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L'ex-épouse de Michel Fourniret a avoué un autre crime du tueur en série français

Salle d'audience du procès du tueur en série Michel Fourniret au palais de justice de Charleville-Mézières, en France, le 26 mars 2008. Fourniret est accusé du meurtre d'au moins sept filles en Belgique et en France entre 1987 et 2001 (REUTERS/Benoit Tessier)

Le tueur en série Michel Fourniret a séquestré, violé et tué une fillette française disparue depuis 17 ans, Estelle Mouzin, dans une maison familiale désertée des Ardennes, selon les derniers aveux de son ex-épouse, sa complice.

Monique Olivier, l'ex-épouse du tueur en série, a été inculpée par la justice française de complicité dans l'enlèvement de la fillette en 2003, a annoncé vendredi son avocat Richard Delgenes.

Elle a affirmé que Fourniret avait kidnappé Estelle Mouzin le 9 janvier 2003, l'avait emmenée à Ville-sur-Lumes dans les Ardennes, dans la maison de la soeur défunte du tueur, "pour la séquestrer" et qu'il "l'avait violée et étranglée", a déclaré l'avocat à la presse. L'ADN d'Estelle Mouzin a été retrouvé sur un matelas saisi en 2003 dans la maison, a-t-il précisé.

Entendue depuis mardi à Paris par une juge d'instruction, Monique Olivier, 71 ans, est désormais inculpée pour "complicité" dans l'enquête sur la disparition de la fillette de 9 ans, enlevée en région parisienne, a précisé Me Delgenes. "Il reste des investigations à mener pour découvrir où est le corps", a-t-il ajouté.

Cette disparition non élucidée avait connu un développement décisif fin novembre 2019 quand Monique Olivier avait fini par contredire, devant la juge, l'alibi fourni jusqu'alors par son ex-mari et elle-même pour le jour de l'enlèvement de la fillette à sa sortie de l'école. Cette confession avait mené quelques jours plus tard à la mise en examen de Michel Fourniret pour "enlèvement et séquestration suivis de mort".

Le 24 janvier, date de sa dernière audition, Monique Olivier, déjà condamnée à la perpétuité comme complice des crimes de son ex-mari, avait réitéré ses accusations contre ce dernier. Elle avait assuré qu'il avait "bien tué" Estelle Mouzin, évoquant de possibles "repérages" quelques jours avant sa disparition.

Début mars, le tueur en série de 78 ans avait finalement formulé des aveux: "Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge Sabine Khéris, estimant "pertinent" que le corps, jamais retrouvé, puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes.

Les fouilles, menées fin juin pendant quatre jours dans une maison ayant appartenu à sa sœur à Ville-sur-Lumes, ainsi que dans son ancien château du Sautou, n'ont toutefois pas permis de retrouver le cadavre.

Michel Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept filles entre 1987 et 2001 en Belgique et en France, et condamné à la perpétuité incompressible, avant d'être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.

Il est également mis en examen pour les disparitions et la mort de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, qu'il a avouées devant la juge Sabine Khéris.

Par ailleurs, le 9 juin, l'enquête sur la disparition en 1993 dans l'Orne de Lydie Logé, une jeune femme de 29 ans, a été dépaysée à Paris pour être jointe aux investigations menées par Mme Kheris.

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Belgique: des étudiants crient leur ras-le-bol de l'isolement et de la précarité

Des policiers belges contrôlant un chauffeur à la frontière belgo-néerlandaise lors du confinement du imposé par le gouvernement belge pour tenter de ralentir la propagation du COVID-19.

Plusieurs centaines d'étudiants ont manifesté lundi à Bruxelles pour interpeller les autorités sur leur situation d'isolement et de précarité avec la crise sanitaire, a constaté l'AFP.

Le rassemblement se tenait alors que le Premier ministre belge Alexander De Croo a exclu vendredi tout assouplissement des restrictions anti-Covid en vigueur, maintenant notamment les cours entièrement à distance dans l'enseignement supérieur (sauf rares exceptions comme pour des travaux pratiques en sciences).

Valérie Glatigny, ministre de l'Enseignement supérieur en Belgique francophone --ce domaine est une compétence des communautés linguistiques--, plaidait pour un retour partiel dans les amphithéâtres ce mois-ci, "à hauteur de 20%" selon son cabinet.

"Avoir 21 ans en 2021, c'est être seul et avoir faim", "On est là pour reprendre en présentiel et pour un peu plus d'oseille", ont scandé les manifestants.

Réunis à l'appel notamment de la Fédération des étudiants francophones (FEF) et de l'Union syndicale étudiante (affiliée au syndicat socialiste FGTB), ils étaient "entre 200 et 300" près du siège historique de l'Université libre de Bruxelles (ULB), selon un décompte de la police.

Nell, 19 ans, a expliqué à l'AFP être "fatiguée" de devoir suivre ses cours en ligne dans une colocation dont la connexion internet "rame" parce qu'elle est trop sollicitée.

"Si ça recommence comme ça l'année prochaine, je ne pourrai pas continuer et je ne sais pas ce que je ferai", a lâché cette étudiante de première année.

Beaucoup ont déploré la disparition de leur petit job dans les cafés ou restaurants, qui ont dû de nouveau fermer il y a quatre mois en pleine deuxième vague de la pandémie.

Selon une étude récente de la FEF, environ un tiers des étudiants belges francophones ont récemment perdu leur source de revenu et éprouvent désormais des difficultés à payer leurs études.

"On se retrouve réduits à une précarité assez dangereuse", a regretté Slim, 25 ans, étudiant en théâtre au Conservatoire royal de Bruxelles.

Il s'est dit "inquiet" sur l'avenir de son secteur, alors que les salles de spectacles sont actuellement fermées, sans perspective de réouverture.

La Fédération Wallonie-Bruxelles (communauté francophone) a assuré avoir mobilisé depuis le début de la crise sanitaire, il y a un an, près de 13 millions d'euros d'aides supplémentaires pour les étudiants (soutien au paiement d'un loyer, d'une connexion internet, aide alimentaire etc).

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