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L'ex-président Maumoon Abdul Gayoom acquitté en appel aux Maldives


A man makes a movement with his bands in front of an evacuation train at Kyiv's central train station in Ukraine.
A man makes a movement with his bands in front of an evacuation train at Kyiv's central train station in Ukraine.

La justice des Maldives a acquitté jeudi en appel l'ancien dirigeant de ce pays Maumoon Abdul Gayoom, condamné en lien avec une tentative de coup d'État présumée contre le président Abdulla Yameen, battu dans les urnes le mois dernier.

La Haute Cour de la capitale maldivienne Malé a acquitté M. Gayoom, 80 ans, et annulé sa condamnation à 19 mois de prison pour obstruction à la justice dans l'enquête sur ce que le pouvoir avait présenté comme une tentative de renverser le président Yameen en février dernier.

A la suite d'une décision de la Cour suprême qui cassait les condamnations douteuses d'opposants et lui faisait perdre sa majorité parlementaire, le chef de l'État maldivien connu pour sa répression de toute dissidence avait imposé 45 jours d'état d'urgence.

Après une vague d'arrestations - parmi lesquelles celles de deux juges de la Cour suprême et de son demi-frère et ex-allié Maumoon Abdul Gayoom -, il avait obtenu de l'instance judiciaire qu'elle revienne sur sa décision.

M. Gayoom, qui a dirigé cet archipel de l'océan Indien d'une main de fer pendant trente ans (1978-2008), avait été condamné peu après son interpellation pour avoir refusé de remettre son téléphone portable aux enquêteurs.

Il avait été libéré sous caution le mois dernier à la suite de la défaite surprise à la présidentielle du 23 septembre d'Abdulla Yameen, dont les observateurs redoutaient qu'il ne truque le vote.

A la tête de cette micro-nation connue pour ses plages de sable blanc et ses hôtels de luxe, M. Yameen a gouverné pendant cinq ans en incarcérant ou forçant à l'exil ses opposants, muselant société civile et médias.

Il doit officiellement céder le pouvoir le 17 novembre prochain au candidat de l'opposition Ibrahim Mohamed Solih, un quasi-inconnu du grand public qui a largement remporté le scrutin avec 58,4% des suffrages.

Le président sortant a reconnu sa défaite mercredi dans un message télévisé à la nation, sans attendre la décision de la Cour suprême qu'il a saisie pour faire annuler le vote. La balance semble en effet pencher vers un rejet de son recours, bien que le jugement se fasse encore attendre.

Avec AFP

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