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RDC

L'Ouganda inquiet face à Ebola en RDC

Dans un centre de traitement Ebola à Beni en RDC, le 14 octobre 2018. (VOA/Charly Kasereka)

L’Ouganda, "inquiet", a pris une série de mesures préventives face à l'épidémie d'Ebola qui frappe son grand voisin, la République démocratique du Congo, où la vaccination a évité des "milliers" de morts, ont indiqué mercredi les ministres de la Santé des deux pays.

"Plus de trois mille travailleurs de la santé ont déjà été vaccinés parce que nous sommes inquiets. Aussi n'avons-nous pas attendu que le premier cas arrive. On les a déjà vaccinés. La vaccination est en cours", a déclaré la ministre ougandaise de la Santé Jane Ruth Aceng lors d'un point-presse conjoint avec son homologue congolais, le Dr Oly Ilunga, à Goma (est de la RDC).

Des milliers de Congolais franchissent les 15 points frontaliers entre la RDC et l'Ouganda, notamment le mardi et le jeudi, jours de marché, a-t-elle ajouté.

L'épidémie dans la région de Beni (est de la RDC), à une cinquantaine de kilomètres de l'Ouganda, a tué 268 personnes pour 453 cas, selon le dernier pointage du ministère congolais de la Santé en date du mardi 4 décembre.

"Aujourd'hui on a vacciné 38.000 personnes. S'il n'y avait pas les vaccins, la moitié de ceux-là auraient développé la maladie, on serait à des dizaines de milliers de victimes et de morts", a estimé le Dr Oly Ilunga, après une rencontre avec son homologue.

"Pour nous Ebola ne va pas interférer avec les élections", a-t-il ajouté en référence aux scrutins présidentiel, législatif et provinciaux prévus ce 23 décembre.

"Il y aura devant chaque bureau de vote" dans les zones touchées des points "de désinfection et de contrôle de température", a détaillé le médecin et ministre.

"Les peurs ne sont pas fondées. Durant toute l'épidémie, nous n'avons pas mis fin à la vie sociale. Les marchés fonctionnent. Les écoles fonctionnent. Les églises n'ont pas été fermées. Les manifestations n'ont pas été interdites", a-t-il développé.

"Nous pensons que l'organisation des élections ne sera pas un risque additionnel", a-t-il conclu.

Un nouveau foyer d'Ebola a été signalé dans un village de la zone de santé de Komanda, à environ 100 km au nord de Beni, d'après le ministère congolais de la Santé.

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Ebola en RDC : quatre morts et 132 attaques contre des équipes médicales

L'équipe médicale au centre de traitement contre Ebola (ETU).

Le ministère congolais de la Santé a recensé 132 attaques contre les équipes sanitaires depuis le début de l'épidémie d'Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo il y a dix mois, avec un bilan humain de quatre morts.

"Entre le 1er aout 2018 et le 20 mai 2019, 132 attaques contre des formations sanitaires ont été enregistrées dans le cadre de l'épidémie d'Ebola, causant quatre morts et 38 blessés parmi les agents de santé et les patients", a indiqué le ministère dans son dernier bulletin quotidien diffusé vendredi.

Des infirmiers "ont dénoncé les menaces de mort et de destruction des structures sanitaires qu'ils reçoivent ces derniers jours en raison de leur rôle dans la riposte contre Ebola", ajoute le ministère.

"A cause de cette violence ciblée, plusieurs médecins et infirmiers des territoires de Beni et Lubero ont dû déménager ou quitter temporairement leur habitation, forçant ainsi certaines structures sanitaires à fermer leurs portes", ajoute-t-on.

Les infirmiers lors d'une assemblée générale jeudi ont demandé aux autorités "de s'impliquer pour mettre fin à ce phénomène de violence contre les agents de santé car, si les menaces ne cessent pas, ils envisagent de faire une grève sèche".

"Au total, il y a eu 1.248 décès (1.160 confirmés et 88 probables) et 490 personnes guéries" depuis le début de l'épidémie le 1er août, selon le ministère.

Les Nations unies viennent de nommer jeudi un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola.

Il s'agit de l'actuel représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU, David Gressly, qui doit donner une conférence de presse lundi à Kinshasa.

La "commission Yumbi" donne son rapport

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Washington Forum | 23 mai 2019 | RDC: Quels sont les défis qui attendent le nouveau Premier ministre Ilunga ?

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Macron et Michel invités aux funérailles de Tshisekedi

Belgian Prime Minister Charles Michel, center, and his partner Amelie Derbaudrenghien, second right, are greeted by French President Emmanuel Macron, left, and his wife Brigitte Macron as they arrive at the Elysee Palace in Paris to participate in a World

Les autorités de la République démocratique du Congo ont indiqué jeudi leur intention d’inviter le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre belge Charles Michel aux funérailles du père de l'actuel président Tshisekedi prévues de jeudi à samedi prochains à Kinshasa.

"Le directeur de cabinet du président de la République m'a confirmé qu'une invitation sera envoyée au président Macron et au Premier ministre Charles Michel", a déclaré à l'AFP le coordonnateur général du comité d'organisation des obsèques, Lucien Lundula.

M. Lundula a détaillé devant la presse le programme des obsèques de l'ex-opposant et Premier ministre Étienne Tshisekedi. Décédé à Bruxelles le 1er février 2017, son corps n'avait pas été rapatrié faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime Kabila.

"Nous célébrons le père de la démocratie congolaise", a déclaré M. Lundula.

"Ce ne sont pas des obsèques, mais la commémoration et la célébration de la victoire de la démocratie, ainsi que l'accomplissement du rêve d'Étienne Tshisekedi, désormais incarné par l'avènement de son fils au sommet de l'État", détaille-t-il dans un communiqué de presse.

La dépouille d'Étienne Tshisekedi doit arriver jeudi matin 30 mai à l'aéroport de Ndjili en présence de son fils et chef de l'État, et de toutes les autorités de la RDC.

Un cortège funéraire doit ensuite traverser Kinshasa pendant toute la journée jusqu'à la morgue de l'hôpital du Cinquantenaire, en passant par la résidence du défunt et sa famille à Limete.

Vendredi 31 mai, le corps doit être conduit en procession au stade des Martyrs pour un recueillement populaire, une messe et une veillée mortuaire ouverte au public.

Samedi, une cérémonie officielle et une messe seront célébrées au stade des Martyrs, avant la procession vers l'endroit de l'inhumation au monument funéraire de N'Sele.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Étienne Tshisekedi est passé dans l'opposition et a fondé l'UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois Premier ministre pendant la transition multipartite des années 90, avant de s'opposer au régime des Kabila père et fils.

L'EI revendique deux attaques à Beni, une dizaine de civils enlevés

Cette image d'archives montre des combattants du groupe Etat Islamique à Raqqa, Syrie.

Le groupe Etat islamique (EI) a de revendiqué deux attaques dans l'Est de la République démocratique du Congo, dans le territoire de Beni où, selon des sources locales, une dizaine de personnes ont été enlevées jeudi.

Dans le territoire de Beni, ces attaques sont généralement attribuées par les autorités aux Forces démocratiques alliées (ADF), à l'origine des rebelles musulmans ougandais présents dans la région depuis plus de 20 ans.

D'après les sources locales, des assaillants ont fait incursion dans la localité de Samboko-Tchanitchani (ou Tsanitsani), où ils ont pillé et incendié le centre de santé et dévalisé les maisons.

"Une dizaine des personnes ont été emportées par ces assaillants", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire (responsable administratif) de Beni.

Le nom "Chianchiani" apparaît dans l'un des deux communiqués diffusés par l'EI, d'après la traduction en anglais de SITE Intelligence group, qui revendique une expertise au sujet de mouvements islamistes terroristes.

"Les soldats du Califat ont donné l'assaut à des baraquements de l'armée congolaise dans le village de Chianchiani à Beni (...), ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d'autres d'entre eux ont fui".

"Les soldats du Califat ont utilisé des armes automatiques pour viser des éléments croisés de l'armée congolaise hier dans le village de Kumbwa à Kamango", lit-on dans le deuxième communiqué traduit de l'arabe en anglais.

Kamango se trouve tout près de la frontière avec l'Ouganda.

L'armée congolaise n'a pas fait état d'attaque contre ses bases à Kamango.

Le groupe Etat islamique avait revendiqué pour la première fois une attaque sur le sol congolais, en s'attribuant la responsabilité d'un assaut qui avait tué au moins deux soldats le 16 avril à une dizaine de km de Kamango.

La cheffe de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) avait déclaré "prendre au sérieux" ce genre de déclaration, tout en privilégiant la piste des ADF.

EI profiterait de l'insécurité dans l'est de la RDC dans le but d'y installer une base, selon des chefs de renseignements des pays de la région des Grands Lacs (Burundi, Ouganda, RDC et Rwanda) réunis à Kampala et cités ce jeudi par la BBC.

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