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L'ancien militant anti-apartheid Andrew Mlangeni, de Robben Island à Cannes


Gilles Porte, co-réalisateur et scénariste sud-africain, Sylvia Neame, militante et Andrew Mlangeni, ancien militant politique anti-apartheid sud-africain le 14 mai 2018 avant la projection du film "L'Etat contre Mandela" à la 71ème édition du Festival de Cannes en France.

Très élégant à 92 printemps, Andrew Mlangeni a foulé lundi soir le tapis rouge à Cannes. "Je savais qu'un jour je sortirai de prison... Mais je n'avais jamais imaginé venir en France, encore moins être dans un film montré au monde entier".

Ancien militant anti-apartheid, le Sud-Africain a passé 27 ans derrière les barreaux comme son ami Nelson Mandela (mort en 2013), qui aurait eu 100 ans cette année.


Andrew Mlangeni a monté les marches du Palais des festivals avec l'équipe du documentaire "The State against Mandela and the others" présenté en séance spéciale, après avoir posé devant les photographes, le poing levé.

"Je suis très honoré et je me sens humble par rapport à ce qui m'arrive aujourd'hui", a-t-il dit.

Andrew Mlangeni est l'un des derniers survivants du procès de Rivonia (1963-1964) qui s'est soldé par l'emprisonnement pendant de très longues années de Nelson Mandela et d'autres dirigeants de l'ANC.

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Ce procès est entré dans l'Histoire car Mandela, qui deviendra trente ans plus tard président d'Afrique du Sud, a su en faire une tribune politique, attirant les regards du monde entier sur sa cause.

Deux Français, Gilles Porte et Nicolas Champeaux, ont interrogé les survivants et leurs proches, pour réaliser un documentaire rassemblant de précieuses archives sonores et des séquences d'animation.

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Revenant sur ce procès où Mandela se dit "prêt à mourir", Mlangeni confirme avoir partagé ce sentiment. "Nous étions quasiment certains d'être pendus, mais nous étions prêts", se remémore-t-il, en marge d'un Festival de Cannes qui joue la carte politique, avec en compétition des réalisateurs sous surveillance dans leur pays.

Parmi eux, le Russe Kirill Serebrennikov et l'Iranien Jafar Panahi. Aucun de deux n'a pu faire le déplacement sur la Croisette.

Avec AFP

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