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L'ex-chef de guerre Ntaganda "droguait des enfants soldats"

L’ancien chef de guerre congolais, Bosco Ntaganda, au tribunal de la CPI lors des déclarations finales de son procès à La Haye, aux Pays-Bas, le 28 août 2018.

L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a fourni de la drogue et de l'alcool à des enfants soldats avant de les envoyer tuer ses ennemis en Ituri, dans l'est de la RDC, ont déclaré mercredi les représentants des victimes devant la Cour pénale internationale.

L'ex-rebelle "était directement impliqué dans le recrutement de milliers d'enfants" qu'il a par la suite "utilisés pour participer, sous l'emprise de substances illicites et d'alcool" à des opérations visant "à tuer, violer et piller l'ennemi", a déclaré la représentante de 298 victimes, Sarah Pellet.

L'accusation avait dressé mardi un tableau épouvantable des exactions présumées commises sous les ordres de Ntaganda en 2002-2003, à l'ouverture devant la CPI de la dernière phase de son procès.

Surnommé "Terminator", Ntaganda doit répondre de 13 crimes de guerre et de cinq crimes contre l'humanité commis en Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), pour lesquels il a plaidé non coupable en septembre 2015. Il est accusé d'avoir commandité des meurtres, pillages et viols commis par ses troupes.

Les déclarations finales se sont ouvertes mardi, près de trois ans après le début du procès de Ntaganda devant la CPI qui siège à La Haye, où l'ex-chef de guerre est détenu.

Plus de 15 ans après les faits, commis au cours d'un conflit qui a fait plus de 60.000 morts selon les ONG, les victimes attendent toujours que "justice soit rendue".

"Il est temps pour les victimes de mettre le passé derrière elles et d'avancer et construire un avenir", a poursuivi Mme Pellet.

Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), a affirmé l'accusation mardi.

Le chef de guerre, aujourd'hui âgé de 44 ans, aurait donné les ordres, planifié et programmé les opérations, coordonné la logistique et fourni les armes à ses troupes.

Devant ses juges, l'ex-chef rebelle veut se présenter comme un "être humain", a indiqué à l'AFP son avocat, le Canadien Stéphane Bourgon. "Il est prévu que M. Ntaganda fasse une déclaration non assermentée vers la fin des plaidoiries finales", a précisé Me Bourgon.

Les audiences se tiendront jusqu'à jeudi mais les juges de la CPI pourraient ne pas rendre leur verdict avant des mois, voire des années.

Avec AFP

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Combats entre des rebelles du Soudan du sud et des forces gouvernementales

Les combats au Soudan du Sud sont les premiers depuis la signature de l'accord de paix en septembre dernier.

Des combats ont éclaté mardi non loin de la capitale du Soudan du Sud entre les forces gouvernementales et des rebelles qui ont refusé l'accord de paix signé il y a quelques mois, a annoncé le groupe rebelle.

Les mesures de sécurité ont été renforcées à Juba, la capitale, selon le correspondant de l'AFP, au moment où les combats ont commencé à 100 kilomètres de là, à Lobonok. Ces combats sont les premiers depuis la signature de l'accord de paix en septembre dernier.

Le Front national du salut (NAS), lancé par l'ancien général Thomas Cirillo Swaka en 2017 qui voulait renverser le régime du président Salva Kiir, a annoncé qu'il avait subi une attaque mardi matin.

Le NAS a précisé dans un communiqué avoir tué huit "soldats ennemis", information qui n'a pu être confirmée de source indépendante.

"Le commandement du NAS à Lobonok s'attend à plus d'attaques," selon le communiqué.

Lobonok se trouve près de la ville natale de l'ex-général Cirillo et a longtemps été un bastion des rebelles. Les derniers combats dans cette zone remontent à juin 2018.

"Depuis ce matin, nous n'arrivons pas à contacter nos commandants sur le terrain [à Lobonok] et nous n'avons pas d'informations fraîches de là-bas," a déclaré à l'AFP Lul Ruai Koang, porte-parole militaire sud-soudanais.

Cependant, des soldats ont été déployés à Juba, effectuant plus de contrôles de sécurité que d'habitude, selon le correspondant de l'AFP.

Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013 lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, son ancien vice-président et membre de l'ethnie nuer, de fomenter un coup d'État.

Le conflit, marqué par des atrocités et le recours au viol comme arme de guerre, a fait plus de 380.000 morts selon une étude récente, et poussé plus de quatre millions de Sud-Soudanais, soit près d'un tiers de la population, à quitter leurs foyers.

L'accord de paix a entraîné une forte décrue des combats, même s'ils n'ont pas complètement cessé. Cet accord prévoyait la formation d'un gouvernement transitoire d'union nationale au plus tard le 12 mai.

Avec AFP

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