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États-Unis

L'administration Trump demande à la justice d'annuler l'assurance médicale universelle d'Obama

Le sigle d'Obamacare affiché sur la devanture d'un magasin d'assurance à San Ysidro, San Diego, Californie, aux États-Unis, le 26 octobre 2017.

Le gouvernement de Donald Trump a demandé jeudi soir à la Cour suprême américaine d'abroger la loi Obamacare qui a instauré l'assurance santé emblématique de l'ex-président démocrate Barack Obama, en pleine pandémie de Covid-19.

Cette nouvelle offensive contre l'Affordable Care Act (ACA), nom officiel d'Obamacare, représente des enjeux cruciaux pour des millions d'Américains mais aussi pour les candidats à l'élection présidentielle de novembre.

M. Trump a juré d'abroger Obamacare s'il est réélu, c'était déjà l'une de ses principales promesses de campagne en 2016. Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, plus de sept millions de personnes ont perdu leur assurance, selon l'institut Gallup.

Approuvé en 2010 malgré la farouche opposition des républicains, Obamacare a permis d'assurer près de 20 millions d'Américains supplémentaires mais n'a cessé d'être contesté dans l'arène politique et en justice.

M. Trump et les républicains s'appliquent à saper ses fondements, surtout l'obligation de contracter une assurance sous peine de sanctions ("mandat individuel"), à coups de mesures fiscales et de recours en justice après avoir subi un échec cuisant en 2017 au Congrès.

Les élus républicains sont parvenus à supprimer en 2017 l'amende sanctionnant l'absence d'assurance. Plusieurs Etats républicains ont alors introduit de nouveaux recours en justice plaidant que la loi ne tenait plus.

En décembre 2018, un juge fédéral conservateur du Texas leur a donné raison, jugeant que toute la loi devenait inconstitutionnelle. Un jugement partiellement validé en appel en décembre dernier par une cour fédérale qui a jugé illégale l'obligation de s'assurer mais laissé à un autre tribunal le soin de juger si la loi était intégralement nulle.

Des démocrates ont alors saisi la Cour suprême laquelle a accepté, début mars, de réexaminer Obamacare, qu'elle avait déjà validé en 2012 puis 2015.

Pour sa part, le ministère de la Justice argumente dans son recours déposé jeudi soir que "le mandat individuel n'est pas séparable du reste de la loi". Puisqu'"il est dorénavant inconstitutionnel du fait de la suppression de l'amende par le Congrès", estime le ministère, "l'ACA dans son intégralité doit être abrogé".

Le ministère conteste également l'obligation faite par l'ACA aux assureurs de prendre en charge tous les demandeurs qu'ils soient malades ou en bonne santé, y compris les personnes ayant des antécédents médicaux.

La Cour suprême pourrait examiner l'affaire à partir d'octobre pour une décision qui interviendrait après la présidentielle de novembre dans laquelle les questions de santé sont un enjeu majeur.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a condamné l'initiative de l'administration Trump et l'a qualifiée d'"acte d'une cruauté inimaginable" durant la pandémie.

Selon elle, 130 millions d'Américains avec des antécédents médicaux pourraient perdre les garanties de l'ACA et jusqu'à 23 millions de personnes risquent de se retrouver sans aucune assurance. "Il n'existe aucune justification légale et aucune excuse morale pour les efforts désastreux de l'administration Trump en vue de démolir la couverture sanitaire", a-t-elle déclaré.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé par le coronavirus, avec plus de 120.000 morts. La pandémie est loin d'être enrayée dans le pays, surtout dans les Etats du Sud et de l'Ouest.

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L'équipe de football américain des Redskins abandonne son nom, jugé raciste

Le logo des Redskins, accusé d'être raciste depuis de nombreuses années, à Landover, Maryland, le 3 juillet 2020.

Après avoir longtemps résisté, l'équipe de football américain de Washington a annoncé lundi l'abandon de son nom des Redskins, cédant à la pression d'une partie de l'opinion et de ses sponsors qui critiquaient sa connotation raciste envers les Amérindiens.

"Le 3 juillet, nous avons annoncé le début d'un examen approfondi du nom de l'équipe", dont la traduction française est "Peaux Rouges", peut-on lire dans un communiqué. "Aujourd'hui, nous annonçons que nous allons abandonner le nom et le logo des Redskins après cet examen."

Le propriétaire de l'équipe, Daniel Snyder, et l'entraîneur Ron Rivera "travaillent en étroite collaboration pour développer un nouveau nom et une nouvelle approche visuelle", poursuit le communiqué. "Nous souhaitons tenir informés nos sponsors, nos fans et la communauté pour les 100 prochaines années."

Des voix s'élevaient depuis longtemps pour demander à cette équipe de la National Football League (NFL) de changer son nom et son logo, un Amérindien de profil flanqué de deux plumes, considérés comme une "insulte raciste" par des activistes.

M. Snyder avait toujours refusé, affirmant que ce surnom utilisé depuis 1933 rendait hommage aux Amérindiens.

Mais la mort de l'Afro-Américain George Floyd fin mai a plongé les Etats-Unis dans un examen de conscience sur leur rapport dans le domaine des relations raciales.

Un vaste mouvement a conduit une partie de la société à reconsidérer certains symboles comme les statues de généraux confédérés, partisans de l'esclavage, ou de Christophe Colomb. Plusieurs de ces monuments ont été déboulonnés ou vandalisés à travers le pays.

Longtemps célébré comme "celui qui a découvert l'Amérique", Christophe Colomb est aujourd'hui vu par certains comme le symbole de la colonisation violente par les Européens de terres ne leur appartenant pas.

Pression financière

Ces dernières semaines, la pression avait encore augmenté autour des Redskins: la société FedEx, qui parraine et donne son nom au stade de l'équipe, a ainsi demandé officiellement à cette dernière de changer son nom.

Et l'équipementier Nike a arrêté de vendre les produits dérivés de l'équipe sur son site internet, suivi par les grandes enseignes Walmart et Target.

La mairesse de Washington, Muriel Bowser, avait indiqué qu'il "était grand temps" de changer ce nom et que ce dernier était l'un des "obstacles" au souhait de l'équipe de revenir jouer dans la capitale, qu'elle avait quittée en 1997 pour évoluer dans le Maryland voisin.

Face à cette pression grandissante, l'équipe avait ouvert la voie à un changement, "au vu des récents évènements à travers le pays". Plusieurs autres équipes de sport professionnel américain ayant des noms et des logos amérindiens font aussi l'objet de critiques.

L'équipe de baseball des Cleveland Indians a ainsi fait disparaître sa mascotte "Chief Wahoo" de ses tenues, et a également annoncé réfléchir à la question de son nom.

Il y a une semaine, Donald Trump avait critiqué cette démarche: "On dirait que les Washington Redskins et les Cleveland Indians, deux franchises sportives légendaires, vont changer leur nom pour être dans le politiquement correct", a-t-il tweeté.

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