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L'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest a mené l'attaque contre l'armée nigériane


Un véhicule de l'armée nigériane patrouille dans la ville de Banki au nord-est du Nigeria le 26 avril 2017.

L'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), faction de Boko Haram dirigée par Abu Mossad Al Barnaoui, a mené l'attaque contre un poste de l'armée nigériane fin décembre, tuant neuf soldats, a revendiqué le groupe Etat Islamique.

L'EI, qui a reconnu cette faction de Boko Haram en 2016 comme sa représentante en Afrique de l'Ouest, a fait savoir jeudi que ISWAP avait mené l'attaque du camp de base de Kanamma, dans l'Etat de Yobe, pendant le week end de Noël, dans une déclaration authentifiée par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE.

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Les assaillants affirment avoir tué "9 soldats et capturé trois véhicules militaires surmontés de mitrailleuses, ainsi que des armes diverses et des munitions". Ils publient également une série de photos pour appuyer leur témoignage.

"Ils n'ont toutefois pas fait mention des 30 soldats toujours portés disparus", note le journaliste nigérian Ahmad Salkida, spécialiste du mouvement, sur son compte twitter.

Des combattants de Boko Haram ont mené un raid sanglant contre la caserne du village de Kanamma, à la frontière avec le Niger, provoquant un long échange de tirs, et même l'intervention des forces aériennes, selon des sources sécuritaires nigérianes contactées par l'AFP.

Ces mêmes sources ont recensé cinq morts, et non neuf comme l'affirment l'EI et ISWAP, mais se sont également inquiétées de la disparition de 30 soldats à la suite de cette attaque.

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"Nous avons perdu cinq hommes dans cette attaque et 30 restent pour l'instant introuvables", avait déclaré mercredi à l'AFP un officier militaire sous couvert d'anonymat.

"On ne sait pas encore s'ils se sont enfuis pendant l'attaque où s'ils ont été capturés par les +terroristes+", a ajouté cette même source.

Cette attaque survient alors que le groupe jihadiste, divisé en deux factions adverses, a redoublé de violences ces deux derniers mois et mène des raids, des tueries et des attentats de manière quasi-quotidienne depuis le week-end de Noël.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a pourtant affirmé dans son discours de la nouvelle année que le Nigeria "en a fini avec Boko Haram".

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Il y a deux ans, il avait affirmé que le groupe était "techniquement défait".

L'insurrection, qui ravage le nord-est du Nigeria, et sa répression par l'armée ont fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009. La région fait face à une très grave crise alimentaire et humanitaire.

Avec AFP

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