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Coronavirus

L'Inde promet des doses anti-Covid au Canada d'ici moins d'un mois

Doses de Covishield, vaccin anti-Covid d'AstraZeneca, sur une chaîne d'inspection dans un laboratoire du Serum Institute of India à Pune, le 30 novembre 2020. (Reuters/Francis Mascarenhas)

Le plus grand fabricant de vaccins au monde, Serum Institute of India, a annoncé qu'il livrerait des vaccins anti-Covid au Canada "d'ici moins d'un mois", quelques jours après un appel téléphonique entre les dirigeants des deux pays.

Le directeur général de l'Institut Serum, Adar Poonawalla, a déclaré ne plus attendre que l'approbation réglementaire du Canada. "Je vous assure, @SerumInstIndia va livrer #COVISHIELD au Canada dans moins d'un mois; je suis dessus", a-t-il tweeté.

Covishield est le nom utilisé par l'Institut Serum pour désigner le vaccin développé par la firme britanno-suédoise AstraZeneca avec l'université d'Oxford, qu'il produit en masse en Inde.

Le nombre de doses qui seront expédiées n'a pas été révélé mais le journal Hindustan Times a évoqué dimanche une première livraison de 500.000 vaccins au Canada, où le gouvernement est confronté aux critiques en raison de l'absence de capacités de production locales et de retards de livraisons depuis l'Europe.

Le Premier ministre Narendra Modi a tweeté mercredi que l'Inde "ferait de son mieux pour faciliter l'approvisionnement en vaccins anti-Covid" du Canada, après une conversation téléphonique avec son homologue Justin Trudeau faisant suite à des tensions diplomatiques entre les deux pays.

Les déclarations de M. Trudeau au sujet des agriculteurs indiens, qui manifestent depuis novembre contre des réformes libéralisant les marchés agricoles, ont provoqué la colère du gouvernement indien.

En décembre, le dirigeant canadien avait diffusé sur Twitter une vidéo dans laquelle il qualifiait de "préoccupantes" les informations qui rendaient compte de heurts en Inde entre forces de l'ordre et agriculteurs.

"Le Canada sera toujours là pour défendre les droits de la protestation pacifique", avait souligné M. Trudeau.

Selon la transcription de la conversation entre MM. Modi et Trudeau, publiée mercredi en Inde, les manifestations des agriculteurs n'ont pas été spécifiquement mentionnées, mais elle indique que les "dirigeants ont discuté de l'engagement du Canada et de l'Inde envers les principes démocratiques, des récentes manifestations et de l'importance de résoudre les problèmes par le dialogue".

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Vaccination obligatoire des fonctionnaires: levée des boucliers au Cameroun

Le Ministre de la fonction publique Joseph Le lors de la mise au point sur la campagne de vaccination des agents de l’Etat, à Yaoundé, le 21 octobre 2021. (PHOTO cellule communication ministère de la fonction publique)

Dans la région de l’Est les agents publics non vaccinés ont été expulsés des bureaux.

Alors que le front du refus de la vaccination obligatoire contre le coronavirus s’élargit, le gouvernement camerounais a fait une nouvelle sortie médiatique pour préciser le fil conducteur de la campagne de vaccination prévue au cours du mois de novembre.

"Il n’a a jamais été question d’obliger les personnels de l’Etat à se faire vacciner", a déclaré le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Le​, a​u cours d’un point de presse tenu jeudi à Yaoundé.

Une nuance qui ne figurait pourtant pas dans la note d’information conjointe rendue publique le 14 octobre 2021, annonçant cette campagne de vaccination prévue du 5 au 30 novembre "dans les services centraux des ministères et dans les services déconcentrés".

La note en question, co-signée du ministre Le et de son collègue de la santé, Malachie Manadaoua, informait simplement, "tous les agents publics actifs et ceux qui ont été admis à faire valoir leurs droits à la retraite qu’une campagne gratuite de vaccination contre le Covid-19 devait être organisée à leur intention".

Il n'en fallait pas plus pour soulever un vent de réprobation dans le corps des fonctionnaires.

"Vaccination obligatoire pourquoi ? Qu’on nous explique le bien-fondé de cette campagne et nous irons volontairement nous faire vacciner", a déclaré, à Yaoundé, un fonctionnaire visiblement remonté.

Avant la mise au point du ministre de la Fonction publique, quelques précédents sur le caractère obligatoire du vaccin contre la maladie Covid-19 ont ébranlé l’opinion.

Selon des notes de service, le vaccin contre le Covid-19 a été imposé au personnel de la présidence, du ministère de la santé publique, au quotidien national Cameroon Tribune et à l’hôpital général de Yaoundé.

Dans la région de l’Est, frontalière à la RCA, les agents publics non vaccinés ont été expulsés des bureaux par le gouverneur Grégoire Mvongo. "J’ai indiqué qu’à la date du 11 octobre, l’accès sera interdit dans les services publics régionaux, départementaux et d’arrondissements à tous les agents publics non vaccinés contre le Covid-19 ou disposant d’un test négatif de moins de 72h", s’est-il expliqué face aux médias.

Interpellé sur la question au cours d’une visite de travail à Douala, le ministre de la Santé publique a affirmé "la vaccination préventive est obligatoire au Cameroun".

"La loi prévoit des poursuites contre toute personne qui met en danger la vie de l’autre en refusant de se protéger contre une maladie", a-t-il justifié.

Dans une déclaration, la Commission des droits de l’Homme et des libertés du barreau du Cameroun, s’est inquiétée "de cette généralisation de l’exigence du vaccin anti- Covid-19 dans les administrations publiques en l’absence d’un cadre législatif et réglementaire".

Contactée par VOA Afrique, Pèlerine Tchatat, avocat au barreau, a dénoncé une atteinte grave aux libertés.

"Il n’y’a pas de loi concernant la vaccination sur le Covid-19 au Cameroun, il faut une loi de l’Assemblée nationale parce que même un simple décret présidentiel ne pourrait pas passer à l’état, il s’agit d’engager une politique de santé publique", a-t-elle précisé.

L’avocate prévient que "ces administrations qui empêchent l’accès dans les services aux employés violent le droit de ces employés qui sont à mesure de porter plainte pour se faire réparer ce préjudice".

Seulement 1% de la population camerounaise est totalement vaccinée, d’après les statistiques.

Le collectif des syndicats des enseignants du Cameroun a adressé une correspondance au président Paul Biya, affirmant qu'il "n’exclut pas de lancer une grève nationale pour contester une éventuelle campagne de vaccination obligatoire" qui viserait les enseignants.

Le Burundi débute la vaccination anti Covid sur la base du volontariat

Le Burundi lance une campagne de vaccination contre le virus Ebola pour les agents de santé et de première ligne (Photo : Organisation mondiale de la Santé)

"Si vous avez des conséquences néfastes demain, ne vous en prenez pas au gouvernement ", a réaffirmé le Premier ministre burundais, le général Alain-Guillaume Bunyoni dimanche, à la veille du début de la campagne de vaccination qui, vraisemblablement suscite très peu d'engouement.

Seule une poignée de Burundais a reçu une dose de vaccin contre le Covid-19 depuis le lancement cette semaine de la campagne de vaccination, l'une des plus tardives au monde.

"Nous avons débuté la vaccination lundi après-midi avec seulement quelque 25 volontaires a expliqué un médecin qui a requis l'anonymat. Après des mois de déni de l'épidémie, les autorités burundaises ont finalement accepté de recevoir mi-octobre 500.000 doses du vaccin Sinopharm, offertes par la Chine.

Visiblement sceptiques, elles ont plusieurs fois prévenu qu'elles ne feraient pas de campagne de sensibilisation ni ne porteraient la responsabilité d'éventuels effets secondaires. "Si vous avez des conséquences néfastes demain, ne vous en prenez pas au gouvernement ", a réaffirmé dimanche le Premier ministre, le général Alain-Guillaume Bunyoni.

Il ajoute que le vaccin contre le Covid a été découvert très vite, donc ceux qui l'ont inventé n'en connaissent pas encore les conséquences néfastes". Selon les données de l’OMS, le Burundi a enregistré 19.730 cas de Covid-19 pour 14 décès.

La vaccination se fera sur la base du volontariat.

Pour Agathon Rwasa, chef du principal parti d'opposition (le CNL), la vaccination doit s'accompagner d'un effort pour "intensifier la campagne de sensibilisation pour que chacun soit conscient que le danger (du Covid-19) est bel et bien là".

Dans la population, certains ne croient en effet pas aux vaccins, ni même au Covid-19.

"Dans notre pays, cette pandémie n'était pas grave. (...) Ici, on souffre de la grippe. Ce vaccin, c’est pour les blancs, on n'en a pas besoin chez nous", affirme ainsi Egide Nsabimana, cordonnier de 32 ans.

Mais pour Gracia Iteka, "c'est bien que le vaccin arrive". "C'était une maladie qui tuait beaucoup de personnes", affirme cette entrepreneure de 23 ans.

"Je suis prêt à prendre ce vaccin dès qu'il sera disponible au Burundi parce que dans d'autres pays, ils injectent déjà", rappelle Olivier Kivuto, mécanicien de 26 ans.

Dans le cadre d'un plan national de lutte contre la pandémie pour les six prochains mois, les autorités burundaises vont également introduire un pass sanitaire pour les personnes sortant de Bujumbura, principale ville du pays.

Maintenant, seuls deux pays au monde n'ont pas lancé de campagne de vaccination: l'Erythrée et la Corée du Nord, qui sont des Etats très fermés.

Bientôt, l'obligation vaccinale pour les fonctionnaires nigérians

Vaccination contre le COVD-19 à l'extérieur d'une mosquée dans la banlieue d'Abuja, au Nigeria, le 8 octobre 2021.

La mesure sera difficile à respecter: le Nigeria a reçu moins de 10 millions de doses de vaccins pour plus de 200 millions d’habitants.

Au Nigeria, le gouvernement veut introduire une obligation de vaccination pour les fonctionnaires de l’Etat fédéral. Les autorités ont annoncé que les agents fédéraux non-vaccinés ne seront pas autorisés à entrer dans leurs bureaux à partir du 1er décembre.

L’obligation vaccinale concerne tous les agents exerçant dans les établissements et services publics, qu’ils soient au Nigeria ou dans les missions diplomatiques à l’étranger.

"A compter du 1er décembre 2021, tous les employés du gouvernement fédéral sans exception seront tenus de présenter une preuve de vaccination contre le Covid-19 ou de présenter un résultat de test PCR COVID-19 négatif effectué dans les 72 heures pour accéder à leurs bureaux", confirme Boss Mustapha, président de la Commission nationale sur le covid-19 et secrétaire général du gouvernement de la fédération​.

Deux Etats du Sud du Nigeria avaient déjà rendu la vaccination obligatoire pour accéder aux lieux publics et aux rassemblements, suscitant de vives réactions.

Portée devant les tribunaux, la décision avait été révoquée par une Haute Cour fédérale siégeant à Port Harcourt, la capitale de l’Etat de Rivers.

A Abuja, la capitale, la menace du gouvernement fédéral ne semble pas obtenir le soutien de certains fonctionnaires. La vaccination contre le Covid-19 reste un sujet qui divise à cause de nombreuses réticences observées.

Deji Adeyanju, du groupe des Nigérians concernés, menace d’aller en justice pour tenter d’empêcher le gouvernement d’imposer la vaccination aux travailleurs.

"C’est une violation des droits fondamentaux des gens. Comment pouvez vous dire que les personnes non vaccinées ne peuvent pas avoir accès à leurs lieux de travail? Jusqu’aujourd’hui, il n’y a aucune loi qui empêche les gens d’avoir accès à leurs lieux de travail, de prière ou même dans les marchés", scande l'activiste.

De l'avis des experts, cette mesure sera difficile à faire respecter dans un pays qui a reçu moins de 10 millions de doses de vaccins pour une population de plus de 200 millions d’habitants.

A ce jour, environ 7 millions de personnes seulement ont reçu une première dose dans tout le pays et plus de 2 millions sont complètement vaccinées, selon l’Agence nationale de soins de santé primaires.

Le Nigeria a enregistré 219 mille infections et plus de 4000 décès depuis février 2020. Le gouvernement ambitionne de faire vacciner 70% de la population pour freiner efficacement la propagation du virus.

La fondation Gates investit 120 millions de dollars pour l'accès à la pilule anti-Covid

La pilule expérimentale pour le traitement du COVID-19 appelée molnupiravir, développée par Merck.

La fondation Bill et Melinda Gates a annoncé mercredi un investissement de jusqu'à 120 millions de dollars pour faciliter l'accès des pays pauvres à un traitement prometteur contre le Covid-19 sous forme de pilule.

Le laboratoire américain Merck a développé un médicament, le molnupiravir, qui réduit fortement les risques d'hospitalisation et de décès lorsqu'il est pris dans les premiers jours de l'infection.

Ce traitement par comprimés, donc facile à administrer, offre une alternative très attendue aux vaccins, notamment pour les pays connaissant des difficultés d'accès à ces derniers. Son autorisation est actuellement en cours d'évaluation par l'Agence américaine des médicaments (FDA).

L'argent investi par la fondation Gates sera notamment utilisé pour encourager la production de génériques du médicament par des entreprises, notamment indiennes, auxquelles Merck a d'ores et déjà accordé une licence.

Merck prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d'ici la fin de l'année. Mais une grande partie risque de revenir aux pays riches, comme cela a été le cas pour les vaccins.

"L'approvisionnement mondial (de vaccins) a été acheté par les pays riches", a déclaré à l'AFP Trevor Mundel, président de la division santé mondiale de la fondation. "Nous devons empêcher que cela arrive à nouveau."

Certains fabricants de génériques "ont dit pouvoir facilement produire 10 millions de traitements par mois, mais le problème est qu'ils ne le feront probablement pas avant de voir quelle est la demande et qui paiera", a-t-il expliqué. "C'est ce que nous voulons accélérer, nous ne voulons pas qu'ils attendent."

La fondation Gates a par ailleurs permis le développement d'une technique "plus simple et plus rentable" pour fabriquer ce médicament, qui a été partagée avec les fabricants de génériques.

Elle prévoit également d'investir une partie de l'argent dans des programmes de communication autour de l'utilisation de ce médicament, afin qu'il soit connu dans ces pays et qu'il y soit fait recours de façon appropriée.

Vers un nouveau départ pour l'industrie tunisienne du tourisme

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