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L'Allemagne éliminée du Mondial 2018


L'Allemand Mesut Ozil et le Sud-Coréen Koo Ja-cheol lors du match de la Coupe du monde de football à Kazan, Russie, le 27 juin 2018.

Incroyable: l'Allemagne, championne du monde en titre, quitte le Mondial-2018 au premier tour, humiliée 2 à 0 par la Corée du Sud mercredi. Et la nouvelle a résonné bien au-delà du monde sportif.

La porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a exprimé mercredi la tristesse de tout un pays. "Ce n'est pas notre Coupe du monde - que c'est triste!", a réagi Steffen Seibert dans un tweet peu après le coup de sifflet final.

Gary Lineker, alors international anglais, avait lancé dans les années 1990 une formule passée à la postérité: "Le football est un jeu où 22 types courent après un ballon, et à la fin c'est l'Allemagne qui gagne". Devenu consultant vedette, il a twitté mercredi: "22 types courent après le ballon et à la fin les Allemands ne gagnent plus".

La Mannschaft n'avait jamais quitté le Mondial avant les quarts depuis son retour en Coupe du monde en 1954 !

Les médias allemands en ligne soulignaient "une honte historique". "Notre cauchemar de la Coupe du Monde est devenu réalité", s'exclame de son côté le journal populaire Bild. Et en plus "nous sommes derniers du groupe".

Car, oui, la lecture du classement final du groupe F laisse pantois: la Mannschaft de Manuel Neuer est dernière ! La Suède, 1ère, et le Mexique, 2e, se qualifient pour les 8es de finale, tandis que les Sud-Coréens, 3e, quittent également le tournoi, mais devant les champions déchus.

Joachim Löw, sélectionneur allemand, dont le contrat a été prolongé juste avant le Mondial jusqu'en 2022, peut-il rester en poste après un tel tremblement de terre ? Interrogé par la ZDF, l'intéressé a déclaré qu'il était "trop tôt" pour y répondre. "Il faut quelques heures pour y voir clair, la déception est très profonde en moi (…) on va devoir mener des discussions demain (jeudi), on verra comment ça continue", a-t-il-dit.

Temps additionnel décisif

Suédois et Mexicains connaîtront ce mercredi soir leur adversaire du prochain tour avec les derniers matches du groupe E, dominé pour l'heure par le Brésil, 1er (qui jouera contre la Serbie) et la Suisse, 2e (opposée au Costa Rica, déjà éliminé).

Pour les Nordiques, c'est une très belle histoire. Ils avaient éliminé en barrages l'Italie de Gianluigi Buffon en novembre. Et cela sans l'aide de Zlatan Ibrahimovic, qui avait pris sa retraite internationale à l'été 2016.

Ce Mondial en Russie restera comme celui des dernières minutes décisives: la défaite des hommes de Löw s'est dessinée sur un but accordé après recours à l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) à Kim Young-gwon (90e+2), avant que Son Heung-min n'éteigne le suspense en contre (90e+6).

Dans l'autre match du groupe F, la Suède a validé sa qualification avec une belle victoire 3 à 0 contre le Mexique. Mais la chute du champion allemand permet par rebond à la "Tri" d'accéder aux 8es de finale. Quelle histoire !

C'est l'une des images de cette folle journée. "Chicharito" Hernandez venait donc de prendre trois buts, mais arpentait nerveusement la pelouse à Ekaterinbourg après le coup de sifflet final en attendant la confirmation de l'incroyable nouvelle venant de Kazan. Une fois le désastre allemand officialisé, il pouvait savourer la qualification avec ses fans à sombreros dans les tribunes.

Un Mondial de surprises

Le 8e de finale tant attendu entre Allemagne et Brésil, pour la revanche du célèbre 7-1 en demi-finale du Mondial-2014, n'aura donc pas lieu.

Les Brésiliens ont l'avantage de jouer en soirée à Moscou (20h00 françaises, 18h00 GMT) en ayant donc connaissance du crash des Allemands. Et voilà qui simplifie bien leur tableau. Enfin, en théorie, vu le nombre de surprises dans ce Mondial russe. Comme la qualification du pays hôte, moribond sur le plan sportif avant ce tournoi, pour les 8es de finale, par exemple.

Le Brésil a toutefois grand besoin d'un match abouti contre la Serbie, pour assurer sa qualification comme pour reprendre confiance après deux premières rencontres fébriles (1-1 contre la Suisse, victoire longue à venir, 2-0, contre le Costa Rica).

"Le plus important pour nous est de commencer à décoller à ce moment précis de la compétition", a résumé le latéral brésilien Fagner.

Car pour l'instant, l'équipe de Tite a les jambes qui flageolent, à l'image de sa star Neymar, tombé en larmes et à genoux après avoir marqué son premier but du tournoi.

Victime de la pression, selon l'ancien international brésilien Rai: "C'est limite inhumain", a souligné le champion du monde 1994 dans une interview avec l'AFP. "Parfois, on l'impression que c'est un extraterrestre, mais non, c'est un être humain."

Sous la menace de la Suisse (4 pts), la sélection brésilienne (4 pts) peut se contenter d'un nul contre la Serbie (3 pts) pour décrocher sa neuvième qualification d'affilée depuis l'introduction des huitièmes de finale en Coupe du monde en 1986.

Avec AFP

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