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Le groupe Etat islamique prépare un repli sur la vallée de l'Euphrate


Cette image d'archives montre des combattants du groupe Etat Islamique à Raqqa, Syrie.

Le groupe Etat Islamique prévoit de se replier sur la vallée de l'Euphrate après la perte de Mossoul (Irak) et Raqa (Syrie), selon un responsable de la Défense américain mercredi.

"Je ne pense pas que (les jihadistes) aient renoncé" à tenir des territoires dans le cadre d'un "califat", a indiqué ce responsable à des journalistes.

"Ils font des plans pour continuer à fonctionner comme un pseudo-Etat centré sur la vallée de l'Euphrate", à l'est de la Syrie et à l'ouest de l'Irak, après la chute de Mossoul et de Raqa, a indiqué ce responsable.

Pour les militaires américains, le groupe Etat islamique est sévèrement affaibli après plus de deux ans et demi de campagne militaire internationale contre eux.

La victoire des forces irakiennes à Mossoul ne fait pas de doute, même si des combats meurtriers sont encore à redouter.

Et Raqa, la capitale de facto du "califat" des jihadistes, est désormais largement isolée du reste des territoires jihadistes, selon eux.

Mais les jihadistes ne veulent pas encore se transformer en mouvement de guérilla extrémiste et veulent continuer à détenir et gérer des territoires, même après la chute de Raqa et Mossoul.

Selon le renseignement américain, les dirigeants de l'EI ont commencé à quitter Raqa vers des endroits plus sûrs, plus en aval dans la vallée de l'Euphrate.

Ils sont "probablement" en train de réorganiser leur administration en "noyaux résilients ou redondants", pour pouvoir continuer à fonctionner en dépit des coups de boutoir de la coalition, a estimé le responsable américain.

Selon ce dernier, les jihadistes ont perdu "65% du terrain" qu'ils contrôlaient à leur expansion maximum en 2014.

Le Pentagone estime qu'ils ne disposent plus désormais qu'au maximum de 15.000 hommes.

Les jihadistes en compteraient ainsi "2.500 dans l'ouest de Mossoul et la ville voisine de Tal Afar" en Irak, "un millier" dans la poche de Hawija, en Irak également, "3 à 4.000" à Raqa en Syrie, selon le responsable.

Au total, "près de la moitié des combattants" dont disposait le groupe Etat islamique à son apogée ont été tués, selon le responsable de la Défense.

Mossoul, la deuxième ville d'Irak, est l'endroit où Abou Bakr-al-Bagdadi, le chef du groupe EI, avait proclamé son califat à l'été 2014.

Selon le responsable américain, Bagdadi est toujours vivant, malgré les rumeurs récurrentes sur sa mort, mais n'est plus à Mossoul.

"Il a probablement quitté Mossoul avant que Mossoul et Tal Afar ne soient isolées par les forces irakiennes", selon le responsable.

"Je ne pense pas qu'il exerce une influence quelconque" sur la bataille qui est en cours dans la ville.

Le chef de l'EI est traqué par le commandement américain des forces spéciales (Socom) et les agences de renseignement américaines, comme l'avait été avant lui le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden.

Avec AFP

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