l'élection présidentielle française devrait avoir lieu le 10 avril 2022.

Avec AFP.

Le satellite CHEOPS révèle la forme d'une planète ovoïde

Galaxie Messier 63 dans la constellation Canes Venatici.

Un phénomène jamais observé auparavant. Le satellite CHEOPS de l'Agence Spaciale Europréenne a permis de révéler une exoplanète déformée, en forme "d'oeuf" ou de "ballon de rugby", dans la constellation d'Hercule.

WASP-103 b est une exoplanète géante, probablement gazeuse, découverte en 2014, qui orbite autour d'une étoile de type F. Elle fait deux fois la taille de Jupiter - plus grosse planète de notre système solaire - et une fois et demie sa masse, indique la NASA.

Cette exoplanète est cinquante fois plus proche de son étoile que la Terre ne l’est du Soleil, ce qui lui vaut notamment d'avoir une température vingt fois plus chaude que Jupiter.

Une étoile de type F a de 1 à 1,4 fois la masse du Soleil et des températures de surface comprises entre 6 000 et 7 600 °K. Cette plage de température lui donne une teinte blanc-jaune, d'où son appellation de naine jaune-blanche.

Sur la planète WASP-103b, les marées sont extrêmes en raison de sa proximité avec son étoile. Mettant moins d'une journée pour en faire le tour (22 heures), elle est soumise à des forces si intenses qu'elle est déformée jusqu'à prendre l’apparence d’un "ballon de rugby", indique l'Université de Genève en Suisse (UNIGE).

Travail d'équipe de Cheops, Hubble et Spitzer

Selon l'étude - dont les détails ont été publiés par la revue scientifique Astronomy & Astrophysics - mesurer la déformation des marées de la planète permettrait de mieux comprendre sa structure interne.

L'équipe d'astronomes, menée par l'astrophysicienne portugaise Susana Barros, a combiné les courbes de lumière prises par le satellite CHEOPS avec les transits précédemment observés de WASP-103b via les télescopes Hubble et Spitzer de la NASA pour mieux distinguer le signal minute de la déformation planétaire.

C'est la première fois que la déformation des marées est directement détectée à partir de la courbe de lumière de transit (phénomène qui se produit quand la planète atténue légèrement la lumière de l'étoile sur son passage).

"L'effet de la déformation des marées sur une courbe de lumière de transit d'exoplanète est très petite, mais grâce à la très haute précision de Cheops, nous sommes en mesure de le voir pour la première fois", souligne l'astrophysicienne britannique de l'ESA, Kate Isaak, ajoutant que "cette étude est un excellent exemple des questions très diverses que les scientifiques des exoplanètes sont en mesure d'aborder avec Cheops, illustrant l'importance de cette mission de suivi évolutive."

En attendant WEBB, la star des satellites

Les futures observations avec le télescope spatial James Webb, lancé le 25 décembre 2021, pourront mieux contraindre le nombre de Love radial de WASP-103b, notamment à l'aide de l'infrarouge. Ce satellite ne sera pas opérationnel avant fin juin.

Le nombre de Love est un paramètre qui indique comment la masse est répartie au sein de la planète. Autrement dit, il mesure la rigidité d'un corps planétaire et la susceptibilité de sa forme à changer en réponse à un potentiel de marée.

En fonction de l'intensité de la déformation, les astrophysiciens peuvent déterminer quelle proportion est constituée de roche, de gaz ou d’eau, précisent les co-auteurs de l'étude.

Les astronomes sont constamment à la recherche de nouvelles planètes en orbite autour d'étoiles. Chacune d'entre elle fournit des connaissances inestimables sur l'histoire de l'univers.

Selon la NASA, plus de 4.500 exoplanètes ont été officiellement confirmées depuis 1992, et plus de 7.700 autres candidates nécessitent des observations afin de pouvoir être confirmées.

Bien que l’idée d’une Terre sphérique se soit imposée dans le monde dès l'antiquité, de nombreux "platistes" suivent encore au 21ème siècle le mythe de la terre plate... La découverte de planètes ovales semble être un petit clin d'oeil aux savants et astronomes de tous les temps, histoire de rappeler qu'en matière d'exploration, les découvertes ne manquent jamais de nous surprendre, quelle qu'en soit l'époque.

Voir plus

XS
SM
MD
LG