Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sports

L'Atlético Madrid confirme Simeone à son poste malgré l'échec européen

L'entraîneur argentin d’Atletico Mardid Diego Simeone en train de donner des directives à ses joueurs au cours du match retour de la Ligue des champions entre Atletico Madrid et Real Madrid au stade Vicente Calderon à Madrid, 10 mai 2017.

L'Argentin Diego Simeone a été confirmé comme entraîneur de l'Atlético Madrid en dépit de l'élimination en huitième retour de Ligue des champions contre la Juventus (2-0, 0-3), a annoncé vendredi Miguel Angel Gil, dirigeant et actionnaire principal du club madrilène.

"J'ai toute confiance dans notre projet sportif et dans Simeone", nommé en 2011 et récemment prolongé jusqu'en 2022, a déclaré Miguel Angel Gil sur le site du club.

"Je suis convaincu que nous prendrons du plaisir pendant les trois prochaines années comme nous l'avons fait jusque-là. Je suis sûr que Diego restera une décennie à l'Atlético Madrid pour changer notre histoire", a ajouté le dirigeant. "Un mauvais jour ne doit pas nous faire perdre le nord."

En chutant mardi contre la Juventus Turin (3-0) malgré sa nette victoire à l'aller (2-0), l'Atleti a vu s'effondrer son rêve de disputer la finale le 1er juin à domicile, dans son nouveau stade Metropolitano de Madrid, alimentant son image d'éternel perdant. Le club a été trois fois battu en finale de C1 (1974, 2014, 2016).

Toutefois, depuis l'arrivée de Simeone il y a huit ans, les "Colchoneros" ont remporté presque tous les trophées existants, sauf la C1: la Ligue Europa en 2012 et 2018, la Liga en 2014, la Coupe du Roi en 2013...

Pour les médias espagnols, l'élimination subie mardi pourrait marquer la fin d'une époque pour plusieurs figures du vestiaire "rojiblanco", notamment le capitaine Diego Godin (33 ans) ou le latéral Filipe Luis (33 ans), annoncés sur le départ.

Interrogé en conférence de presse vendredi, Simeone a pour sa part assuré être déjà reconcentré sur le Championnat d'Espagne, où l'Atlético (2e, 56 pts) compte sept longueurs de retard sur le leader Barcelone (1er, 63 pts) avant d'aller défier l'Athletic Bilbao samedi.

"Je me sens remis en cause à tous les matches", a dédramatisé l'Argentin. "Au-delà de cette dure défaite où nous n'avons pas su répondre comme nous le souhaitions, nous gardons le même objectif de croître en tant que club et de progresser en tant qu'équipe."

Toutes les actualités

Caster Semenya accuse l'IAAF de l'avoir utilisée comme "rat de laboratoire"

La Sud-africaine Caster Semenya, au 800 mètres des JO de Rio, le 20 août 2016.

a Sud-Africaine Caster Semenya a accusé mardi la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) de s'être servie d'elle "comme d'un rat de laboratoire" dans le passé, alors qu'elle conteste en justice le nouveau règlement concernant les athlètes hyperandrogènes.

La double championne olympique du 800 m accuse dans un communiqué l'IAAF d'avoir expérimenté sur elle un traitement hormonal destiné à réduire son taux de testostérone, ce que le nouveau règlement de la fédération exige désormais de la part des athlètes hyperandrogènes pour concourir au niveau international du 400 m au mile (1.609 m).

L'IAAF estime qu'un taux de testostérone élevé offre à ces athlètes un avantage injuste dans la catégorie féminine.

Dans le communiqué, Caster Semenya se félicite de la publication par le Tribunal arbitral du sport (TAS) des détails de sa décision du 1er mai, qui l'avait pourtant déboutée de son recours contre le nouveau règlement de l'IAAF. La décision complète a été publiée suite à l'accord de Semenya, de la fédération sud-africaine d'athlétisme et de l'IAAF, les trois parties du dossier, a précisé le TAS.

"L'IAAF m'a utilisée comme un rat de laboratoire dans le passé pour expérimenter la façon dont le traitement qu'ils voulaient me faire prendre abaisserait mon niveau de testostérone", indique Semenya citée dans le communiqué. La Sud-Africaine fait référence aux mois qui ont suivi son premier titre mondial de 2009: soumise à des tests de féminité et interdite de compétition pendant onze mois, elle indique avoir suivi ce traitement sur demande de l'IAAF.

"Bien que ce traitement hormonal m'ait fait me sentir malade de façon constante, l'IAAF veut maintenant l'imposer à un degré encore plus élevé sans connaître les éventuels effets secondaires", dénonce Semenya. "Je n'autoriserai pas l'IAAF à m'utiliser moi et mon corps une nouvelle fois."

Déboutée par le TAS le 1er mai, Caster Semenya a depuis fait appel devant le Tribunal fédéral suisse, qui a suspendu de façon "super provisoire" l'application du règlement pour Caster Semenya seulement.

Le Tribunal décidera du maintien ou non de la suspension du règlement après avoir entendu les arguments de l'IAAF avant, dans un deuxième temps, de juger l'affaire.

L'Egypte et la sécurisation de la CAN-2019

Mohamed Salah lors de l'entraînement à la veille du match entre la Russie et l'Egypte, Russie, le 18 juin 2018.

Presque neuf ans après la révolte populaire de 2011 et les troubles qui ont suivi, la sécurité reste une préoccupation majeure pour l'Egypte, qui accueille la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de vendredi au 19 juillet.

La mort lundi de l'ancien président - issus des Frères mulsumans - Mohamed Morsi, enterré mardi en toute discrétion et sous haute protection policière, n'a pas provoqué de remous. Dans un pays où les manifestations sont interdites, la situation au Caire est restée calme.

Pour la Coupe d'Afrique des nations, l'Egypte a pris des mesures. Début juin, avant les fêtes de l'Aïd el-Fitr, le ministère de l'Intérieur avait annoncé "un vaste plan de sécurité et de procédures visant à maintenir l'ordre public".

Les mesures comprennent un "déploiement de plus de forces et de point de contrôle dans les endroits vitaux", ajoutait le ministère sans donner davantage de précisions.

Si l'Egypte a déjà organisé la CAN sur son sol à quatre reprises, dont la dernière en 2006, c'est la première fois qu'elle assure cette tâche depuis la révolte qui a mis fin au régime du président Hosni Moubarak et ouvert une période d'instabilité.

Depuis la destitution par l'armée en 2013 de Mohamed Morsi, les forces de sécurité égyptiennes sont la cible de nombreuses attaques jihadistes. Des centaines de policiers et soldats ont été tués.

En 2014, Ansar Beit al-Maqdis, le principal mouvement jihadiste de cette péninsule de l'est de l'Egypte, a fait allégeance à l'EI sous le nom de "Province du Sinaï". Le groupe est toujours actif plusieurs mois après l'effondrement du califat de l'EI en Irak et en Syrie.

Le mois dernier, quelque semaines seulement avant la CAN, un bus de touristes sud-africains a été visé par un attentat à la bombe, près des pyramides de Guizeh, haut-lieu du tourisme égyptien.

- Violences en marge du foot -

En décembre, trois touristes vietnamiens et leur guide égyptien ont été tués dans un attentat similaire, également près des pyramides.

Outre les forces de l'ordre et les touristes, les jihadistes visent sporadiquement les coptes orthodoxes, une importante minorité chrétienne égyptienne.

Plus d'une centaine de personnes sont mortes depuis fin 2016 dans des attaques contre la communauté chrétienne, la plupart revendiquées par l'EI.

Dirigée d'une main de fer par l'ancien chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, l'Egypte mène une "guerre contre le terrorisme" notamment dans le nord du Sinaï où sévit la branche locale de l'EI.

Parallèlement, l'appareil sécuritaire a mis en place une féroce répression contre toute opposition islamiste et même laïque et libérale.

Mais selon une note récente du cabinet d'analyse américain Soufan Group, "si les efforts militaires ont été couronnés de succès avec l'élimination et la capture d'insurgés, ils se sont aussi révélés contre-productifs, avec de la violence gratuite contre les populations".

"La conséquence a été que plus de gens, et non moins, ont cherché à rejoindre l'insurrection", conclut la note.

Outre le terrorisme, les stades égyptiens ont souvent été secoués ces dernières années par des séquences de violences, qui concernent toutefois davantage les matches locaux.

En février 2012, au moins 74 personnes, pour la plupart des supporters d'Al-Ahly, sont mortes dans des heurts au stade de Port-Saïd (nord) après une rencontre entre le club cairote et l'équipe locale d'Al-Masry.

Les Egyptiens relèvent le défi de l'organisation de la CAN-2019

Des supporters égyptiens encouragent leur équipe lors de la CAN 2017 à Libreville, Gabon, le 5 février 2017.

Première Coupe d'Afrique des nations à 24 équipes, désignation tardive, insécurité sporadique: l'Egypte relève les défis pour accueillir de vendredi au 19 juillet le gratin du football africain, dans un calendrier où s'est ajouté l'enterrement de l'ancien président Mohamed Morsi.

Le pays a donc géré la mort de Mohamed Morsi, lundi, enterré mardi en toute discrétion et sous haute protection policière. L'ancien président égyptien était issu de l'organisation interdite des Frères Musulmans.

Un évènement de plus alors que le pays des "Pharaons" va accueillir une CAN, pour la cinquième fois, mais la première pour la première fois depuis la révolte de 2011.

C'est en janvier seulement que l'Egypte a été désignée par la Confédération africaine de football (CAF) pour remplacer au pied levé le Cameroun, écarté en raison du retard dans la préparation des infrastructures et de la situation sécuritaire.

Si l'Egypte ne connait pas de problèmes d'infrastructures -- les trois stades du Caire et les trois autres à Alexandrie (nord), Suez et Ismaïlia (est), font parties des installations existantes -- il n'en va pas de même pour la sécurité.

. Attentats récents

La chute du régime d'Hosni Moubarak à la faveur de la révolte de 2011 a été suivie d'une longue période d'instabilité sécuritaire, dont les soubresauts agitent aujourd'hui encore le pays.

Une insurrection menée par une branche locale du groupe Etat islamique (EI) continue de sévir dans le nord du Sinaï (est de l'Egypte). Des centaines de policiers et militaires ont été tués depuis la destitution par l'armée en 2013 de feu Mohamed Morsi.

Des attentats récents ont visé des touristes étrangers et la communauté copte orthodoxe. En réponse, l'ex-maréchal Abdel Fattah al-Sissi, élu président en 2014, mène une répression sans pitié contre l'extrémisme islamiste, mais aussi contre toute forme d'opposition.

Et l'Egypte accueille la première CAN à 24 équipes contre 16 équipes auparavant, ce qui représente un effort d'organisation et de logistique supplémentaire.

Malgré le peu de temps accordé à l'Égypte, les autorités et la CAF répètent sans cesse que l'Egypte est prête.

"Les six stades sont magnifiques, de classe mondiale. (...) Il n'y a plus de détails sur lesquels travailler, tout est prêt!", a affirmé à l'AFP le dirigeant nigérian Amaju Pinnick, le président du comité d'organisation de la CAN.

- Couacs -

Mais les dernières semaines n'ont pas été exemptes de couacs. Fin avril, le comité d'organisation s'est attiré les critiques de supporters égyptiens après avoir annoncé des prix jugés élevés pour les billets des matches des "Pharaons", alors le pays lutte pour sortir d'une grave crise économique.

Selon les chiffres officiels, 28% des Égyptiens vivent sous le seuil de pauvreté et le revenu mensuel moyen par habitant est d'environ 4.000 livres égyptiennes (210 euros).

La colère des fans a contraint les organisateurs à réduire le prix des billets pour les matches de l'Egypte à 150 livres (8 euros) au lieu de 200 livres.

"Le débat sur le prix des tickets a montré un manque préparations", a dit à l'AFP le journaliste sportif égyptien Walid al-Adawi. Ce dernier estime que les prix élevés des billets devaient favoriser l'accès des tribunes à "une certaine catégorie de personnes, capable de se débrouiller sur internet".

De nombreux égyptiens n'ont pas d'accès internet ou ne peuvent utiliser ce moyen pour réserver leurs billets. Et le prix ne les a pas encouragés à se rendre dans les cybercafés pour réserver en ligne, y compris après la baisse de prix opérée.

Lors de la dernière CAN en Egypte en 2006, les stades étaient remplis de fans de tous âges et de toutes catégories sociales.

"Toute expérience a des difficultés au début", philosophe Mohamed Fadl, ancien joueur égyptien et directeur exécutif de la CAN.

Autre sujet de mécontentement: la question de la diffusion des matches à la télévision.

Les autorités égyptiennes, qui comptaient sur une diffusion à la télévision publique via le satellite Nilesat, ont vu leurs plans contrariés en raison des droits qui sont détenus par la chaîne qatarie beIN Sports.

- Réservé aux plus aisés -

En tant que pays hôte, l'Egypte peut recevoir les images, mais celles-ci ne pourront être diffusées que sur le réseau hertzien, ce qui implique l'achat d'antennes adéquates, à des coûts souvent prohibitifs pour certains ménages égyptiens.

Dans un pays de près de 100 millions d'habitants, soumis à une forte inflation, l'abonnement à beIN est réservé aux plus aisés et aux propriétaires de cafés désireux d'attirer la clientèle.

"Est-il raisonnable que l'Egypte, pays hôte, ne puisse pas diffuser les matches sur ses chaînes satellite ? C'est ridicule", estime Ahmed Abdel Meguid, fan de football égyptien avant d'ajouter: "le football en Egypte est plus important que la politique. C'est le seul divertissement".

Mais pour les autorités, l'organisation de la compétition se déroule comme prévu. "Il n'y a pas de crise dans la Coupe d'Afrique des Nations 2019", a déclaré le ministre égyptien des Sports Ashraf Sobhi en février.

Pour l'Egypte, les enjeux sont de taille: il s'agit d'affirmer le retour du pays sur la scène internationale après le chaos de 2011. Il s'agit également d'effacer le fiasco de la Coupe du Monde 2018 en Russie qui avait vu l'équipe égyptienne médiocre et rapidement éliminée.

Mondial 2022 au Qatar: Michel Platini placé en garde à vue

Le Président de l'UEFA Michel Platini se présente devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour faire appel de l'interdiction du comité d'éthique de la FIFA, qui s'est tenue à Lausanne, en Suisse, le 29 avril 2016.

L'ex-patron de l'UEFA Michel Platini a été placé mardi en garde à vue à Nanterre, près de Paris,dans le cadre de l'enquête française pour corruption sur les conditions d'attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, a-t-on appris de sources concordantes.

Le Parquet national financier (PNF) a ouvert en 2016 une enquête préliminaire pour "corruption privée", "association de malfaiteurs", "trafic d'influence et recel de trafic d'influence" autour des conditions d'attribution par la Fédération internationale de football (FIFA), des Coupes du monde de football 2018 en Russie et 2022 au Qatar.

La justice française s'intéresse en particulier à "une réunion secrète" au Palais de l'Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, et Michel Platini alors président de l'UEFA et vice-président de la FIFA. Cette réunion avait été révélée par l'hebdomadaire France Football.

L'ex-bras droit du président Sarkozy, Claude Guéant, était pour sa part entendu en audition libre par les enquêteurs de l'Office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF), à Nanterre également, selon une source proche de l'enquête, confirmant une information du site Mediapart.

La désignation à la surprise générale du Qatar, richissime émirat gazier préféré aux Etats-Unis par les membres du comité exécutif de la FIFA, avait été l'un des déclencheurs de la grave crise qui secoue la FIFA depuis 2015.

En octobre 2015, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter, contraint au départ, avait mis en cause la France. Selon lui, "un arrangement diplomatique" existait pour que les Mondiaux 2018 et 2022 aient lieu en Russie puis aux Etats-Unis, un plan qui aurait échoué à cause de "l'interférence gouvernementale de M. Sarkozy", qui avait réfuté toute intervention.

M. Blatter avait été entendu comme témoin en Suisse en 2017 dans le cadre d'une demande d'entraide pénale de la justice française. Il a été suspendu six ans par la FIFA "de toute activité liée au football" pour un paiement controversé de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros), à son ex-ami et allié Michel Platini, lui aussi suspendu quatre ans.

D'autres enquêtes distinctes ont été ouvertes en Suisse et aux Etats-Unis.

NBA: une marée humaine à Toronto pour la parade victorieuse des Raptors

Parade en l'honneur des Raptors, nouveaux champions de la NBA, Toronto, Canada, le 17 juin 2019.

Plusieurs centaines de milliers de personnes se sont réunies lundi dans les rues de Toronto pour acclamer les joueurs de basket des Raptors lors d'une parade assombrie par des coups de feu qui ont provoqué un bref mouvement de panique.

Des coups de feu ont été tirés près de Nathan Phillips Square, au coeur du centre-ville, en fin d'après-midi, alors que la parade en l'honneur des vainqueurs du championnat de la NBA touchait à sa fin. Quatre personnes ont été blessées sérieusement, sans que leur pronostic vital ne soit engagé, et deux autres personnes ont été arrêtées, selon la police. Aucun motif n'a pour l'instant été évoqué.

Malgré un mouvement de panique dans la foule, la situation est rapidement revenue à la normale et les festivités ont continué.

La police de Toronto n'a pas donné de détails sur le nombre de personnes présentes pour le rassemblement, mais les organisateurs évoquaient jusqu'à deux millions de personnes.

Les Raptors, menés par leur joueur vedette Kawhi Leonard, ont battu le double tenant du titre Golden State par 114 à 110 lors du sixième match de la finale jeudi, devenant la première équipe non-américaine à remporter le titre le plus convoité du basket.

Des centaines de milliers de supporters vêtus de rouge et noir, les couleurs de l'équipe, ont noirci Nathan Phillips Square, place emblématique devant la mairie de la métropole économique du Canada, où la parade est arrivée avec près de trois heures de retard.

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'est rendu sur place pour l'occasion. Après avoir multiplié poignées de main et autres selfies, il s'est fait tirer le portrait avec les joueurs en coulisses avant de monter avec eux sur scène.

"Ce que nous avons vu ici, c'est le rassemblement de tout un pays, et c'est ce que nous célébrons", s'est ensuite exclamé Justin Trudeau. "Nous aimons tellement cette équipe, nous voulons qu'ils fassent la même chose l'an prochain!", a-t-il poursuivi.

- 'We the North' -

"Un jour comme aujourd'hui où ma ville a gagné le championnat, c'est absolument incroyable. J'ai pris un jour de congé aujourd'hui. J'ai appelé mon patron pour lui dire que je ne viendrais pas au travail, il m'a dit de ne pas m'inquiéter car il ne viendrait pas non plus", s'exclame Adrian Griffin, 46 ans, venu assister à la parade avec sa famille.

Comme lui, de nombreux Torontois ont pris une journée de congé pour assister au retour victorieux des Raptors. De nombreuses familles faisaient partie de la foule dense qui bordait les rues de la métropole sur le passage de la parade.

"Toute la famille soutient les Raptors et Toronto. Nous sommes très fiers et heureux", explique Angelica Bettencourt, accompagnée de ses deux enfants.

En milieu de matinée, les joueurs sont partis du sud-ouest de Toronto et ont entamé leur lente procession pour rejoindre le centre-ville en passant par le boulevard longeant le lac Ontario.

Sur leur passage, les supporteurs ont crié "Let's go Raptors" en agitant pancartes et drapeaux au passage des joueurs, qui saluaient la foule en buvant du champagne sur des bus rouge et noir roulant au pas.

La plupart des rues du quartier financier, en plein coeur de la ville, ont été fermées à la circulation. Des pilotes de l'armée de l'air canadienne ont survolé, en formation, la foule célébrant sous un grand soleil et en musique l'arrivée des Raptors.

Le maire de Toronto, John Tory, a tweeté une lettre proclamant le 17 juin comme journée "We the North" ("Nous le Nord"), du slogan de l'équipe torontoise. Il a également rebaptisé une rue de Toronto "Raptors Way" et a symboliquement remis les clés de la ville à l'équipe.

La dernière grande parade triomphale d'une équipe de Toronto remonte à 1993, lorsque les Blue Jays avaient remporté le Championnat nord-américain de baseball.

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG