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L'armée américaine admet avoir "très probablement" tué des civils en Afghanistan

Un soldat américain à Kandahar (sud de l'Afghanistan) le 14 avril 2011

L'armée américaine a reconnu samedi que ses frappes en Afghanistan avaient "très probablement" fait des victimes civiles dans la province de Kunduz, après la mort jeudi d'au moins 30 civils dans des raids aériens.

Des manifestations ont éclaté à Kunduz après le drame et des dizaines de proches des victimes se sont rassemblés devant les bureaux du gouverneur, transportant des corps d'enfants tués.

"Le président afghan a envoyé une délégation spéciale à Kundunz pour enquêter sur l'incident. Toute négligence sera punie", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence Haroon Chakhansuri.

Les premiers éléments montrent que l'attaque "a très probablement fait des victimes civiles", a pour sa part affirmé le général Charles Cleveland, l'un des chefs des forces américaines en Afghanistan, qui avait immédiatement annoncé une enquête en collaboration avec les forces afghanes.

Les forces afghanes, appuyées par des troupes de la coalition, conduisaient jeudi une opération conjointe contre les insurgés talibans en périphérie de la ville de Kunduz lorsqu'ils ont été pris sous le feu des insurgés, ce qui les a poussés à réclamer un soutien aérien américain.

La question des victimes civiles, après quinze ans de campagne de l'Otan contre les insurgés afghans, vaut aux troupes occidentales de fortes critiques du gouvernement et de l'opinion publique.

Le président Ashraf Ghani s'est dit "très attristé" par les morts à Kunduz, appelant les troupes à tout faire pour éviter les victimes civiles et accusant les insurgés de s'abriter dans des maisons habitées.

Le raid fait suite à des combats dans lesquels deux soldats américains et trois membres des forces spéciales afghanes ont été tués au cours d'une opération anti-talibans.

Ces événements ont mis en évidence l'insécurité grandissante après que les talibans eurent tenté de conquérir la capitale provinciale le mois dernier, pour la deuxième fois en un an.

Ces pertes interviennent à quelques jours de l'élection présidentielle américaine.

Avec le retrait de la majorité des forces occidentales fin 2014, l'opération Resolute Support compte 12.000 hommes, dont près de 10.000 Américains, chargés de former, conseiller et assister leurs pairs afghans.

Avec AFP

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Le Sénat américain valide Antony Blinken comme secrétaire d'État

Antony Blinken lors de son audition devant la commission des relations étrangères du Sénat américain à Washington, le 19 janvier 2021.

Le Sénat américain a confirmé mardi Antony Blinken comme diplomate en chef.

M. Blinken, 58 ans, a été confirmé par un vote de 72 sénateurs pour et 22 contre.

Il devient ainsi le 71e secrétaire d'État des États-Unis, occupant le poste le plus élevé du cabinet et le quatrième dans la ligne de la succession présidentielle.

Lors d'une audience de confirmation la semaine dernière, M. Blinken s'était dit préoccupé par "la violence dirigée contre la population anglophone" au Cameroun.

Il a aussi déclaré qu'il était prêt à relever les défis posés par la Chine, l'Iran, la Russie et la Corée du Nord. Il a ajouté que la Chine "représente le défi le plus important" pour les intérêts nationaux des États-Unis, tout en notant qu'il y a place pour la coopération.

"Il y a de plus en plus d'aspects contradictoires dans la relation ; certainement des aspects compétitifs, et encore quelques aspects coopératifs, quand c'est dans notre intérêt mutuel", a-t-il expliqué.

Des sénateurs républicains ont exprimé des inquiétudes concernant l'éventualité qu'il n'aide la nouvelle administration à réintégrer l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran et qu'il ne mette fin à la stratégie de "pression maximale" de l'ancien président Donald Trump contre cette puissance en devenir au Moyen-Orient.

M. Blinken s'est engagé à remonter le moral du Département d'Etat et du corps diplomatique.

Il a déclaré qu'il considérait que le leadership des États-Unis à l'étranger était basé sur "l'humilité et la confiance".

Le nouveau secrétaire d'Etat avait déjà fait partie de l'équipe diplomatique sous l'administration Obama. Il entretient des liens étroits avec le président Joe Biden. Il a été directeur du personnel de la commission sénatoriale des relations étrangères lorsque M. Biden était président de cette commission. Par la suite, il a été le conseiller de Biden lorsque ce dernier était vice-président.

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Démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors d'une session au Sénat, la chambre haute du Parlement, sur la propagation du coronavirus, à Rome, Italie, le 26 mars 2020.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis mardi sa démission au chef de l'Etat Sergio Mattarella, espérant avoir la possibilité de former une nouvelle coalition et de reconstituer sa majorité parlementaire.

L'aggravation de la crise politique se déroule sur fond de pandémie qui a tué plus de 85 000 Italiens, soit le deuxième plus grand nombre de décès en Europe après le Royaume-Uni et le sixième plus grand nombre dans le monde.

Au pouvoir depuis 2018, M. Conte, 56 ans, a perdu sa majorité absolue au Sénat la semaine dernière lorsqu'un parti allié, Italia Viva dirigé par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, a claqué la porte à cause d’un conflit sur la gestion de la riposte au coronavirus et sur le ralentissement économique.

Le président Mattarella entamera dès mercredi des consultations avec les chefs de partis, a indiqué son bureau dans une déclaration.

Si M. Mattarella pense que M. Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle administration, le président lui donnera probablement quelques jours pour essayer de finaliser un accord et d’établir une nouvelle équipe ministérielle.

Jusqu'à présent, les principaux partis de la coalition, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocratique (PD) de centre-gauche, ont soutenu les efforts de M. Conte pour rester au pouvoir.

Des élections anticipées ?

Cependant, si M. Conte ne peut pas trouver de nouveaux alliés, le président Mattarella devra trouver un autre candidat capable de former une coalition viable.

Si cette option échoue, le président devra convoquer des élections deux ans avant la date prévue. Les analystes politiques pensent que c'est le scénario le moins probable.

La crise du coronavirus en Italie a déclenché la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le gouvernement s'efforce de mettre au point un plan sur la meilleure façon de dépenser quelque 200 milliards d'euros (240 milliards de dollars) de fonds de l'Union européenne pour aider l'économie à se redresser.

M. Renzi a accusé M. Conte de manquer de vision stratégique, affirmant qu'il risquait de gaspiller la manne sans précédent de l'UE.

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