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L'ONU demande aux Etats-Unis de ne pas mettre en détention les enfants de migrants

Un agent de la police des frontières s'entretient avec des migrants qui ont franchi illégalement la frontière entre le Mexique et les États-Unis, dans le secteur de Rio Grande Valley, près de McAllen, au Texas, le 2 avril 2018.

Les Nations unies ont demandé aux Etats-Unis de réformer leur politique migratoire, estimant que ni la séparation des enfants de migrants ni leur détention n'étaient des options envisageables.

"Nous nous opposons à la séparation des enfants de leur familles à des fins de contrôle migratoire, mais nous nous opposons également aux détentions", a affirmé un porte-parole du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Christophe Boulierac, lors d'un point de presse à Genève.

Dans un spectaculaire retournement, Donald Trump a décidé mercredi de mettre fin aux séparations des familles de migrants arrivées illégalement aux Etats-Unis, qui ont provoqué une vague d'indignation mondiale et un profond malaise au sein de son parti.

Le décret signé par le président américain stipule que des poursuites pénales continueront à être engagées contre ceux qui traversent la frontière illégalement, mais que parents et enfants seront détenus ensemble dans l'attente de l'examen de leur dossier.

"Nous prenons note de la décision du gouvernement américain de ne plus continuer à séparer les enfants de leurs parents. Nous comprenons que la pratique actuelle serait de détenir les enfants avec de leurs parents", a déclaré pour sa part aux médias une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani, à Genève.

"Nous avons dit à maintes reprises que les enfants ne devraient jamais être détenus pour des raisons liées à leur statut migratoire ou à celui de leurs parents. Il n'est jamais dans l'intérêt supérieur de l'enfant qu'il soit détenu", a-t-elle dit.

Aussi, a-t-elle ajouté, "nous demandons aux Etats-Unis de réformer leurs politiques migratoires et nous demandons la mise en oeuvre d'alternatives communautaires et non privatives de liberté pour les enfants les familles".

Selon le Haut-Commissariat, "ces alternatives doivent respecter pleinement les droits de l'homme des migrants".

Interrogée sur la décision américaine de placer des migrants sur des bases militaires, la porte-parole a affirmé que "ces personnes ne devraient pas être considérées comme des criminels" et insisté sur la nécessité d'"explorer des alternatives à la détention".

>> Lire aussi : Les principaux points du décret Trump mettant fin aux séparations des familles

Cet appel a également été soutenu par l'Unicef dont le porte-parole à Genève a expliqué que ces alternatives à la détention sont assez "techniques" mais "fonctionnent".

La question de la détention des migrants ne concerne pas uniquement les Etats-Unis, selon l'Unicef.

Melania Trump à la frontière avec le Mexique
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"Nous pensons qu'il y a 100 pays qui détiennent des enfants à des fins de contrôle migratoire et nous travaillons avec les gouvernements pour changer cela", a expliqué M. Boulierac.

Une solution par exemple, a-t-il détaillé, est d'avoir des "gens qui garantissent que l'enfant comparaîtra devant le tribunal en charge des questions de migration". "Ce sont tous des mécanismes qui fonctionnent bien. Les enfants et la famille ne s'échappent pas", a-t-il conclu.

Avec AFP

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Facebook se lance dans l'arène des cryptomonnaies avec "Libra"

Facebook fera-t-il entrer les cryptomonnaies dans le quotidien de ses quelque 2,7 milliards d'usagers? C'est en tout cas son intention avec "Libra", une monnaie virtuelle censée permettre d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané.

En s'attaquant, dix ans après le bitcoin, au sulfureux domaine des cryptomonnaies, régulièrement sous le feu des projecteurs du fait de piratages et d'accusations de blanchiment d'argent, Facebook se lance un défi de taille, tant il fait lui-même l'objet d'une grave crise de confiance après une série de scandales autour de sa gestion des données personnelles.

Libra doit offrir à partir du premier semestre 2020 un nouveau moyen de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels: elle se veut la pierre angulaire d'un tout nouveau écosystème financier sans la barrière des différentes devises, un outil susceptible d'intéresser notamment les exclus du système bancaire, dans les pays émergents par exemple.

Les usagers disposeront sur leur smartphone d'un porte-monnaie numérique, "Calibra" --directement intégré par Facebook à ses services Messenger et WhatsApp--, pour faire leurs achats, envoyer ou recevoir de l'argent, ont expliqué à l'AFP des responsables du projet.

Mais Libra est un système "ouvert": son code informatique est libre de droits, ce qui signifie que tout développeur, entreprise ou institution peut l'intégrer à ses services.

L'arrivée de Facebook dans cette arène bouillonnante que sont les cryptomonnaies pourrait être un "tournant" pour ce secteur, selon Lou Kerner, investisseur et spécialiste reconnu des cryptomonnaies, car cela pourrait les populariser auprès du grand public.

Elle illustre aussi la volonté du réseau social de se diversifier au-delà de la publicité en ligne, la base de son modèle économique, lui-même fondé sur les données personnelles: "Ce pourrait être une des décisions les plus importantes de l'histoire de Facebook" pour trouver des nouveaux relais de croissance, selon les analystes de RBC.

Bien conscient d'être attendu au tournant, le groupe américain a aussi décidé de confier la gestion de Libra à une entité indépendante, basée à Genève (Suisse) et composée d'entreprises comme les émetteurs de cartes bancaires Mastercard et Visa, les services de paiement Stripe et PayPal, les entreprises de réservation de voitures Lyft et Uber, ou encore le réseau Women's World Banking, qui aide des femmes défavorisées de pays émergents à avoir accès aux services financiers.

Cela servira aussi à garantir la stabilité de cette nouvelle monnaie virtuelle, de façon à ce qu'elle échappe aux énormes fluctuations ayant contribué à ternir l'image de cryptomonnaies, comme le bitcoin.

- "Stabilité" -

Ce projet peut potentiellement permettre à plus d'un milliard de personnes "exclues du système bancaire" d'accéder au commerce en ligne et aux services financiers, assure Dante Disparte, de l'association Libra.

"Envoyer de l'argent à un ami ne devrait pas être plus difficile que de commander un Uber", abonde Peter Hazlehurst, responsable des activités "paiements" au sein d'Uber.

En confiant la gestion à une entité distincte, Facebook cherche à rassurer sur deux fronts: il ne sera pas aux manettes et tout sera fait pour que Libra ne soit pas victime des mêmes errements que le bitcoin, qui a attiré spéculateurs et criminels.

Les informations financières stockées dans Calibra seront strictement séparées des données personnelles détenues par Facebook et ne seront pas utilisées pour cibler de la publicité, a assuré Kevin Weil, un des responsables de Calibra.

Les devises utilisées pour acheter des Libra serviront de réserve et de garantie à la monnaie virtuelle, dont la valeur sera indexée sur un panier de monnaies traditionnelles.

Mais, du côté des Etats, on commence à s'interroger. Libra ne doit pas se transformer en projet de "monnaie souveraine", a mis en garde mardi le ministre français des Finances Bruno Le Maire, jugeant nécessaire que le géant américain présente des "garanties" à ce sujet. Le ministre a indiqué avoir demandé aux gouverneurs des banques centrales du G7 de plancher sur le sujet.

Comme les autres monnaies virtuelles, Libra repose sur la technologie de la "blockchain" (chaîne de blocs), sorte d'immense registre public et infalsifiable qui rend le transfert de devises virtuelles rapide, anonyme et sécurisé.

"Il se s'agit pas de faire confiance à Facebook, c'est de faire concrètement confiance aux entreprises fondatrices de l'association, qui est indépendante et démocratique", souligne Dante Disparte.

Libra est aussi un pari sur l'avenir de Facebook: le groupe ne gagnera pas directement d'argent avec Libra. Mais, à long terme, cela peut lui servir à attirer des utilisateurs et des annonceurs sur ses plateformes, ou à garder les actuels, et donc à renforcer ou créer des services payants ou financés par la publicité.

A Wall Street, Facebook gagnait un peu moins de 1,5% à 14H00 GMT.

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