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L'ex-président Ahmadinejad plaide pour des "élections libres" en Iran

Mahmoud Ahmadinejad

L'ancien président iranien, dont le nom est associé à la répression des troubles post-électoraux de 2009, a posé un nouvel acte de défi aux autorités de la République islamique en demandant l'organisation immédiate d'"élections libres" en Iran.

"La tenue immédiate d'élections présidentielle et législatives libres - bien entendu sans mise en scène du Conseil des gardiens ni interférence des organes militaires ou sécuritaires, de sorte que le peuple ait la liberté de choisir - est une nécessité urgente", écrit Mahmoud Ahmadinejad dans une lettre ouverte au numéro un iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, consultable jeudi un site internet soutenant l'ancien président.

Le Conseil des gardiens de la Constitution est un organe de contrôle de la République islamique chargé de l'organisation de la plupart des élections, et à ce titre de la validation des candidatures.

>> Lire aussi : L'ONU appelle au respect des droits humains en Iran

En état de semi-disgrâce, et cité dans plusieurs affaires judiciaires impliquant certains de ses proches pour corruption, M. Ahmadinejad multiplie depuis plusieurs mois les saillies virulentes contre le pouvoir, en particulier l'Autorité judiciaire et son chef, l'ayatollah Sedegh Larijani, rival ultraconservateur de l'ancien président.

Dans son adresse au guide suprême de la République islamique, M. Ahmadinejad ne mentionne pas directement les troubles qui ont agité l'Iran autour du Nouvel An, et dans lesquels 25 personnes au moins ont été tuées lors de manifestations non autorisées contre le pouvoir, les difficultés économiques et la corruption.

Il rebondit en revanche sur un discours prononcé dimanche par M. Khamenei et dans lequel celui-ci a concédé que s'"il y a eu des progrès dans de nombreux domaines" en Iran depuis la révolution islamique de 1979, le pays reste "à la traîne" dans celui de la justice.

"Ces remarques claires du guide peuvent naturellement être comprises" comme un plaidoyer en faveur de "mesures de réforme du pays urgentes et concrètes en vue de satisfaire les exigences du peuple", écrit l'ancien président, au pouvoir de 2005 à 2013.

Disant vouloir apporter sa contribution, M. Ahmadinejad avance quelques "suggestions".

Outre la tenue d'"élections libres", l'ancien président demande la révocation du chef de l'Autorité judiciaire (l'ayatollah Sadegh Larijani, nommé par le guide), au motif que la "mauvaise gestion" de l'Autorité judiciaire et les "injustices commises" par ses dirigeants sont selon lui "l'une des principales cause du mécontentement populaire".

Il propose aussi la libération de toutes les personnes arrêtées ou condamnées pour avoir critiqué le pouvoir et l'arrêt des poursuites les visant.

Le 14 février, faisant allusion à plusieurs affaires récentes de "suicides" de détenus en Iran, M. Ahmadinejad avait reproché à M. Khamenei de dire "que les opérations de l'appareil judiciaire et d'autres organes ne sont pas de sa responsabilité".

Ultraconservateur et populiste, encore populaire parmi les couches les moins favorisées de la société, M. Ahmadinejad a été réélu en 2009 à l'issue d'un scrutin controversé.

Des dizaines de personnes ont été tuées et des milliers arrêtées lors de la répression du mouvement de contestation post-électorale animé par Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi, deux candidats malheureux ayant dénoncé des fraudes massives, et aujourd'hui assignés à résidence.

Le Conseil des Gardiens a réagi aux propos de M. Ahmadinejad. "Le pays, aujourd'hui, n'a (pas) besoin (...) d'élections - car toutes les élections ont été menées de manière viable et légale", a dit son porte-parole, Ali Kadkhodaï, sur son canal Télégram.

M. Kadkhodaï a contre-attaqué en accusant l'ancien président d'avoir fait lui-même pression en 2009 sur le Conseil pour qu'il publie les résultats de la présidentielle avant le délai légal.

Avec AFP

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Manifestations à travers la Syrie contre la décision américaine sur le Golan

Des Syriens contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté israélienne sur les hauteurs du Golan le 26 mars 2019.

Des manifestations ont eu lieu mardi dans de nombreuses villes de Syrie pour protester contre la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté israélienne sur la partie occupée et annexée du plateau du Golan.

Le président américain Donald Trump a signé lundi à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un décret reconnaissant la souveraineté israélienne sur ce territoire conquis en 1967 par l'Etat hébreu et annexé en 1981. L'ONU n'a jamais reconnu cette annexion.

Le gouvernement syrien avait dénoncé dès lundi "une violente attaque contre l'intégrité territoriale" de la Syrie.

Mardi, des Syriens sont descendus dans la rue pour protester contre la décision américaine à Homs (centre), Qamichli et Hassaké, dans le nord-est du pays sous administration kurde, à Alep (nord), Deir Ezzor (est) ainsi que dans la capitale Damas et les fiefs du président Bachar al-Assad à Lattaquié et Tartous (ouest), selon l'agence de presse officielle Sana.

Ils ont brandi des portraits du président ainsi que des drapeaux syriens et palestiniens, selon la même source.

"Le parti pris éhonté des Etats-Unis en faveur d'Israël ne changera pas l'identité syrienne du Golan", a affirmé le ministre de l'Information Imad Sara à la télévision d'Etat syrienne lors de la manifestation à Damas.

"Le Golan est arabe et syrien que ça leur plaise ou non", a déclaré à l'AFP un des manifestants, Mohammad Shaaban, à Alep.

"L'Amérique est maintenant le premier ennemi des Arabes", a dénoncé dans une déclaration lue devant le palais de justice de Damas un représentant de l'ordre des avocats syriens, selon des images de la télévision d'Etat. A Hama (centre), les avocats ont interrompu les audiences pendant une heure en signe de protestation, selon Sana.

La Russie et l'Iran, alliées du régime syrien, ainsi que plusieurs Etats arabes ont rejeté la décision des Etats-unis.

Prévues de longue date, des consultations à huis clos du Conseil de sécurité sur la force de l'ONU (Fnuod) déployée sur le plateau du Golan doivent se tenir mercredi à New York. Dès mardi, une réunion mensuelle publique du Conseil sur le Proche-Orient devrait aussi permettre aux membres de l'instance de l'ONU d'évoquer la décision américaine.

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