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Droits humains

L'impunité pour les auteurs présumés de crimes contre l'humanité en RCA

Les forces rwandaises de maintien de la paix de la MINUSCA patrouillent à l'extérieur de Bangui, en République centrafricaine, samedi 23 janvier 2021.

Des dizaines de personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité sont toujours en liberté en Centrafrique, pays en proie à des combats entre des rebelles et l'armée, a déploré mercredi Amnesty International.

Dans un communiqué, l'ONG regrette que "sur les 25 mandats d'arrêt décernés jusqu'à présent" par la Cour pénale spéciale (CPS) de Centrafrique, "un seul a été exécuté, aboutissant à l'arrestation (...) du ministre Hassan Bouba Ali".

Mais même celui-ci a été "libéré quelques jours plus tard par les autorités centrafricaines, en dehors de toute décision judiciaire", poursuit Amnesty International.

Ex-chef rebelle devenu ministre de l'Elevage, Hassan Bouba Ali est soupçonné par l'ONG américaine The Sentry d'être responsable de l'attaque d'un camp de déplacés en novembre 2018 à Alindao, 500 km à l'est de Bangui, qui s'était soldée par la mort d'au moins 112 villageois dont 19 enfants.

Accusé de crime contre l'humanité, il avait été arrêté le 19 novembre mais exfiltré de sa prison par des gendarmes une semaine plus tard. Le 29 novembre, il a été décoré de l'ordre national du mérite par le président Faustin Archange Touadéra.

La CPS est une juridiction hybride, composée à parité de magistrats centrafricains et internationaux, chargée de juger à Bangui les violations graves des droits humains commises depuis 2003.

La Centrafrique, considérée comme l'un des pays les moins développés au monde par l'ONU, est le théâtre depuis 2013 d'une guerre civile d'abord très meurtrière mais qui a considérablement baissé d'intensité après 2018, même si des pans entiers de territoires continuent d'échapper au pouvoir central de Bangui.

Amnesty International a également dénoncé un "manque de soutien des autorités politiques pour la mission de la cour".

L'ONG a appelé les autorités politiques et l'ONU à "faire en sorte que tous les responsables présumés de crimes de droit international (...) soient soumis à de véritables enquêtes et jugés dans le cadre de procès équitables".

"La grande majorité des victimes attend toujours justice, vérité et réparations", poursuit l'organisation de défense des droits humains.

En octobre, le ministre centrafricain de la justice avait reconnu une partie des accusations formulées par l'ONU notamment sur des crimes et actes de torture, commis "majoritairement" par des rebelles, mais aussi par des soldats et leurs alliés "instructeurs russes".

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L'activiste ivoirienne Pulchérie Gbalet a été libérée après 5 mois de prison

Pulchérie Edith Gbalet à Abidjan en Côte d'Ivoire le 12 août 2020.

Pulchérie Gbalet avait été arrêtée le 22 août 2022 après un voyage au Mali où étaient détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires".

Une figure de la société civile ivoirienne, Pulchérie Gbalet, a annoncé sur sa page Facebook avoir été libérée vendredi soir, après plus de cinq mois de prison pour "entente avec les agents d'une puissance étrangère".

"Merci pour vos prières, votre icône vient d'être libérée", est-il écrit sur sa page Facebook, une libération confirmée par ses proches.

Mme Gbalet, présidente de l'organisation Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), avait été arrêtée puis incarcérée le 22 août 2022 à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca).

Une incarcération liée à un voyage au Mali où étaient alors détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires" par les militaires au pouvoir à Bamako, le gouvernement ivoirien affirmant qu'ils se trouvaient en territoire malien pour le compte de l'ONU.

Trois femmes soldats ont été libérés en septembre, puis les 46 autres soldats début janvier après de longues négociations menées en particulier sous la médiation du Togo.

Mme Gbalet s'était prononcée en faveur d'une "solution diplomatique" pour résoudre la crise, laissant entendre que ce n'était pas celle qui était privilégiée par les autorités ivoiriennes.

Pour ces déclarations, elle avait été accusée "d'entente avec les agents d'une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire et diplomatique de la Côte d'Ivoire, de manoeuvres de nature à jeter le discrédit sur les institutions et à occasionner des troubles graves à l'ordre public".

Lors de son séjour au Mali, Mme Gbalet avait rencontré des responsables d'ONG et des proches de la junte militaire au pouvoir depuis août 2020 dans ce pays, évoquant avec eux le sort des soldats ivoiriens détenus.

Pulchérie Gbalet, proche de l'opposition au président Alassane Ouattara, avait déjà été incarcérée pendant huit mois entre août 2020 et avril 2021 pour avoir manifesté et appelé à manifester contre la candidature du chef de l'Etat à un nouveau mandat à la présidentielle d'octobre 2020.

Après sa nouvelle incarcération en août dernier, des organisations de défense des droits de l'homme avaient dénoncé son "arrestation irrégulière", ainsi qu'une "atteinte grave à la liberté d’expression".

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Les funérailles de l'Africain-Américain Tyre Nichols ont lieu dans la ville de Memphis en présence de la vice-présidente Kamala Harris. Le passage à tabac mortel du jeune homme de 29 ans par des policiers appartenant à la même communauté a choqué les Etats-Unis.

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