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L'Inde durcit les restrictions sur les réseaux sociaux américains

Cette combinaison de photos réalisée le 22 août 2018 montre les logos de Twitter et du réseau social Facebook, deux réseaux sociaux très utilisés.

Le gouvernement indien s'apprête à imposer de nouvelles règles strictes aux réseaux sociaux américains les accusant de déséquilibre dans leur traitement des contenus litigieux. 

Le bras de fer du gouvernement indien avec Twitter et Facebook se poursuit par l'entrée en vigueur de nouvelles règles dans trois mois qui obligeront les réseaux sociaux, les services de streaming en ligne et les services d'information numérique à retirer tout contenu qui aura fait l'objet d'une plainte d'un individu ou d'une organisation, et ce, dans les 24 heures.

Ils devront également divulguer l'origine d'un "tweet ou message malveillant" si un tribunal indien ou le gouvernement l'exige.

Afin de défendre cette mesure, le ministre des Technologies de l'information, Ravi Shankar Prasad, a rappelé le refus de Twitter de retirer des messages relatifs à de violentes manifestations d'agriculteurs à New Delhi en janvier, alors que le réseau avait agi autrement lors de l'assaut du Congrès américain par des militants pro-Trump à Washington vingt jours plus tôt en supprimant des comptes.

"Quand le Congrès américain à Capitol Hill est attaqué, les réseaux sociaux soutiennent l'action de la police. Mais lors d'une violente attaque contre Lal Qila (Fort Rouge, à Delhi), vous avez deux poids, deux mesures", a-t-il déclaré en qualifiant une telle politique d'"inacceptable".

Le 26 janvier, jour de fête nationale en Inde, des manifestations contre des réformes agricoles avaient dégénéré en émeutes à travers la capitale, des agriculteurs avaient pris d'assaut le Fort Rouge, symbole de l'indépendance de l'Inde.

Le gouvernement nationaliste hindou avait alors ordonné à Twitter de supprimer des centaines de comptes et de tweets soutenant les manifestations.

Twitter avait suspendu quelques comptes de façon permanente et en avait brièvement bloqué d'autres au grand dam du gouvernement.

En vertu des nouvelles règles, les réseaux sociaux devront en outre nommer un responsable de la conformité et un "agent chargé du règlement des plaintes", tous deux basés en Inde.

Parallèlement, un "organisme d'autorégulation" dirigé par un fonctionnaire nommé par le gouvernement aura l'autorité de mettre en garde ou de censurer une plateforme, de la forcer à présenter des excuses ou d'inclure un "avertissement" ou une "clause de non-responsabilité" concernant du contenu.

"Le gouvernement accepte la critique et le droit au désaccord, mais il est important que les utilisateurs des réseaux sociaux disposent d'une tribune pour exprimer leurs griefs contre l'utilisation abusive des dits réseaux sociaux", a ajouté le ministre.

Un porte-parole de Facebook a réagi en déclarant que le groupe américain était "un allié de l'Inde" et qu'il allait "étudier soigneusement ces nouvelles règles".

"Nous avons toujours dit clairement, en tant que compagnie, que nous accueillons les règlementations qui fixent des lignes directrices pour répondre aux défis les plus difficiles autour d'internet", a-t-il poursuivi.

L'annonce de ces nouvelles mesures a été accueillie avec inquiétude par certains défenseurs de la liberté d'expression sur internet en Inde.

"Je pense que ces nouvelles règles sont extrêmement préoccupantes car elles imposent une réglementation sur la liberté d'expression et la confidentialité sans aucune soutien juridique", a déclaré à l'AFP Nikhil Pahwa, fondateur d'un portail d'informations sur internet et cyberactiviste.

L'Inde a régulièrement recours à la fermeture d'accès à Internet, comme ce fut le cas sur les sites des manifestations d'agriculteurs, pour limiter le partage d'informations pendant les troubles.

Au classement mondial 2020 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, l'Inde se place au 142e rang sur 180 pays.

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Au moins 32 morts après des explosions dans une mosquée chiite en Afghanistan

Des Afghans inspectent les dégâts à l'intérieur d'une mosquée chiite à Kandahar le 15 octobre 2021, après un attentat suicide à la bombe lors de la prière du vendredi.

Au moins 32 personnes ont été tuées dans des explosions survenues vendredi dans une mosquée chiite de la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, une semaine après un attentat sanglant dans les mêmes circonstances à Kunduz (nord-est), revendiqué par l'organisation État islamique (EI).

"Trente-deux morts et 53 blessés ont été amenés à notre hôpital jusqu'ici", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'hôpital central de Kandahar, sous couvert d'anonymat.

Les explosions ont touché la mosquée Fatemieh, également connue sous le nom de mosquée Imam Bargah, dans le centre de Kandahar, la deuxième plus grande ville du pays, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un témoin, ayant requis l'anonymat, a raconté à l'AFP avoir entendu trois explosions, une à la porte principale de la mosquée, une autre dans sa partie sud et la dernière là où les croyants viennent faire leurs ablutions.

Une quinzaine d'ambulances se sont rendues sur place, alors que les forces de sécurité talibanes ont été déployées aux abords du site, dont l'accès restait bloqué, a constaté le journaliste de l'AFP.

De premières images de l'intérieur de la mosquée, ne pouvant être authentifiées dans l'immédiat, montraient des corps ensanglantés étendus sur le sol de la mosquée.

Ces explosions surviennent exactement une semaine après un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Kunduz (nord-est), revendiqué par l'EI et qui a fait plusieurs dizaines de victimes.

'Hérétique'

"Nous sommes attristés d'apprendre qu'une explosion a eu lieu dans une mosquée de la confrérie chiite (...)de la ville de Kandahar, dans laquelle un certain nombre de nos compatriotes ont été tués et blessés", a tweeté le porte-parole taliban du ministère de l'Intérieur, Qari Sayed Khosti.

"Des forces spéciales de l'Émirat islamique sont arrivées dans la zone pour déterminer la nature de l'incident et traduire les auteurs en justice", a-t-il ajouté.

Ce probable attentat n'a pas été revendiqué à ce stade.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays après vingt ans de guerre leur priorité, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants, menés par l'EI.

Sa branche locale, l’État islamique-Khorasan (EI-K), a ciblé ces dernières semaines les talibans et la minorité chiite afghane.

Vendredi dernier, à Kunduz, à la même heure, un kamikaze a déclenché un gilet explosif dans la foule lors de la grande prière du vendredi à la mosquée chiite de Gozar-e-Sayed, tuant au moins une quarantaine de fidèles.

L'attentat de Kunduz est l'attaque la plus meurtrière depuis le départ des troupes américaines du pays le 30 août.

L'EI-K, groupe sunnite rival des talibans et qui se présente comme le seul garant d'une vision aboutie de l'islam, a ciblé à de très nombreuses reprises ces dernières années la minorité chiite, considérée comme "hérétique".

Les talibans eux-mêmes s'en sont souvent pris dans le passé aux chiites afghans, membres de la communauté hazara, qui représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants).

Mais depuis leur arrivée au pouvoir, ils se sont déterminés à en garantir la sécurité.

Le G-20 veut éviter une catastrophe humanitaire en Afghanistan

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Iran: Israel et les USA s'impatientent

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L'Union européenne débloquera un milliard d'euros pour un programme d'aide à l'Afghanistan

Assistance humanitaire aux Afghans.

L'Union européenne va annoncer mardi au G20 réuni à Rome un programme d'aide d'environ un milliard d'euros en faveur du peuple afghan et des pays voisins pour éviter un effondrement humanitaire.

"Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter un effondrement humanitaire et socio-économique majeur en Afghanistan. Le peuple afghan ne doit pas payer le prix des actions des talibans. C'est pourquoi le paquet de soutien est destiné au peuple afghan et aux voisins du pays qui ont été les premiers à leur apporter de l'aide", a précisé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans un communiqué.

"Le paquet comprend les 300 millions d'euros à des fins humanitaires déjà convenus. Cette aide humanitaire s'accompagne d'une aide supplémentaire spécialisée pour les vaccinations, l'hébergement, ainsi que la protection des civils et des droits de l'homme", a précisé la commission.

La décision a été prise en concertation avec les Etats membres au cours d'une réunion des ministres du développement qui ont décidé "d'adopter une approche calibrée pour apporter un soutien direct à la population afghane afin d'éviter une catastrophe humanitaire sans légitimer le gouvernement intérimaire des talibans", souligne le communiqué.

Le financement européen sera destiné à soutenir directement la population locale et sera acheminé vers les organisations internationales sur le terrain.

L'aide au développement globale de l'UE à l'Afghanistan reste en revanche "gelée", rappelle la Commission. L'UE a établi cinq critères et "ils doivent être atteints avant que la coopération au développement régulière puisse reprendre", a précisé l'exécutif bruxellois.

Les talibans doivent notamment respecter les droits humains fondamentaux, en particulier les droits des femmes, le gouvernement afghan doit être inclusif et permettre l'accès à l'aide humanitaire.

Le sommet extraordinaire sur l'Afghanistan organisé mardi par la présidence italienne doit discuter aide humanitaire et lutte contre le terrorisme dans ce pays.

Des responsables de l'UE et des Etats-Unis sont également réunis mardi au Qatar avec des dirigeants talibans au moment où ces islamistes radicaux au pouvoir en Afghanistan poursuivent leurs efforts diplomatiques pour obtenir un soutien international.

Le "label" Thomas Sankara, un business florissant

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