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Les Sénégalais saluent l'état d'urgence et souhaitent une explication des mesures d'accompagnement

Le défi de sensibiliser les écoles coraniques sénégalaises aux dangers du coronavirus
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Le défi de sensibiliser les écoles coraniques sénégalaises aux dangers du coronavirus

Depuis ‪mercredi‬, les Sénégalais vivent sous le régime de l'état d'urgence et un couvre-feu ‪de 20 à 6 heures du matin‬. Des mesures exceptionnelles prises par le président Macky Sall pour lutter contre la propagation du covid-19 dans le pays.

Au Sénégal, la lutte contre le covid-19 a pris une nouvelle tournure avec l'instauration de l'état d'urgence. Les Sénégalais sont globalement satisfaits des annonces du chef de l'État mais ils attendent de savoir les conditions précises d'application de ces mesures et leur impact réel sur leur vie personnelle et professionnelle.

Le confinement partiel et le couvre-feu sont désormais de rigueur.

Des mesures naturelles selon Cheikh Sow, un chef de famille de 53 ans. Pour lui, cette mesure s'est imposée à cause de l'insouciance et l'indiscipline de certains Sénégalais qui n'ont pas respecté les premières mesures, notamment l'interdiction des rassemblements "comme s'ils n’ont pas cru à cette maladie".

Pour freiner cette progression du covid-19, des mesures fortes ont donc été prises. Sokhna Maguette Ndiaye, ménagère, affirme que cela risque de pénaliser ceux qui vivent au jour le jour même si 50 milliards d'aide alimentaire d'urgence sont annoncés.

"Ce sera très difficile pour nous mais il est important de serrer la ceinture", confie la dame d'un ton fataliste. Pour elle, ceux qui ont les moyens peuvent "faire des provisions et stocker cela dans les réfrigérateurs" mais pour d'autres ce sera très compliqué.

Comme elle, beaucoup de Sénégalais comprennent qu'ils doivent "faire des sacrifices".

C'est le cas de Sokhna Maguette, qui pense à ces jours qui arrivent où il sera délicat de survivre dans ces conditions pour ceux qui vivent au quotidien des difficultés pour prendre en charge leurs familles.

Les PME dans l'inconnu

Du côté des PME également on s'inquiète de la tournure des événements malgré les 1000 milliards qui vont être mobilisés pour aider les entreprises.

Mme Traoré, jeune entrepreneure dans le domaine des multiservices, salue la pertinence des mesures annoncées par le chef de l'État mais doute de l'accès aux fonds pour des entreprises comme la sienne.

Elle avoue que c'est un point qu'elle ne "comprends pas trop" et elle ne sait pas aussi comment l'État va s’y prendre.

"En tout cas moi je ne crois pas personnellement que je serai concernée et je ne sais pas comment ils comptent départager les 1000 milliards", confie la jeune chef d'entreprise.

Mme Traoré se félicite cependant que le président ait opté pour l’état d’urgence assorti d'un couvre-feu.

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Au Sénégal, un témoin interrogé par l'AFP décrit une agression collective contre un homme supposé homosexuel dans un quartier de Dakar. Dans ce pays, les homosexuels se plaignent d'une montée des agressions et des propos homophobes ces dernières années.

Biennale de l'art africain: la 14e édition démarre à Dakar

Une hôtesse dirige les visiteurs à l'entrée de la 14e édition de la Biennale d'art contemporain africain, le 19 mai 2022, au grand théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose.

La 14ème édition de la Biennale d'art africain contemporain, devenue la plus importante manifestation du genre sur le continent, s'est ouverte jeudi à Dakar en présence du président sénégalais Macky Sall, qui a remis le Grand Prix Léopold Sédar Senghor à un artiste éthiopien.

Après un report en 2020 à cause du Covid, cette 14ème édition accueille jusqu'au 21 juin le meilleur de la création contemporaine du continent: peinture, sculpture, vidéo, installations monumentales et performances.

"C'est une fête des arts visuels, de l'esprit et du génie humain, un rendez-vous qui résiste aux aléas du temps depuis plus de 30 ans", a déclaré Moustapha Ndiaye, président du comité d'orientation de la Biennale, lors de cette cérémonie organisée au Grand théâtre de Dakar, ambiancée par le groupe sénégalais "Orchestra Baobab", né dans les années 1970.

Parmi l'un des points d'orgue de la cérémonie, le chanteur malien Sidiki Diabaté, joueur de kora et héritier d'une longue lignée de griots et musiciens, a entrecoupé son show électrisant de plusieurs messages à l'adresse de Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine (UA).

Le Mali, actuellement dirigé par une junte militaire, est sous le coup de mesures économiques et diplomatiques des Etats ouest-africains pour sanctionner l'intention de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années.

"Le griot de l'Afrique est là ce matin pour vous faire plaisir ici à Dakar, et pour vous dire que le Mali et le Sénégal, c'est le même pays", a lancé le musicien malien, déclenchant des applaudissements.

"M. le président, je suis là pour déployer l'amour du Mali envers vous et vous faire changer d'avis; oui on vous aime monsieur le président. Et on demande aussi des doléances pour que la situation puisse changer pour mon pays le Mali", a-t-il plaidé.

Près de 300 expositions à Dakar et sur les îles de Ngor et Gorée, et une grosse centaine dans d'autres villes et pays de la diaspora, sont au programme du IN et environ 350 projets dans le OFF de cette Biennale.

M. Ndiaye a précisé que la "Biennale 2018 avait généré plus de 8 milliards de francs CFA (12,8 millions d'euros) de transaction d'oeuvres d'art".

M. Sall a remis le Grand Prix au peintre éthiopien Tegene Kunbi Senbeto, qui faisait partie de la sélection officielle.

Plusieurs autres prix ont été remis à des artistes originaires du Bénin, de la Tunisie ou du Sénégal.

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