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L'ex-chef de campagne de Trump condamné pour fraude dans un verdict partiel

Michael Cohen, l'ex-avocat de Donald Trump, lors d'une prière à l'église New Spirit Revival Center de Cleveland Heights, Ohio, 21 septembre 2016.

L'ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a été condamné mardi pour fraude bancaire et fiscale, les jurés échouant toutefois à prononcer un verdict pour 10 chefs d'accusation à son encontre.

Au tribunal d'Alexandria, près de Washington, le jury s'est en effet accordé sur seulement huit des 18 chefs d'accusation pesant contre l'ancien lobbyiste, au terme du premier procès émanant de l'enquête russe sur l'élection présidentielle de 2016.

Michael Cohen, ex-avocat personnel de Donald Trump, a accepté mardi de plaider coupable devant un juge, alors qu'il était menacé d'inculpation pour fraude fiscale et bancaire, selon plusieurs médias américains.

Ces informations n'ont pas été confirmées officiellement et on ignore dans l'immédiat à quels chefs d'inculpation l'avocat de 51 ans a accepté de plaider coupable.

Mais le tribunal de Manhattan a confirmé qu'une audience était prévue à 16H00 (20H00 GMT) pour Michael Cohen, lors de laquelle les chefs d'inculpation devraient être révélés, selon plusieurs sources.

Ces accords de culpabilité, avec ou sans collaboration avec les enquêteurs, sont courants aux Etats-Unis lorsque les procureurs disposent d'éléments de preuve suffisants pour espérer obtenir une condamnation en cas de procès.

Ils permettent généralement à l'accusé d'être traité de façon plus clémente et d'obtenir une sentence parfois allégée.

>> Lire aussi : L'ex-avocat de Trump soupçonné de fraudes sur 20 millions de dollars

Si l'accord se confirme, il pourrait constituer un coup dur pour le président américain, M. Cohen ayant fait partie de son cercle le plus proche.

Ce père de famille de 51 ans a rendu durant dix ans des loyaux services à l'ex-magnat de l'immobilier new-yorkais. Loyal au point d'avoir dit un jour qu'il serait prêt à "prendre une balle pour le président".

Parmi les services rendus au milliardaire, M. Cohen a reconnu avoir payé 130.000 dollars, juste avant l'élection présidentielle de 2016, à l'actrice de films porno Stormy Daniels qui affirme avoir eu une liaison avec M. Trump en 2006 et 2007, en échange de son silence sur cette histoire.

Mais M. Cohen, dont les bureaux ont été perquisitionnés en avril, a ces dernières semaines changé d'avocat et semble désormais prêt à attaquer de front son ancien client, faisant diffuser en particulier un enregistrement compromettant pour le président.

L'annonce de cet accord de plaider-coupable intervient au lendemain d'informations du New York Times selon lesquelles les procureurs risquaient d'inculper Michael Cohen pour fraude bancaire et fiscale avant fin août.

Les inculpations découleraient de prêts obtenus par Michael Cohen pour des sociétés de taxi new-yorkaises dont il est propriétaire, non directement liées à son métier d'avocat.

Avec AFP

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Destitution de Trump: les moments marquants des premiers témoignages télévisés

William Taylor, ancien ambassadeur en Ukraine qui est désormais chargé d’affaires à Kiev, et George Kent, secrétaire d’Etat adjoint chargé des affaires européennes et eurasiennes, ont été entendus mercredi. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

Une révélation, des attaques républicaines, un peu de géopolitique: deux diplomates américains ont été longuement entendus mercredi lors des premières auditions publiques au Congrès depuis le début de l'enquête en destitution de Donald Trump.

Voici les moments les plus marquants des témoignages télévisés de William Taylor, le plus haut diplomate de l'ambassade des Etats-Unis à Kiev, et George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine:

- La priorité de Trump en Ukraine -

William Taylor a rapporté un échange parvenu à ses oreilles récemment, qui donne l'image d'un Donald Trump obsédé par ses intérêts politiques personnels.

Le 26 juillet, un jour après avoir demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival politique Joe Biden, le président américain s'est entretenu par téléphone avec un de ses proches, l'ambassadeur auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, qui se trouvait à Kiev.

Un des collaborateurs de M. Taylor, qui avait entendu les deux hommes discuter, avait ensuite demandé à M. Sondland ce que le locataire de la Maison Blanche pensait de l'Ukraine.

"L'ambassadeur Sondland a répondu que le président Trump s'intéressait davantage à l'enquête sur Biden" qu'à la situation dans ce pays, a révélé l'attaché d'affaires.

- "Témoin vedette" -

Plusieurs élus républicains ont reproché aux deux diplomates de n'avoir jamais parlé avec Donald Trump et d'extrapoler à partir de sources indirectes.

"Dans une phrase, on a six personnes impliquées dans quatre conversations", a ironisé Jim Jordan en interrogeant William Taylor: "Je ne peux pas y croire: vous êtes leur témoin vedette !"

"Je pensais avoir été clair quand j'ai dit que je n'étais pas ici pour prendre parti pour un camp ou un autre", a rétorqué l'ambassadeur sans se départir de son calme.

- Le canal "irrégulier" -

Les deux diplomates ont décrit comment un canal diplomatique "irrégulier" avait peu à peu pris le pas sur le canal "officiel" en Ukraine.

Ce canal, mis en place par l'avocat personnel de Donald Trump Rudy Giuliani, allait "à l'encontre" des intérêts américains dans ce pays", selon M. Taylor.

M. Giuliani "cherchait de quoi salir" Joe Biden, bien placé pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle de 2020, a déclaré George Kent. "A la mi-août, il m'est apparu évident que ses efforts" "contaminaient désormais" les relations entre Kiev et Washington, a-t-il ajouté.

- Le fils Biden -

Le fils de Joe Biden, Hunter, est entré au conseil d'administration d'un groupe gazier ukrainien, Burisma, en 2014. Au même moment, son père, en tant que vice-président des Etats-Unis, s'est impliqué dans les efforts américains pour soutenir ce pays en pleine révolution.

Or, Donald Trump accuse Joe Biden d'avoir réclamé peu après le limogeage d'un procureur ukrainien pour protéger ce groupe d'une enquête de corruption.

George Kent a reconnu avoir signalé à la Maison Blanche que la nomination d'Hunter Biden risquait de créer "l'impression d'un conflit d'intérêt".

"Je n'ai toutefois jamais vu aucun effort américain pour protéger Burisma d'une enquête", a-t-il ajouté, en assurant qu'il n'existe "aucune" base pour soutenir les accusations du président.

- Les morts ukrainiens -

Tout au long de l'audition, les deux diplomates ont tenté de rappeler les enjeux du dossier pour l'Ukraine.

Les Etats-Unis ont suspendu au début de l'été une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à ce pays, finalement débloquée à la mi-septembre. M. Trump est soupçonné de s'en être servi pour faire pression sur Kiev.

Or, cette aide était "cruciale pour la défense de l'Ukraine" engagée depuis cinq ans dans un conflit armé avec la Russie, a souligné M. Taylor.

Le diplomate a raconté s'être rendu la semaine dernière sur la ligne de front où un soldat ukrainien venait de mourir, laissant entendre que, sans cette aide, le bilan aurait pu être plus lourd.

Avec AFP

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