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Covid-19: Les autorités sénégalaises explorent des restrictions plus sévères après la mort d'une députée

La députée Marie Louise Diouf décédée du covid, à Dakar (archive).

Au Sénégal, une députée est décédée de la maladie Covid-19 jeudi et plusieurs cas suspects ont été signalés au sein de l’Assemblée nationale. Le président de l’institution a d’ailleurs annoncé un huis clos total pour le reste des sessions plénières.

Le décès de l’honorable députée Marie Louise Diouf est tombé comme un énième rappel à la vigilance au moment où une deuxième vague se confirme.

Les populations qui s’inclinent devant la mémoire de la parlementaire estiment que la propagation du virus à un si haut niveau est le reflet du relâchement qui se voit dans la société.

"C’est comme si notre vraie nature nous a rattrapé au niveau institutionnel, social et au niveau des populations de base", déplore Pape Sarr, un habitant de Dakar. "Il y a eu des gens qui appartiennent à l’État qui ont organisé de très grandes fêtes et au niveau de l’Assemblée nationale ce qui s’est passé ne démontre rien d’autre que le laisser-aller", conclut-il.

En plus de ce décès, plusieurs cas suspects sont annoncés au sein de l’Assemblée nationale.

Le député Bara Mbacké Dolly a même affirmé qu’une vingtaine de ses collègues étaient infectés et pris en charge. Une situation qui a poussé les autorités à prendre les devants, comme le confirme le ministre de la santé, Abdoulaye Diouf Sarr.

"Ils ont réadapté rapidement la stratégie de leurs séances en allant tout de suite au huis clos. Maintenant on a juste une équipe réduite du ministre qui passe, plus les vice-présidents et les présidents des commissions de l’Assemblée Nationale. Vraiment un schéma réduit à l’extrême pour permettre de respecter les mesures barrières", assure-t-il.

Le ministre de la santé a également recommandé, conformément à la stratégie nationale, qu’on surveille l’ensemble des députés et que l’on ouvre une possibilité de tester "tous les contacts qui sont symptomatiques mais on peut aussi envisager de tester les députés qui le souhaitent".

S’appuyant sur la situation alarmante qui prévaut à l’Assemblée nationale, le ministre de la santé a de nouveau insisté sur la nécessité de respecter les mesures barrières pour conserver les acquis.

"S’il le faut, on ira jusqu’à des mesures contraignantes pour régler la question", avertit-il.

Cependant, le ministre de la santé se dit persuadé que le Sénégal a "ces ressorts de mobilisation qui lui permettent quand un enjeu est un enjeu national comme c’est le cas aujourd’hui de se lever comme un seul homme pour dire on stoppe le virus."

A quelques jours des fêtes de fin d’année, la tâche s’annonce délicate pour les autorités sanitaires qui espèrent convaincre les populations de respecter les mesures barrières.

En cas de non-respect des mesures édictées, le retour de restrictions plus sévères est fortement envisagé.

Une députée sénégalaise décède de la maladie Covid-19
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Six jeunes tués par l'explosion d'une mine en Casamance

Un vendeur d'oranges plaisante avec un ami devant un vieux bâtiment colonial du centre de Ziguinchor le 11 février 2021.

Six jeunes sont morts dans l'explosion d'une mine au passage de leur carriole en Casamance, dans le sud du Sénégal, a affirmé samedi à l'AFP un maire de la région.

La Casamance est le théâtre d'un des plus vieux conflits d'Afrique depuis que des indépendantistes y ont pris le maquis avec un armement rudimentaire après la répression d'une marche du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) en décembre 1982.

L'explosion est survenue vendredi après-midi dans le village de Kandiadiou, dans la sous-préfecture de Sindian, près de la frontière gambienne, a déclaré à l'AFP le maire de Sindian, Yankouba Sagna.

"C'est une charrette qui a sauté sur une mine. Elle transportait des jeunes qui revenaient de la prière (musulmane) du vendredi", a dit M. Sagna.

"La mine qui a explosé n'a pas été posée récemment. D'anciennes mines sont toujours dans les champs de cultures. A la faveur du ruissellement après la pluie, elles apparaissent. Nous avons toujours demandé le déminage de la zone", a-t-il ajouté.

Sollicitée par l'AFP, l'armée n'avait pas encore répondu samedi à la mi-journée.

La Casamance, séparée de la majeure partie du reste du territoire sénégalais par la Gambie, est une des régions les plus pluvieuses du pays, où la saison des pluies est en passe de s'achever.

Après avoir fait des milliers de victimes et ravagé l'économie, le conflit a persisté à petit feu, avec des montées de tension comme le massacre de 14 hommes près de Ziguinchor en janvier 2018.

L'armée a lancé en janvier des opérations en Casamance pour sécuriser le retour des personnes déplacées, répondre à des exactions de la rébellion contre des civils, selon elle, et mettre fin aux trafics de bois ou de cannabis.

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