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L'ONU annonce un cessez-le-feu de 72 heures renouvelable au Yémen

John Kerry, Boris Johnson et Ismail Ould Cheikh Ahmed faisant une déclaration sur le Yémen, Lancaster House, Londres, le 16 octobre 2016.

L'ONU a annoncé lundi l'instauration d'un cessez-le-feu renouvelable de 72 heures sur l'ensemble du Yémen à partir de jeudi, dans l'espoir de régler un conflit qui a fait près de 7.000 morts en 18 mois et provoqué une grave crise humanitaire.

Cette trêve entrera en vigueur mercredi 19 octobre à 23H59 locales, a indiqué le médiateur de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed. Il a affirmé avoir reçu des assurances en ce sens de la part de "toutes les parties yéménites".

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, qui lutte contre les rebelles chiites Houthis avec le soutien d'une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, avait annoncé auparavant avoir accepté un cessez-le-feu de 72 heures, susceptible d'être prolongé.

Dans un communiqué, le médiateur onusien présente la nouvelle trêve comme une "reprise de la cessation globale des hostilités" qui avait été mise en place le 10 avril 2016, mais avait ensuite volé en éclats.

Il souligne que cette nouvelle trêve "épargnera à la population yéménite de nouvelles effusions de sang et permettra d'étendre la livraison de l'aide humanitaire".

Il rappelle que selon les termes de la trêve d'avril, les belligérants "ont obligation de permettre un accès humanitaire libre et sans entraves" et de cesser "les activités militaires de toute nature".

Ce conflit a fait plus de 6.900 morts et déplacé au moins trois millions de Yéménites depuis l'entrée en action, en mars 2015, de la coalition militaire arabe sous commandement saoudien pour épauler les forces du président Hadi.

Près de trois millions de personnes ont désormais besoin d'une assistance alimentaire immédiate et 1,5 million d'enfants yémenites souffrent de malnutrition, selon l'Unicef.

Le médiateur demande "à toutes les parties yéménites, aux pays de la région et à la communauté internationale de promouvoir le plein respect de cette cessation des hostilités et de s'assurer qu'elle aboutit à mettre fin de manière permanente et durable au conflit".

Signes d'apaisement

Des négociations de paix interyéménites ont été suspendues le 6 août après trois mois de pourparlers infructueux à Koweït, sous l'égide de l'ONU.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'ONU avaient appelé dimanche à Londres les belligérants au Yémen à décréter un cessez-le-feu au plus vite.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait affirmé qu'il était "temps d'établir un cessez-le-feu sans conditions et ensuite de venir à la table de négociations".

Vendredi, le Royaume-Uni avait annoncé qu'il présenterait un projet de résolution au Conseil de sécurité appelant à la reprise des pourparlers de paix. Mais l'ambassadeur britannique à l'ONU Matthew Rycroft avait ensuite indiqué lundi que Londres attendrait le résultat des derniers efforts de médiation de l'ONU pour déposer son texte.

La guerre oppose les forces du président Hadi, soutenu par la coalition militaire arabo-sunnite sous commandement saoudien, à des rebelles chiites Houthis, alliés à des forces fidèles à l'ex-chef d'Etat Ali Abdallah Saleh.

Les rebelles contrôlent la capitale Sanaa et des régions du nord, de l'ouest et du centre. Les forces pro-Hadi ont reconquis des zones du sud. Mais ils peinent à progresser en dépit d'une campagne aérienne intensive de la coalition arabe, accusée d'avoir fait de nombreuses victimes collatérales.

Le 8 octobre, un raid aérien de cette coalition avait fait, selon l'ONU, 140 morts et 525 blessés lors d'une cérémonie funéraire à Sanaa, suscitant un tollé dans la communauté internationale.

La coalition pro-saoudienne qui, dans un premier temps, avait nié toute responsabilité dans ce carnage avait ensuite admis --fait rarissime-- une bavure et annoncé des "compensations" pour les familles des victimes "civiles".

Les 9 et 12 octobre, les rebelles yéménites avaient été accusés d'avoir tiré des missiles sur des navires de guerre américains en mer Rouge, ce qui avait entraîné pour la première fois une riposte des Etats-Unis.

Après cette escalade, des signes d'apaisement ces derniers jours avaient laissé présager une reprise des négociations, le coût de la guerre devenant notamment de plus en plus lourd pour les belligérants, selon des experts.

Avec AFP

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Soudan: Manifestation contre la normalisation avec Israël

Des manifestants soudanais brûlent un drapeau israélien à Khartoum, le 17 janvier 2021.

Des dizaines de manifestants soudanais ont brûlé le drapeau israélien dimanche à Khartoum pour protester contre la décision des autorités de normaliser les relations avec Israël.

Ils se sont rassemblés devant le siège du gouvernement, scandant des slogans anti-Israël et brandissant des pancartes avec les mentions "la normalisation est une trahison" ou "la normalisation est un crime". Une autre bannière dénonce l'accord de normalisation comme "un chantage américain".

Le 6 janvier, à l'occasion de la visite du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, le Soudan a signé un accord de normalisation avec Israël et obtenu simultanément une aide financière des Etats-Unis, quelques semaines après le retrait de Khartoum de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme.

L'accord de normalisation doit encore être ratifié par le pouvoir législatif avant d'entrer en application. Or le Soudan ne dispose toujours pas d'un Parlement de transition.

Les autorités soudanaises de transition sont en place depuis la révolte populaire qui a chassé du pouvoir le président Omar el-Béchir en avril 2019.

Tant attendu par Khartoum, le retrait de la liste noire américaine devrait offrir une bouffée d'oxygène à l'économie du Soudan décimée par les sanctions américaines, la mauvaise gestion et les conflits armés sous Omar el-Béchir, aujourd'hui en prison.

La Suisse invente le service militaire à domicile

Des réservistes de l'armée suisse déployés pour soutenir les hôpitaux publics dans la lutte contre le COVID-19 à Biere, en Suisse, le 27 mai 2020.

Pour diminuer le risque de propagation du Covid-19 dans ses casernes, l'armée suisse a décidé que plusieurs milliers de ses recrues commenceraient leur service militaire à la maison.

"C'est assez nouveau", concède Daniel Reist, le porte-parole de l'armée suisse, interrogé par l'AFP, mais en ces temps de pandémie, "c'est la solution idéale qui s'est imposée".

Considérée comme un pilier de la nation, l'armée suisse est organisée comme une milice: encadrés par quelques milliers de professionnels, les conscrits doivent effectuer un service militaire de quatre mois minimum avant d'être appelés tous les ans à participer à des sessions de trois semaines d'entraînement.

Cette année, quelque 15.000 jeunes Suisses et Suissesses devaient effectuer leur service militaire, appelé aussi "école de recrue".

Mais en cas d'arrivée massive parmi ces jeunes de contaminés du Covid, l'armée craignait de ne pas avoir la capacité de les prendre en charge.

L’entrée physique dans l'école de recrues est donc "échelonnée afin de s'assurer que toute recrue dont le test est positif au Covid-19 soit prise en charge de manière optimale et que des mesures d'isolement et de quarantaine appropriées puissent être mises en œuvre", explique le département fédéral de la Défense dans un communiqué.

Un premier groupe, comprenant notamment des "recrues sanitaires" dont la mobilisation est considérée comme plus urgente pour éventuellement épauler les troupes déjà mobilisées auprès des personnels civils dans les hôpitaux suisses, va bien entrer en caserne dès lundi.

"Téléservice militaire"

Mais pour quelque 5.000 des 15.000 recrues de cette année, le réveil au son du clairon ou les séances de garde-à-vous sur la place d'armes attendront.

Elles commenceront leur formation depuis chez elles pendant trois semaines avant de pouvoir à leur tour rejoindre la caserne. Une sorte de "téléservice militaire", comme l'a appelé le quotidien lausannois Le Temps dans un article ironiquement titré "L'avènement du militaire de canapé".

"Ils ont tous reçu cette semaine le programme d'enseignement, ce sont des modules (...) qu'ils doivent faire à la maison, c'est un travail théorique, à l'écran", explique M. Reist.

Fonctionnement de leur arme de service, enseignement sur les armes bactériologiques et chimiques, règlements militaires, protection sanitaire: les recrues devront potasser avant d'enfiler l'uniforme pour de vrai.

"Nous leur laissons le choix de quand ils veulent faire leurs leçons", souligne M. Reist. "Nous partons du principe que quelqu'un qui fait les leçons sérieusement a besoin de six heures de télétravail par jour".

Via une application spécifique, "quatre heures d'entraînement sportif par semaine" sont également prévues.

A noter que ces trois semaines seront considérées comme "entièrement imputées en tant que jours de service" et donc rémunérées dans le cadre de la solde que reçoit chaque recrue pendant son école.

"Jouer aux policiers"

L'innovation en amuse certains - "à quand la guerre depuis son canapé", plaisante un internaute réagissant à un article sur le sujet sur le site du Matin.fr.

D'autres trouvent l'idée un peu légère, comme Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers, cité dans Le Temps: "Je conçois qu’il faille actuellement faire des concessions non conventionnelles mais je suis quand même sceptique. Le service militaire a un caractère pratique et social qui ne peut être remplacé par de l’e-learning".

Le militaire s'inquiète également du manque de contrôle exercé sur les activités de "téléservice militaire".

"Nous ne pouvons pas jouer aux policiers chez 5.000 jeunes personnes", admet M. Reist "mais c'est clair qu'il y a certaines règles" et le "système remarque si quelqu'un n'est jamais dessus".

Les futurs cadres de ces recrues, chefs de section et de compagnie vont prendre contact avec elles et une "hotline" est là pour les aider si nécessaire, assure encore le porte-parole de l'armée.

Enfin, à leur arrivée en caserne après trois semaines d'armée à la maison, elles seront soumises à des tests de connaissances.

"Ceux qui ne réussissent pas n'auront plus tellement de permissions de sorties", prévient M. Reist.

Des centaines de migrants quittent le Honduras en quête du rêve américain

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Foot: Netflix annonce la sortie en février d'un nouveau documentaire sur Pelé

L'attaquant brésilien Pelé, vêtu de son maillot Santos, sourit avant de disputer un match de football amical avec son club contre le club français du "Racing", le 13 juin 1961 à Colombes en France.

Pelé et Netflix ont annoncé jeudi la diffusion en février d'un nouveau documentaire évoquant le parcours du joueur brésilien, de révélation du Mondial-1958 à "héros national pendant une période radicale et turbulente de l'histoire du Brésil".

Ce film sera disponible sur la célèbre plate-forme de contenus vidéo à partir du 23 février prochain. "Je vais bientôt avoir l'opportunité de revivre mes souvenirs. J'ai hâte de regarder ce film", a indiqué Pelé sur les réseaux sociaux, en portugais et en anglais.

Ce film est constitué notamment "de certaines images d'archives rares et de témoignages d'anciens coéquipiers de Pelé au FC Santos et au sein de la Seleçao, en plus de déclarations inédites de proches, de journalistes, d'artistes et d'autres personnalités de cette époque", selon un communiqué de Netflix.

Ses réalisateurs David Tryhorn et Ben Nicholas avaient produit récemment un autre documentaire intitulé "Tout ou rien: la sélection brésilienne" relatant la conquête de la Copa América par la Seleçao en 2019.

Pelé reste à ce jour le seul footballeur à avoir soulevé trois Coupes du monde (Suède-1958, Chili-1962, Mexique-1970). Cette dernière avait été conquise pendant la longue période de dictature militaire au Brésil (1964-1985).

En 2000, il a été nommé joueur du 20e siècle par des experts de la Fifa alors que le public, dans un autre vote, a choisi l'Argentin Diego Maradona.

"J'espère qu'un jour on pourra jouer ensemble au football au ciel", avait réagi le Roi Pelé après le décès du Pibe de Oro en novembre dernier.

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