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Droits humains

L'opposant russe Navalny attend en cellule de connaître son sort

Le chef de l'opposition russe Alexei Navalny à un point de contrôle des passeports à l'aéroport Sheremetyevo de Moscou, en Russie, le 17 janvier 2021. Les forces de l'ordre s'entretiennent avec lui avant de l'emmener. REUTERS / Reuters TV

Aussitôt atterri, aussitôt interpellé! Le principal opposant russe, Alexeï Navalny, a été arrêté par les services pénitentiaires dimanche dès son arrivée à Moscou depuis l'Allemagne, où il se trouvait en convalescence après un empoisonnement présumé. Il attend toujours pour savoir plus sur son sort.

Charismatique militant anti-corruption et ennemi juré du Kremlin, M. Navalny, 44 ans, est recherché depuis fin décembre par le FSIN, le service en charge des prisons en Russie, qui lui reproche d'avoir violé les conditions d'une peine avec sursis dont il a écopé en 2014.

Alors qu'il s'apprêtait à donner son passeport pour le contrôle à la frontière, aux côtés de sa femme Ioulia, l'opposant a été approché par plusieurs policiers en uniforme qui l'ont emmené. "Il restera en détention jusqu'à la décision du tribunal" sur son cas, a indiqué le FSIN, sans préciser à quelle date elle pourrait avoir lieu.

"Ici, c'est chez moi. Je n'ai pas peur (...) car je sais que j'ai raison et que les affaires criminelles lancées contre moi sont fabriquées de toutes pièces. Je n'ai peur de rien et je vous appelle à n'avoir peur de rien", a déclaré M. Navalny peu avant son arrestation.

Réactions des dirigeants américains et européens

Le président du Conseil européen Charles Michel dénonce comme "inacceptable" l'interpellation de M. Navalny, exigeant sa libération "immédiate". La Lituanie appelle à adopter de nouvelles sanctions contre Moscou et la Pologne à une "réponse rapide et sans équivoque au niveau de l'UE".

Le futur conseiller à la sécurité nationale du président élu américain Joe Biden, Jake Sullivan, a également appelé à la libération de l'opposant et à "tenir responsable" les auteurs de son empoisonnement en août.

Le ministère des Affaires étrangères britannique s'est dit lundi dans un communiqué "profondément préoccupé" par l'arrestation de l'opposant russe Alexei Navalny dimanche à son retour en Russie, plusieurs mois après son empoisonnement présumé.

"C'est effarant qu'Alexey Navalny, victime d'un crime odieux, soit détenu par les autorités russes", a ajouté le ministre des Affaires étrangère Dominic Raab dans un tweet, appelant la Russie à chercher comment "une arme chimique a été utilisée sur (son) sol" plutôt que "de persécuter M. Navalny", dont il appelle à la"libération immédiate".

Alexei Navalny, rétabli après un empoisonnement présumé en août, "a pris la décision consciente de retourner en Russie qu'il considère comme sa patrie personnelle et politique", et le fait qu'il ait été arrêté par les autorités russes dès son arrivée "est totalement incompréhensible", selon M. Maas.

Reconnaissant que la Russie est liée par sa propre constitution et par des obligations internationales à l'égard de l'état de droit et de la protection des droits civils, le ministre social démocrate a ajouté: "bien entendu, ces principes doivent également être appliqués" à Alexei Navalny, qui "devrait être libéré immédiatement".

Alors qu'une "grave attaque empoisonnée" a été commise sur le sol russe à l'égard de M. Navalny, charismatique militant anti-corruption et ennemi juré du Kremlin, l’Allemagne appelle la Russie à "enquêter de manière approfondie sur cette attaque et traduire les auteurs en justice", a encore dit M. Maas.

Alexei Navalny, 44 ans, est recherché depuis fin décembre par le FSIN, le service en charge des prisons en Russie, qui lui reproche d'avoir violé les conditions d'une peine avec sursis dont il a écopé en 2014.

Le chef de file de l'opposition russe était subitement tombé dans le coma en août, alors qu'il revenait d'une tournée électorale en Sibérie. D'abord hospitalisé à Omsk, il avait finalement été évacué vers un hôpital berlinois sous la pression de ses proches.

Trois laboratoires européens ont depuis conclu que l'opposant avait été empoisonné par un agent innervant de type Novitchok, développé à l'époque soviétique à des fins militaires, conclusion confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) malgré les dénégations de Moscou.

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L'UA exprime sa "consternation" après les morts à N'Djamena

Une manifestation dans la capitale du Tchad a conduit à plusieurs arrestations, le 6 février 2021.

L'Union africaine (UA) a exprimé vendredi sa "consternation" après "la perte de vies humaines civiles et parmi les forces de l'ordre" au Tchad lors d'une tentative d'arrestation d'un opposant, dans une déclaration du président tchadien de la Commission de l'UA.

Le 28 février, la police épaulée par des militaires lourdement armés et des blindés a tenté d'arrêter l'opposant Yaya Dillo, candidat à la présidentielle du 11 avril dont la candidature a été invalidée par la Cour suprême, à son domicile de N'Djamena.

M. Dillo était visé par deux mandats d'amener de la justice pour "diffamation et injures" à l'égard de l'épouse du président Idriss Déby Itno.

Le mouvement de M. Dillo, le Front nouveau pour le changement (FNC), a assuré dans un communiqué que cinq membres de la famille de l'opposant, dont sa mère, ont été tués par un corps d'élite de l'armée qui a "défoncé son portail avec un char blindé".

Une version contredite lundi par le ministre des Affaires étrangères Amine Abba Sidick devant le corps diplomatique: "un tir de l'intérieur visant les forces de l'ordre a atteint mortellement la mère de Yaya Dillo", a-t-il affirmé, ajoutant que deux militaires avaient été tués dans un blindé dans la cour de l'opposant.

Dans un communiqué, le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, "note que cet événement douloureux s'est déroulé à un mois des élections présidentielles dans le pays".

Il appelle "le gouvernement et l'ensemble des acteurs politiques à œuvrer résolument pour créer les conditions idoines pour la paix politique et civile afin d'assurer la tenue des élections dans un climat apaisé, dans le strict respect de la loi, de l’ordre et de la stabilité du pays".

Avant d'être élu à la tête de la Commission de l'UA en 2017, Moussa Faki Mahamat était un membre du gouvernement tchadien sous le président Déby.

Six candidats sont en lice pour l'élection présidentielle au Tchad dont M. Déby, qui dirige le pays d'une main de fer depuis 30 ans, fait figure de grandissime favori.

Tigré: les soldats érythréens ont tué des centaines de civils, selon une ONG

Des réfugiés éthiopiens qui ont fui la région de Tigré font la queue pour recevoir une aide alimentaire dans le camp d'Um-Rakoba dans l'État d'Al-Qadarif, à la frontière, au Soudan, le 11 décembre 2020.

Les soldats érythréens ont tué des centaines de civils, y compris des enfants, dans un massacre perpétré en novembre à Aksoum, dans la région éthiopienne du Tigré (nord), a dénoncé vendredi l'organisation Human Rights Watch (HRW).

Ce rapport est le deuxième d'envergure à documenter le massacre d'Aksoum (ou Axoum), après celui la semaine dernière d'Amnesty International qui décrivait comment les troupes érythréennes "se sont déchaînées et ont méthodiquement tué des centaines de civils de sang-froid".

Ces conclusions s'inscrivent dans un contexte d'inquiétude croissante de la communauté internationale sur les atrocités présumées commises par les troupes érythréennes qui ont combattu, aux côtés de l'armée fédérale, les autorités dissidentes du Tigré lors d'une opération militaire lancée par Addis Abeba début novembre.

Jeudi, la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michelle Bachelet a appelé à une enquête indépendante sur ces exactions susceptibles de constituer des "crimes de guerre et des crimes contre l'humanité".

Addis Abeba et Asmara continuent de nier la présence de troupes érythréennes au Tigré.

Selon le rapport d'HRW, les forces éthiopiennes et érythréennes sont entrées le 20 novembre dans Aksoum, un des hauts lieux de l'Eglise chrétienne orthodoxe inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Auparavant, la ville avait été la cible de tirs d'artillerie lourde "à l'aveugle", tuant des civils.

Les soldats érythréens se sont alors livrés à "des pillages à grande échelle" sous le regard passif de leurs homologues éthiopiens, indique le rapport.

"J'ai demandé à un soldat: +Pourquoi vous ne faites rien? Vous êtes Ethiopiens et nous sommes en Ethiopie; vous laissez des Erythréens faire ça", rapporte le communiqué citant un habitant.

"Le soldat m'a répondu: 'Nous avons besoin d'un ordre d'en haut'".

Le massacre a débuté le 28 novembre, après que des combattants tigréens ont attaqué des soldats érythréens avec l'aide d'habitants, détaille HRW.

Après avoir fait venir des renforts, les Erythréens ont commencé "à se déplacer en ville, allant de maison en maison, à la recherche de jeunes hommes et de garçons, et les exécutaient".

Tout comme Amnesty, HRW estime en l'état impossible de fournir un bilan exact, mais selon ses estimations, "plus de 200 civils ont très certainement été tués durant les seuls 28 et 29 novembre".

La semaine dernière, l'AFP s'est rendue dans le village tigréen de Dengolat où les responsables religieux ont assuré que les troupes érythréennes avaient exécuté 164 civils.

Depuis la publication du rapport d'Amnesty, le gouvernement du Premier ministre et prix Nobel de la Paix 2019 Abiy Ahmed a indiqué que des enquêteurs fédéraux se penchaient "sur des allégations crédibles" d'atrocités et d'abus au Tigré, y compris à Aksoum.

Mais le gouvernement a aussi dénigré les conclusions d'Amnesty et a accusé l'organisation de "renforcer la désinformation et la propagande du TPLF et de ses acolytes", en référence au Front de libération du peuple du Tigré, le parti qui dirigeait la région avant d'en être délogé par l'opération militaire.

"Les dirigeants éthiopiens et érythréens ne peuvent désormais plus se réfugier dans le déni et devraient ouvrir un espace pour la justice et des réparations", a déclaré la directrice de Human Rights Watch pour la Corne de l'Afrique Laetitia Bader.

L'ONU veut une enquête sur de possibles "crimes de guerre" au Tigré

Des hommes du Tigré sont assis au sommet d'une colline surplombant une partie du camp de réfugiés d'Umm Rakouba, accueillant des personnes qui ont fui le conflit dans la région du Tigray en Éthiopie, à Qadarif, dans l'est du Soudan, le 14 décembre 2020.

La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet a appelé jeudi à une "enquête objective et indépendante" dans la région éthiopienne du Tigré, après avoir "corroboré de graves violations" susceptibles de constituer des "crimes de guerre et des crimes contre l'humanité".

Dans un communiqué publié à Genève, Mme Bachelet a annoncé que son bureau "a réussi à corroborer des informations sur certains incidents survenus en novembre de l'année dernière, indiquant des bombardements aveugles dans les villes de Mekele, Humera et Adigrat dans la région du Tigré", dans le nord du pays, théâtre de plusieurs mois de combats.

Le bureau de l'organisation onusienne a également vérifié "des informations faisant état de graves violations et abus incluant des massacres à Aksoum et à Dengelat dans le centre du Tigré par les forces armées érythréenne", selon les termes du communiqué.

"De graves violations du droit international, pouvant être assimilées à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, peuvent avoir été commises", souligne le communiqué.

Les forces en présence sur le terrain comprennent les forces de défense nationale éthiopiennes, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), les forces armées érythréennes, les forces régionales d'Amhara et les milices affiliées, rappelle la même source.

"Dénégations générales"

"Avec de multiples acteurs dans le conflit, des dénégations générales", il y a "clairement besoin d'avoir une évaluation objective et indépendante", a déclaré Mme Bachelet.

La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a exhorté le gouvernement éthiopien à autoriser son bureau et d'autres enquêteurs des Nations unies à accéder à Tigré "en vue d'établir les faits et de contribuer à rendre des comptes, quelle que soit l'origine des auteurs".

Elle a souligné que son bureau continuait de recevoir des informations sur des combats en cours dans le centre du Tigré.

Elle a déploré "des informations profondément angoissantes faisant état de violences sexuelles et sexistes, d'exécutions extrajudiciaires, de destructions et de pillages généralisés de biens publics et privés par toutes les parties".

"Sans des enquêtes rapides, impartiales et transparentes et sans demander des comptes aux responsables, je crains que des violations (des droits de l'Homme) continuent d'être commises en toute impunité, et la situation restera instable pendant encore longtemps", a-t-elle déclaré.

Mme Bachelet a également exprimé son inquiétude face aux détentions cette semaine à Tigré de journalistes et de traducteurs travaillant pour des médias locaux et internationaux, dont l'AFP.

Alors qu'ils ont été libérés, elle a souligné les remarques inquiétantes d'un membre du gouvernement affirmant que des représentants des "médias internationaux trompeurs" seraient tenus pour responsables.

"Les victimes et les témoins de violations et d'abus des droits humains ne doivent pas être empêchés de partager leur témoignage par crainte de représailles", a souligné Mme Bachelet.

Fin novembre, le Premier ministre Abiy Ahmed avait proclamé la fin de l'opération militaire au Tigré avec la prise de Mekele, mais les autorités en fuite de la région ont promis de poursuivre la lutte et des combats ont été signalés depuis.

Plusieurs massacres ont par ailleurs été documentés, pour certains imputés par les survivants à des troupes érythréennes au Tigré, dont la présence continue à ce jour d'être niée par Addis Abeba et Asmara.

Nouvelle arrestation de l'opposante béninoise Rekiath Madougou

Vue sur le marché de Tokpa à Cotonou, Benin, le 4 mars 2021.

L’opposante béninoise Rekiath Madougou, dont la candidature à l'élection présidentielle du 11 avril avait été rejetée, a été interpellée mercredi soir et est poursuivie pour association de malfaiteurs et terrorisme, ont indiqué jeudi à l'AFP son avocat et des membres de son parti.

"Mme Madougou est arrivée jeudi matin à la CRIET (Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme) où elle sera présentée au procureur spécial", a déclaré Me Renaud Agtbodjo. "Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs et terrorisme" par cette cour spéciale, décriée comme étant un instrument judiciaire pour museler l'opposition, a-t-il ajouté.

"Notre voiture a été bloquée par les forces de l'ordre", avait indiqué Joël Aïvo, un autre candidat de l’opposition recalé pour l'élection présidentielle et présent lors de l'arrestation de Mme Madougou.

"Quatre agents des forces de l'ordre se sont emparé de notre voiture avec Mme Madougou, maintenue de force à bord et emportée", a-t-il relaté mercredi soir sur les réseaux sociaux.

Une source policière a aussi confirmé à l’AFP que Mme Madougou avait était gardée à la brigade économique et financière pour la nuit.

Rekiath Madougou dans un orphelinat de Porto-Novo, Bénin, à 30 km à l'est de Cotonou, 16 février 2009. A l'époque, elle était ministre de la microfinance. (archives)
Rekiath Madougou dans un orphelinat de Porto-Novo, Bénin, à 30 km à l'est de Cotonou, 16 février 2009. A l'époque, elle était ministre de la microfinance. (archives)

Quelques minutes avant son arrestation, la chef de file du Parti Les Démocrates, proche de l'ancien président Boni Yayi, avait pris part à une réunion politique au cours de laquelle elle dénonçait les pratiques du régime de Patrice Talon.

"Nous ne reculerons pas quelles que soient les intimidations, les obstacles et les brimades", avait également soutenu Joël Aïvo.

Mardi, deux militants du même parti que Mme Madougou ont été incarcérés, tous deux également inculpés pour "association de malfaiteurs et terrorisme", ont indiqué à l’AFP leur avocat et une source judiciaire.

"Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani sont des otages politiques", avait alors déclaré Mme Madougou, dont la candidature à la présidentielle du 11 avril a été refusée car elle n’a pas obtenu les seize parrainages d’élus nécessaires pour participer au scrutin.

Proche de l’ancien président Boni Yayi, principal adversaire du chef de l’Etat Patrice Talon dont elle a été plusieurs fois ministres, Mme Madougou a été aussi Conseiller spécial du président togolais.

Par ailleurs, Sébastien Ajavon, important opposant du régime arrivé troisième au dernier scrutin présidentiel, et qui avait déjà été condamné en 2018 à vingt ans de prison pour trafic de drogue, a été à nouveau condamné lundi par contumace à une deuxième peine de cinq de prison ferme pour "faux, usage de faux et escroquerie".

Il vit actuellement en exil en France comme la grande majorité des opposants de poids.

Au moment de son élection en 2016, M. Talon avait affirmé vouloir faire un mandat unique, avant de se rétracter et d'annoncer sa candidature mi-janvier.

Il est accusé d'avoir amorcé un tournant autoritaire dans un pays réputé pour être un exemple de démocratie en Afrique de l'Ouest.

Etats-Unis: la Chambre adopte un projet de réforme de la police

La police observe depuis une voiture blindée les manifestants rassemblés après la mort par balle d'un civil à St. Louis, Missouri, le 19 août 2015.

Le texte prévoit, entre autres, de créer un registre national des policiers licenciés pour abus. Il impose aussi des limites à l'immunité donc jouissent les policiers.

A cinq jours du procès d'un ex-policier blanc accusé du meurtre de George Floyd, la Chambre des représentants a adopté mercredi soir un projet de profonde réforme des forces de l'ordre, qui n'est pas assuré de passer le cap du Sénat.

Baptisé du nom de cet homme noir mort le 25 mai à Minneapolis lors de son interpellation, le texte avait déjà été adopté en juin par la chambre basse du Congrès, à majorité démocrate.

Il était resté bloqué au Sénat, aux mains des républicains jusqu'en janvier.

Les élus démocrates de la Chambre l'ont réintroduit la semaine dernière et il a été adopté cette fois par 220 voix contre 212. Un seul républicain l'a soutenu, et deux démocrates ont voté non.

Son passage au Sénat, où les républicains conservent un pouvoir de blocage, reste incertain, sauf peut-être dans une version édulcorée.

Le texte "n'effacera pas les siècles de racisme systémique" aux Etats-Unis, a déclaré la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, avant son adoption. Mais il sera "un pas énorme" vers "la construction d'une relation meilleure, plus saine, entre la police et des communautés qu'elle respecte".

La proposition de loi prévoit, entre autres, d'interdire les prises d'étranglement, de limiter les transferts d'équipements militaires aux forces de l'ordre, de créer un registre national des policiers licenciés pour abus.

Le texte s'attaque aussi à la large immunité dont jouissent les policiers en cas de poursuites au civil.

Il prévoit également la fin, pour les infractions liées aux stupéfiants, des mandats de perquisition permettant aux agents d'entrer sans frapper chez les suspects. C'est dans ce cadre que Breonna Taylor, une jeune infirmière noire, a été abattue en mars dernier dans son appartement.

Son nom, parmi d'autres, a résonné dans tous les Etats-Unis lors des grandes manifestations antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd.

Le quadragénaire noir est mort asphyxié par un policier blanc, Derek Chauvin, qui a maintenu un genou sur son cou pendant près de neuf minutes. Son procès, qui sera aussi celui des méthodes policières, s'ouvre lundi à Minneapolis.

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