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L'Ouganda dément vouloir cesser sa coopération militaire avec la Corée du Nord


Un officier de la police ougandaise monte la garde sur une rue au centre-ville de Kampala, en Ouganda, 20 février 2011.
Un officier de la police ougandaise monte la garde sur une rue au centre-ville de Kampala, en Ouganda, 20 février 2011.

L'Ouganda a démenti dimanche, après des déclarations d'un porte-parole de la présidente sud-coréenne, vouloir mettre un terme à sa coopération militaire et policière avec la Corée du Nord et s'aligner ainsi sur les sanctions internationales contre Pyongyang et son programme nucléaire.

"Ce n'est pas vrai, c'est de la propagande", a assuré à l'AFP le colonel Shaban Bantariza, porte-parole adjoint du gouvernement ougandais, rappelant que la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye était dimanche en visite à Kampala pour une rencontre avec son homologue ougandais Yoweri Museveni.

Plus tôt dans la journée, Jeon Yeon-Guk, un porte-parole de la présidente sud-coréenne, avait prêté au président ougandais les propos suivants: "Nous avons donné pour instruction à nos responsables de mettre en oeuvre, et de bonne foi, les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont l'arrêt de la coopération militaire, policière et sécuritaire avec la Corée du Nord".

"Cela ne peut être vrai", a rétorqué le colonel Shaban Bantariza.

La Corée du Nord et l'Ouganda entretiennent des relations diplomatiques au plus haut niveau depuis l'indépendance de ce pays africain en 1962, et la Corée du Nord assure depuis 2007 des programmes de formation de la police et de l'armée ougandaises.

Yoweri Museveni, qui dirige son pays depuis 1986 et été réélu en février pour un cinquième mandat, a effectué trois visites en Corée du Nord, où il a rencontré le défunt leader nord-coréen Kim Jong-Il, père de l'actuel dirigeant Kim Jong-Un.

En mars, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté les sanctions les plus lourdes jamais infligées à la Corée du Nord après que cette dernière avait procédé le 6 janvier à son quatrième essai nucléaire, suivi le 7 février par un tir de fusée généralement considéré comme un essai de missile balistique déguisé.

Les sanctions incluent, entre autres, un contrôle systématique de tous les cargos au départ ou à destination des côtes nord-coréennes.

Dernièrement, la Corée du Nord a exhorté son voisin du Sud à accepter de tenir des pourparlers militaires et d'apaiser les tensions exacerbées entre les deux pays depuis le quatrième essai nucléaire. Mais Séoul a décliné ces offres, y voyant de la "propagande".

La présidente Park, au pouvoir depuis 2013 à Séoul, effectuait dimanche sa première visite en Ouganda. Elle y a discuté des moyens de renforcer la coopération entre les deux pays, dont une aide au développement plus importante pour Kampala.

Avec AFP

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