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L'ONU met en garde contre un "effondrement" total à Gaza


Un jeune palestinien debout devant une boutique de fortune éclairée à l’aide d’une batterie pendant une coupure d’électricité à Beit Lahiya dans le nord de la bande de Gaza, 11 janvier 2017.

La mise en garde de l'ONU tombe après la décision du gouvernement israélien de réduire - de trois quarts d'heure, une heure ou 35% selon les sources - l'approvisionnement quotidien en courant de la bande de Gaza, d'après les médias israéliens.

Les Nations Unies ont mis en garde mercredi contre "un effondrement total" des services vitaux pour la population de la bande de Gaza si l'approvisionnement en électricité était réduit dans cette région comme l'a annoncé Israël.

Le gouvernement israélien a décidé dimanche de réduire - de trois quarts d'heure, une heure ou 35% selon les sources - l'approvisionnement quotidien en courant de la bande de Gaza, d'après les médias israéliens.

Cette mesure suscite l'inquiétude sur un possible affrontement entre Israël et le Hamas, qui a mis en garde lundi contre le danger d'une "explosion", alors que deux millions de Palestiniens vivent reclus dans la bande de Gaza sous blocus et font déjà face à une sévère pénurie de courant.

Une fois la décision appliquée, les Gazaouis n'auront plus que deux heures de courant par tranche de 24 heures, a indiqué à l'AFP un responsable de la compagnie d'électricité de Gaza

Les autorités israéliennes affirment que cette mesure a été prise à la suite de la décision de l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas de ne plus régler la facture d'électricité de la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas, ses grands rivaux.

Robert Piper, le coordinateur de l'aide humanitaire de l'ONU dans les territoires palestiniens, a prévenu que de nouvelles coupures de courant auraient des effets dévastateurs.

"Un nouvel allongement de la durée des blackouts pourrait amener à un effondrement total des services vitaux, y compris pour le secteur de la santé, de l'eau et des installations sanitaires", a prévenu Robert Piper.

"Les habitants de Gaza ne devraient pas être pris en otage de cette longue dispute inter-palestinienne", a-t-il ajouté.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a pour sa part assuré mercredi qu'il n'y avait pas de crise humanitaire dans la bande de Gaza.

"Il est clair que la bande de Gaza ce n'est pas la Suisse, mais il n'y a pas de crise humanitaire. Tous les jours des centaines de camions d'approvisionnement (venant d'Israël) franchissent Kerem Shalom (le point de passage des marchandises entre Israël et la bande de Gaza)", a affirmé M. Lieberman à la radio publique.

Le Hamas a évincé l'Autorité palestinienne de Gaza en 2007. L'Autorité, censée préfigurer un futur Etat palestinien et reconnue par la communauté internationale, n'exerce plus ses prérogatives qu'en Cisjordanie occupée, séparée de la bande de Gaza par le territoire israélien. Toutes les tentatives de réconciliation ont échoué jusque-là.

Avec AFP

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