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L'ouragan Hermine touche la Floride, risque d'inondations meurtrières

Un reporter, en plein milieu des vagues, couvre l’approche de l'ouragan Hermine près d'un mur de la mer à Cedar Key, en Floride, 1er septembre 2016.

L'ouragan Hermine qui a touché terre vendredi dans le nord-ouest de la Floride s'est affaibli en tempête tropicale mais les autorités américaines ont maintenu leur alerte sur des inondations "potentiellement meurtrières".

L'oeil de la tempête s'était déplacé vendredi à 09H00 GMT à environ 80 km au nord-est de la capitale de cet Etat du sud-est américain, selon le dernier bulletin du centre américain de surveillance des ouragans (NHC).

Des bourrasques de vents jusqu'à 110 km/h et des pluies abondantes ont provoqué des coupures de courant chez quelque 70.000 personnes.

La dépression qui se déplace vers le nord, nord-est à raison de 20 km/h doit balayer vendredi la Géorgie puis la Caroline du Nord, deux Etats qui ont déclaré l'état d'urgence dans des dizaines de comtés.

"Il existe un danger d'inondations potentiellement meurtrières dans les 12 à 24 heures prochaines le long des côtes du Golfe du Mexique", selon le NHC.

Au total, 12 à 25 centimètres de pluie devraient tomber et il pourrait y avoir des crues subites, ont mis en garde les autorités.

Les habitants des littoraux du Golfe du Mexique ont été sommés d'évacuer leurs maisons avant même que l'ouragan touche terre, vendredi à 05H30 GMT.

La veille, le gouverneur de la Floride, Rick Scott, avait averti que l'ouragan se renforçait, mettant l'accent sur la montée du niveau des eaux qui pourrait atteindre 3,65 mètres par endroits, une menace "potentiellement mortelle".

"Vous pouvez reconstruire une maison, une propriété. Mais pas une vie", avait-il lancé.

Des centaines d'écoles et d'administrations seront fermées vendredi.

L'état d'urgence a été décrété dans au moins une cinquantaine de comtés de l'Etat, ce qui permet de mobiliser davantage de moyens.

Le porte-parole du Pentagone Jeff Davis avait précisé jeudi qu'une centaine de membres de la Garde nationale de Floride avaient déjà été mobilisés et que 6.000 avaient été placés en état d'alerte.

Quelque 34.000 membres de la Garde nationale d'autres Etats peuvent également être dépêchés en Floride en cas de nécessité, a-t-il ajouté, précisant que du matériel (notamment des camions) était disponible le cas échéant pour l'agence fédérale chargée des opérations de secours (Fema).

Risque de tornades

Le centre d'information sur les ouragans a également mis en garde les autorités et habitants de la côte Atlantique jusqu'au nord-est des Etats-Unis, les invitant à surveiller l'évolution de cette formation.

Hermine est le quatrième ouragan de la saison 2016 dans l'Atlantique.

La Floride n'a pas été frappée par un ouragan depuis 2005, lorsque Wilma était passé de catégorie 2 à la plus haute catégorie 5 en seulement quelques heures, faisant des dizaines de morts depuis les Bahamas jusqu'au Mexique et causant des millions de dollars de dégâts. La même année, l'ouragan Katrina avait dévasté une partie de la Louisiane et du Golfe du Mexique, coûtant la vie à 1.800 personnes.

Des tornades pourraient aussi se former dans le nord de la Floride et le sud-est de la Géorgie. Plusieurs alertes ont été lancées par les autorités jeudi après-midi sur la côte Caraïbes et la côte est de la Floride.

Avec AFP

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La famille d'un Afro-Américain tué par la police reçoit 20 millions de dollars

Un activiste de Black Lives Matter crie aux forces de l'ordre lors d'une manifestation contre le meurtre par la police de Breonna Taylor le jour de la course de chevaux du Kentucky Derby à Louisville, Kentucky, États-Unis, le 5 septembre 2020. REUTERS / Jim Urquhart

La famille d'un Afro-Américain tué par un policier alors qu'il était menotté recevra 20 millions de dollars de dédommagement au terme d'un accord passé avec les autorités, a annoncé lundi l'avocat de la famille.

William Murphy a salué un "accord historique" avec le comté du Prince George (Maryland), près de Washington, dont le montant est l'un des plus élevés pour une bavure policière aux Etats-Unis.

William Green, 43 ans, avait été touché de six balles le 27 janvier alors qu'il était dans une voiture de police, les mains menottées dans le dos. Il est décédé le lendemain de ses blessures à l'hôpital.

Il avait été arrêté par un policier, Michael Owen, pour un accident de la circulation. L'agent avait expliqué avoir tiré en état de légitime défense sur William Green alors que celui-ci tentait de prendre son arme.

Michael Owen, qui ne portait pas de caméra-piéton lors de l'incident, a été depuis licencié de la police et inculpé d'homicide.

"C'est un accord historique qui reflète la nature haineuse, brutale et insensée de ce qui est arrivé à M. Green", a commenté William Murphy lors d'une conférence de presse.

L'avocat a notamment fustigé le manque de réactivité de la police du comté alors que le policier, également Afro-Américain, avait fait l'objet de deux signalements pour violences quelques mois auparavant, selon une enquête du Washington Post.

"Il y a une tendance terrible de violence insensée, des choses dans son passé qui étaient terrifiantes", a-t-il affirmé.

La directrice du comté de Prince George, Angela Alsbrooks, a "accepté la responsabilité" de la mort de William Green.

"Quand nous sommes en faute, nous prenons nos responsabilités", a-t-elle déclaré.

Cet accord intervient deux semaines après celui passé entre la mairie de Louisville dans le Kentucky et la famille de Breonna Taylor, une jeune Afro-Américaine tuée en mars lors d'une perquisition controversée, qui a reçu 12 millions de dollars de dédommagement.

William Murphy avait déjà négocié un accord de 6,4 millions de dollars entre la ville de Baltimore et la famille de Freddie Gray, un jeune Afro-Américain mort dans des circonstances troublantes après son arrestation en 2015.

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Washington fait appel d'une décision de l'OMC sur le bois canadien

Le président Donald Trump rencontre le premier ministre canadien Justin Trudeau dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le jeudi 20 juin 2019, à Washington. (Photo AP / Evan Vucci)

Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu'ils faisaient appel d'un verdict de l'OMC favorable aux Canadiens portant sur le bois de construction, au coeur d'un contentieux de longue date entre Washington et le Canada.

Mais la cour d'appel de l'Organe de règlement des différends de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnelle depuis le 11 décembre, faute de magistrats suffisants.

"Comme indiqué dans notre notification à l'ORD concernant la décision américaine de faire appel, nous sommes ouverts à des discussions avec le Canada sur la marche à suivre dans ce différend", a fait savoir lundi la représentation américaine auprès de l'OMC.

Il y a deux ans, le Canada avait déposé plainte auprès de l'OMC pour contester des droits compensateurs imposés par les Etats-Unis sur son bois d'oeuvre résineux. Il s'agissait du 9e litige engagé par Ottawa auprès de cette instance.

Depuis près de 40 ans, les Etats-Unis estiment que les prix du bois de construction canadien sont "injustement sous-évalués" et que ces marchandises sont "subventionnées".

Outre devant l'OMC, de nombreux recours judiciaires ont été effectués au cours du temps devant des juridictions des pays.

En décembre 2017, la commission américaine du commerce international (ITC) avait ainsi conclu que les industriels canadiens exportaient leur bois de construction à des prix de dumping, justifiant les pénalités imposées à la frontière.

Elle notait alors un "préjudice notable" pour les Américains.

Le Canada avait dénoncé une décision sans fondement puis avait demandé en mars 2018 à l'OMC de constituer un panel, dont les conclusions, favorables aux Canadiens, ont été publiées fin août.

Le gouvernement fédéral canadien, comme celui du Québec, s'était "réjoui" de la décision de l'OMC et a appelé les Etats-Unis à en tirer les conséquences. Mais le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, avait alors immédiatement critiqué les conclusions du rapport, estimant qu'il "protégerait les subventions massives du Canada au bois de construction".

Donald Trump n'a payé aucun impôt pendant une décennie, selon le New York Times

Le président Donald Trump s'exprime lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 23 septembre 2020, à Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

Le président américain Donald Trump n'a payé que 750 dollars d'impôts fédéraux en 2016, l'année de son élection à la Maison Blanche, puis autant en 2017, et n'a payé aucun impôt durant 10 des 15 années précédentes, selon une enquête du quotidien New York Times publiée dimanche.

M. Trump, candidat à un second et dernier mandat à la Maison Blanche, a balayé ces révélations du New York Times. Il ne s'agit rien d'autre que des "informations bidon, totalement inventées", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

Selon le quotidien new-yorkais, M. Trump a échappé à l'impôt "en grande partie car il a déclaré plus de pertes d'argent que de gains".

"J'ai payé beaucoup, et j'ai payé beaucoup d'impôts sur le revenu au niveau de l'Etat aussi, l'Etat de New York taxe beaucoup", a au contraire rétorqué sans plus de précisions M. Trump.

Selon le New York Times, au sein de la nébuleuse de sociétés dirigées par le magnat des affaires, de nombreuses d'entre elles ont déclaré des pertes importantes, dont ses clubs de golf, écornant l'image de l'entrepreneur à succès que M. Trump aime se donner.

Les déclarations fiscales de l'ex-magnat de l'immobilier devenu président sont au coeur d'une bataille judiciaire, M. Trump ayant toujours refusé de les publier contrairement à l'usage.

"Le New York Times a obtenu les informations fiscales sur plus de vingt ans concernant M. Trump et les centaines de sociétés qui composent son groupe, y compris des informations détaillées au sujet de ses deux premières années au pouvoir. Cela n'inclut pas ses déclarations d'impôt sur le revenus personnelles pour 2018 ou 2019", affirme le journal qui promet de nouvelles révélations "dans les semaines à venir".

Selon le quotidien USA Today, M. Trump a été le premier candidat de l'un des deux grands partis -- démocrate et républicain -- à l'élection présidentielle depuis quatre décennies à refuser de publier ses déclarations d'impôts.

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