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L'Angola accepte quatre observateurs électoraux de l'UE

  • VOA Afrique

Des femmes, certaines avec leur bébé, s’alignent pour voter à Luanda, Angola, 31 août 2012.

Le gouvernement angolais a fait une légère marche arrière en acceptant l'envoi de quatre observateurs de l'Union européenne pour les élections générales du 23 août, après les avoir refusé le mois dernier.

"L'UE va seulement envoyer une petite mission d'experts pour marquer sa présence en Angola pendant le processus électoral", a confié à l'AFP une source diplomatique européenne à Luanda, sous couvert d'anonymat.

"On ne peut pas vraiment parler d'observateurs, seulement d'experts. Une vraie mission d'observateurs c'est 200 personnes", a-t-il expliqué.

Mi-juillet, le gouvernement angolais avait sèchement opposé une fin de non-recevoir à l'Union Européenne sur cette question.

"Nous ne nous attendons pas à ce que quiconque nous impose sa façon d'observer les élections et nous donne des leçons", avait alors déclaré le ministre angolais des Affaires étrangères, Georges Chicoty

Lundi, l'Angola a cependant adouci sa position en ouvrant la porte à la venue de quelques observateurs.

"Nous voulons (...) que l'UE marque sa présence comme un partenaire important, qu'elle nous accompagne sur le chemin du développement et de la démocratisation de l'Angola. Selon nos dernières discussions elle enverra une équipe de quatre personnes", a déclaré Joaquim do Espirito Santo, directeur pour l'Afrique du ministère des Affaires étrangères.

"Ce que dit l'UE ne nous inquiète pas. Elle ne peut pas avoir des exigences contraires à notre propre loi électorale", a-t-il ajouté.

Les élections du 23 août doivent marquer la fin du règne de près de 38 ans du président José Eduardo dos Santos. Au pouvoir depuis 1979, le président sortant, dont le régime réprime toute contestation, a annoncé qu'il ne se représenterait pas.

Joao Lourenço, son dauphin, est la tête de la liste du Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1975, et qui demeure le grand favori.

La Constitution ne prévoit pas de scrutin présidentiel mais précise que le poste de chef de l'Etat revient au chef du parti qui remporte les législatives.

Avec AFP

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