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L'ONU déplore les conditions précaires des déplacés de Taouarga en Libye


Les déplacés de la ville libyenne de Taouarga, à 260 km à l'est de la capitale libyenne Tripoli, dans un campement temporaire, le 8 février 2018

La mission de l'ONU en Libye (Manul) a déploré les "conditions précaires" dans lesquelles se trouvent des milliers de Libyens qui sont empêchés depuis plusieurs semaines de rentrer dans leur ville de Taouarga.

Les habitants de Taouarga veulent "exercer leur droit légitime" de rentrer dans leur ville d'où ils ont été chassés en 2011, a indiqué la coordinatrice humanitaire de l'ONU en Libye, Maria Ribeiro, citée par un communiqué.

"Ils sont bloqués en plein air dans des conditions climatiques difficiles et sans accès aux services de base depuis plus de trois semaines", a-t-elle déploré.

La ville de Misrata, connue pour avoir été à la pointe de la révolution contre l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, avait forcé la population de Taouarga --à 40 km plus au sud-- à s'exiler, leur reprochant son soutien au régime.

>> Lire aussi : Les déplacés libyens de Taouarga déçus, s'impatientent dans le désert

Suite à la récente signature d'un accord entre les deux villes prévoyant un retour à Taouarga de ses habitants, des centaines de familles avaient pris la route le 1er février en direction de chez eux mais elles avaient été bloquées aux entrées de la ville par des groupes armés de Misrata opposés à l'accord.

Depuis, elles campent dans des tentes installées par les agences de l'ONU dans des secteurs à une vingtaine de kilomètres de Taouarga, dans l'attente que de nouvelles négociations, engagées par la mairie de Taouarga et le gouvernement d'union nationale (GNA) qui joue le rôle de médiateur, aboutissent.

Mme Ribeiro a exhorté les autorités libyennes à garantir à ces familles "un retour volontaire, sécurisé et digne", pour qu'elles ne soient pas "otages de la crise politique qui sévit dans le pays", en référence aux luttes de pouvoir qui font rage dans le pays.

"Les autorités libyennes ont la responsabilité principale de fournir protection et assistance humanitaire (…) ainsi que les mesures de déminage" des ex-zones de guerre à Taouarga, toujours selon le communiqué.

Depuis que ses 40.000 habitants l'ont quittée en 2011, Taouarga est une ville fantôme en ruine qui porte encore les séquelles de la guerre.

Avec AFP

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